Vampires vampires vampires : infection
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 Modernis State la Redoutable

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MessageSujet: Modernis State la Redoutable   Ven 11 Mar - 16:27



Modernis State la RedoutableJULIAN RING & YRIS CROWLEY




Modernis State c'est quand même une ville où il est pas super facile de vivre, je te le dis comme ça moi. Entre le fait d'être un vampire, le fait d'être progressiste et de devoir s'informer et pas parler comme un gros raciste - les pauvres hybrides tu sais pas comment ils sont traités - et les filles qui croient que je suis un gros lourd quand je les drague juste ... Oh ! En parlant de gros lourd, j'ai une petite anecdote ! Tu veux savoir ? Bon, c'est un peu long ... Mais ça a commencé comme ça :

Dire que ce mec avait un cou de taureau c'était sans doute encore loin de la vérité. Il ressemblait en fait à plusieurs tubes empilés les un sur les autres. Un pour la tête et le cou, un autre pour son torse qui avait connu des jours meilleurs et un pour chaque jambes. Il n'avait jamais pensé avant qu'il puisse y avoir ce genre de personnes dans sa ville. En fait, il était carrément surprit. Tellement qu'il mit un moment à répondre quand l'autre lui demanda une bière.
Okay, une bière pression, ça il savait faire. Il aimait bien quand les clients commandaient le cocktail du jour – parce qu'il mettait tant d'effort dans le fait d'en apprendre un par jour – mais les commandes simples étaient sympa aussi. Il hocha la tête et tendit une chope bien pleine au mec en tubes qui tirait une gueule de six pieds de long. En fait, le mec ne le remercia même pas et jeta sa monnaie sur le comptoir avant de se casser. Yris en profita pour lui faire un doigt d'honneur dans son dos, lâche comme il était.
Le mec froid comme les glaces de Gothik City alla s'attabler tranquillement un peu plus loin en dérangeant une fille qui, de toute évidence était en train d'étudier. Le bar où il travaillait était juste à côté de l'Université et pas mal de gens venaient ici en journée pour se poser avec une bière et leurs feuilles de cours. Yris haussa les épaules. Il ne se sentait pas l'âme d'un chevalier et puis il se fit la réflexion que les filles voulaient l'égalité, elles l'avaient. Elles devaient juste apprendre à se débrouiller toutes seules, ce que la fille arrivait apparemment bien à faire.
Un orage éclata dehors et en allant sortir les poubelles, Yris se rendit compte que le ciel était presque noir. Putain de giboulées de mars, on se serait crût à Gothik City. Peanut se réfugia dans sa veste alors qu'ils essuyaient la saucée jusqu'au fond de l'allée. Une fois le sac dans la poubelle noire, il se précipita à l'intérieur. La gérante lui jeta un serviette au visage en lui disant qu'il était con mais Yris était content de rendre service.
Il était en train d'ouvrir un paquet de chips Ley's quand le scandale éclata derrière lui. Le mec de tout à l'heure avait apparemment mit sa main sous la jupe d'une autre fille qui lui avait décoché un bon coup de poing dans le nez, à lui faire remonter les os dans le cerveau. Après avoir dit à la fille que c'était un joli coup, il examina le mec évanoui et soupira. Merde, son service était fini, la gérante allait lui demander de l'emmener à l’hôpital.
Ca n'avait pas manqué. Il réveilla le mec en le giflant et l'amena à sa moto. Alors que le connard refusait de monter sur sa moto parce que c'était une couleur de fille, Yris l'assoma. Sauf que, faire tenir un corps inanimé aussi pesant sur un deux-roues par un jour de pluie et d'orage n'était pas aussi  facile que par une chaude matinée ensoleillée avec les oiseaux qui chantaient pour réveiller cette grognasse de Cendrillon et toute cette merde. Il fallait se rendre à l'évidence : un bodybuilder, ça glisse.
Il dût le sangler à lui et le mettre devant, ce qui lui fit avoir une conduite risquée et pénible. Il se gara finalement sur le parking, trempé mais mort de rire. Bon, il avait pas le temps de se concentrer sur cette expérience rigolote. Il traîna le mec qui saignait toujours abondamment à l'extérieur et l'emmena aux urgences. Ils allaient bien se marrer aussi !

Deux heures plus tard, il pleuvait toujours. On lui avait prêté des serviettes pendant qu'on s'occupait de celui qu'il avait amené. Il n'était pas obligé de rester mais il était curieux et puis de toute façon il pleuvait toujours comme phénix qui pisse dehors. Il se rendit à la machine à café pour prendre un chocolat mais bouscula un mec sans faire exprès. Grâce à ses réflexes de vampire, il rattrapa son sac de ballons à gonfler et lui tendit prestement.
“ Désolé ! Je crois que c'est à toi … Est-ce que c'est un cadeau pour un ami hospitalisé ? Parce que s'il a un cancer des poumons, c'est pas ton choix le plus judicieux. ”
En effet, ils étaient à l'étage des cancers. C'était le seul étage à disposer d'un stock important de serviette et d'un sèche cheveu pour le public. Ce mec avait peut-être bien un humour encore pire que le sien.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Ven 11 Mar - 17:15

J
ulian se leva de bonne heure ce matin-là. Il avait des tas, mais alors des tas de choses à faire. Alors il ne pouvait pas vraiment se permettre de flemmarder au lit. Il avait enchaîné les petits boulots ces derniers jours. D'abord, il avait nettoyé les rues où des crimes avaient eu lieu. Ensuite, il avait aidé les éboueurs de Nahunte. La semaine dernière, il avait retracé les lignes blanches qui marquaient les places de parking de l'immense supermarché. Aujourd'hui, l'importance de sa mission était toute autre, elle avait un réel intérêt et il s'était vu doté d'une lourde responsabilité : il devait faire rire des enfants hospitalisés. Et il se sentait parfaitement capable d'accomplir ça. Ash disait souvent qu'il était lui-même encore très gamin, alors les choses devraient en toute logique se dérouler avec la plus grande facilité.

Habillé, lavé, il prit tout juste le temps d'un petit déjeuner composé d'un énorme bol de céréales multicolores, avec des rondelles de banane trop mûre dont personne ne voulait, un filet de sauce chocolat et des mini-guimauves roses et blanches. Il vint s'installer les deux minutes qui lui furent nécessaire pour manger dans le canapé, où un sweat-shirt à capuche dégommait des gens en kimono les uns après les autres avec un rayon laser à paillettes. Julian jeta un coup d’œil mi-admiratif, mi-triste à Caem, qui ne l'avait sans doute même pas calculé. Il avait essayé plusieurs fois de lui faire comprendre ses sentiments à son égard, sans succès. Ce n'était pas facile quand on était soit-même un peu timide sur la question. Julian n'avait jamais été d'un naturel réservé, mais cette fois, c'était différent. Il ne s'en ficherait pas si Caem le refoulait et le garçon était un peu hors normes, alors il ne savait vraiment pas pas quel bout le prendre. Dire que d'habitude, c'était lui l'outsider social !

Quand il eut terminé son bol, Julian confia les dernières gouttes de lait demi-écrémé à Hubert von Miaou – le nom de ce chat était juste fantastique – et se leva en s'étirant. Il consulta la pendule au-dessus du plan de travail de la cuisine, grande ouverte. Il était un peu tôt, mais il devait passer au supermarché avant de se rendre à l'hôpital. Il voulait acheter des ballons gonflables pour égayer un peu l'endroit. Et des oignons. Il était certain de pouvoir associer les deux dans quelque chose de très marrant, un genre de spectacle comique à faire plier de rire des gosses. Et puis, ça lui ferait de l'entraînement pour impressionner Caem avec son sens artistique naturel.

Julian enfila une veste en jean sans manches, un foulard moutarde un peu râpé à certains endroits, ses énormes chaussures montantes aux lacets défaits et récupéra l'étui de sa guitare. Il en avait piqué une à Ash, sèche évidemment, en lui promettant de la lui ramener saine et sauve. Et puis, c'était pour des enfants, il ne pouvait vraiment pas refuser.
Juste avant de passer la porte, Julian jeta un nouveau coup d'oeil à la pendule. Quinze heure trente à peine, parfait !

« J'y vais ! A ce soir ! »


Le tram le déversa juste devant l'hôpital peu après seize heure. Il avait encore le temps et pénétra dans l'édifice sans se presser. Quelques personnes lui jetèrent un regard en biais, comme s'il était un mendiant qui allait s'installer devant les portes et jouer de la guitare en espérant gagner assez d'argent pour se payer un Big Mok. Oh non, non ! Il avait déjà fait ça deux semaines plus tôt.
Quand il se présenta à l'accueil, le vieil homme avec une coiffure de savant fou – et il savait de quoi il parlait – derrière son comptoir lui jeta le même genre de regard que les gens dehors. Puis, après avoir longuement vérifié son identité, il l'envoya dans le quartier des cancéreux.
Julian trouva rapidement la ligne rose qui le mènerait à son but. Il la suivit, son sac de ballon « de baudruche » dans les mains, sans vraiment regarder devant lui. Il s'amusait à mettre ses pieds dans les traces de pas quand il y en avait, c'était très rigolo. Evidemment, quelqu'un qui ne faisait pas attention lui rentra dedans. Julian en fit tomber son sac de ballons.
La personne qui l'avait percuté était un rapide aux excellent réflexes, qui rattrapa le sachet immédiatement et le lui tendit. En le saisissant, Julian regarda l'homme. Il avait l'air sympathique et ne le regarda pas de travers. Il lui fit même une blague, enfin Julian crut que c'en était une, mais il n'était pas trop sûr de la comprendre. Qu'est-ce que ça faisait au juste un cancer des poumons ?

« Heu… Non. C'est pour des enfants. »

Il sourit largement à l'inconnu en rehaussant la sangle de son étui à guitare. Et puis, venue de nulle part, la lumière se fit. Et il rit à grands éclats, ce qui alerta plusieurs personnes autour d'eux.

« Ah ouais, ouais… Les ballons, les poumons… Enorme ! »

Il reprit le chemin rose, tout en s'expliquant avec son nouvel ami.

« Je viens ici pour distraire les gosses qui ont un cancer. Moi après j'y connais que dalle en cancer, hein. Et j'ai pas compris le rapport avec le signe astro non plus. Au fait, je suis Julian, mais tu peux m'appeler Ju. Ou Speedy O'. Si tu veux voir un truc marrant, viens avec moi. »

Dans la première chambre qu'il devait visiter, il trouva six enfants alités. Certains avaient des pots de compote encore fermés à côté d'eux. Il s'approcha de l'un de ceux-là et lui murmura :

« Hey, t'as trouvé ça où ? Ca a l'air super bon.
-Bah c'est l'infirmière qui l'a apporté ! T'es bête toi !
-Quoi ? Sérieux ? 'Faut que je trouve une infirmière ! »

Il mit ça de côté pour le moment et commença à déballer ses ballons. Il en choisit un rouge pétant et en lança un vert à son copain de couloir.

« Tiens, gonfle ça, s'te plaît. »

Quand il eut terminé de gonfler son ballon, il sortit un oignon rouge de son sac et le montra à toute l'assistance. Il y eut une réaction générale de dégoût, qui se calma quand Julian commença à éplucher le condiment… Sans le toucher. Il tenait le ballon sur lequel se déhanchait l'oignon en retirant ses peaux, avec lesquels il sembla se dessiner seul un visage. Avec ce visage, Julian s'appliqua à représenter diverses expressions toutes plus ridicules les unes que les autres.


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Sam 19 Mar - 18:08



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Bon, de toute évidence le mec c'était pas une lumière t'sais. Mais bon, en fait il était sympa, je te le présenterai un jour. Faut ABSOLUMENT que tu le vois éplucher un oignon. Mais si je te dis, attends je vais t'expliquer.

Il aurait bien aimé qu'un de ses potes soit là quand même, parce qu'attendre tout seul dans un hôpital c'était vraiment pas drôle. Avec ses potes, c'était toujours sympa. Même avec Aless qui avait tendance à profiter du fait qu'il soit un vampire pour le taper à de multiples reprises parce qu'il était ''trop con'' c'était sympa. Bon, le mec aux ballons devait être sympa aussi, il avait une tête de mec sympa. Et des cheveux de mec sympa.
Bon, Yris avait tendance à se faire des amis n'importe quand, n'importe où. Il était quand même vachement doué pour ce genre de choses. Une bonne blague et puis c'était parti. Il adorait les gens simples mais les plus marrants c'étaient les riches qui avaient tendance à péter plus haut que leur petits culs vernis. Il aimait beaucoup les mettre en colère ou les amuser pour leur voler leur montre. Ils ne s'en rendaient jamais compte assez vite.
Bon, parfois il tombait sur un cas de fuite et capture. Il ne s'était jamais vraiment fait interpellé mais une fois il s'était fait avoir. Il avait prit de grands yeux tristes et avait dit à l'agent qui l'avait fouillé qu'il n'avait rien à voir là dedans, que c'était une terrible erreur. Le flic l'avait laissé partir après l'avoir fouillé. Ah, quand on cachait un collier de diamants dans son boxer, personne ne le trouvait jamais.
Ces derniers temps, il n'osait plus trop trop sortir dans les quartiers bien friqués. Principalement à cause de l'Eventreur, un mec qui tuait à tout va, mais aussi à cause de l'Infection. Les contrôles étaient de plus en plus fréquents et c'était surtout là bas qu'il ne valait pas se promener une fois le couvre feu passé. Il y avait plus de fric dans les rues que dans un magasin de donuts pour une fois, incroyable.
Dans les couloirs de l’hôpital, Yris n'était pas très à l'aise mais bon, personne n'allait lui faire faire de test. Il n'avait même pas été enregistré, il n'y avait pas tenu. De toute façon, le cas du monsieur en tube – et pas en pot ! - était trop urgent pour qu'on lui ai demandé de signer quoique ce soit. On lui avait juste indiqué où se sécher.
Il se demandait si la Mère Malk, une vieille folle qu'il avait vu plusieurs fois traîner dans le coin en jurant que tout le monde dans cet hôpital irait en enfer – parce qu'ils essayaient de soigner l'Infection apparemment, pauvre d'eux – serait là aujourd'hui. Généralement, il aimait bien discuter avec elle, elle avait des arguments intéressant. Et des bagues en or. Elle ne s'en rendait pas toujours compte quand une d'elle disparaissait après qu'il lui ai serré la main.
En tout cas, le mec resta un peu con. Peut-être bien qu'il était un patient de cet hôpital en fait, le genre de mec un peu trop stupide qui était né qu'avec une moitié de cerveau et qui ne pouvait pas se débrouiller tout seul. Le genre de mec qui mangeait des pilules tous les jours et à qui on donnait des ballons gonflables pour égayer sa vie triste et morne. Ce genre de mec lui ferait pitié alors bon, peut-être bien qu'il ne traînerait pas avec lui.
Sur les murs, il se rendit compte qu'il y avait des licornes, des gobelins et des sorcières peints dans les tons pastels. Oh putain, c'était le quartier des enfants hein ? Peut-être bien que ce mec était le père d'un gosse cancéreux et qu'il allait le traiter de connard.
Yris n'aimait pas les gosses malades, parce qu'il n'aimait pas chialer. Enfin, il aimait chialer devant un bon film de merde, il aimait bien pleurer de bonheur ou des conneries comme ça mais quand c'était vraiment vrai, c'était différent. Il perdait son sens de l'humour et boum, il devenait une espèce de lavette. Il ne pouvait plus sortir de vannes drôle et il se sentait obligé de s'excuser sans arrêt. Parce que oui, il était poli bordel de merde !
L'autre mit un moment à répondre et quand il le fit, il confirma ses terribles soupçons. Ce cadeau était pour des gosses. Des gosses en plus ? Franchement ce mec avait pas de bol, mais tellement pas bordel de merde. Il devait avoir quoi ? Vingt sept ans au max et il avait déjà au moins deux gosses cancéreux ? Merde alors, la vie était une chienne. En plus il avait l'air pauvre, sans doute à cause des traitements.
Et puis, finalement, il s'expliqua : il était venu pour divertir des gosses. Ah, ouf, c'était un clown ! Le genre de mec qui vient te raconter une blague sur un enfant épileptique avant que tu crèves. Les prêtres de la rigolade quoi. Okay, cool. Tout de suite, Yris reprit un grand sourire en suivant son nouveau pote, sans trop savoir pourquoi.
“ Moi c'est Yris. Ou N, comme tu veux. ”
Certains de ses potes n'aimaient pas son nouveau nom, ce qui était ridicule. Julian fit une blague aux gosses en entrant et puis il commença son petit numéro. Les gosses avaient l'air tout content, sûr que ce mec connaissait son métier. Ou au moins, il savait comment faire rire des gens. Yris s'appliqua à gonfler le ballon. Ce qui était un peu dur pour un vampire qui avait un peu oublié comment respirer quand même. Son ballon était vert et avait une forme longue, alors il s'amusa à faire une girafe avec. Il ne savait pas trop comment il savait le faire mais bon, tant pis.
Peanut choisit ce moment pour sortir de son manteau et voler le ballon qu'il emporta dans un coin de la pièce sous les regards effarés des gosses.
“ C'est quoi çaaaa ?
- Bah c'est Peanut, mon chien. Il est cool hein ? ”
Un gosse lui rétorqua que Peanut n'était pas un chien alors Yris commença à se disputer avec lui alors que la petite bête s'amusait à serrer le ballon contre lui.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 23 Mar - 12:46

E
n apprenant le nom de N, Julian saisit sa poigne de sa main et la secoua vigoureusement avec un sourire immense. Oh, il avait de la force.

« Okay, N ! »

Il avait l'habitude d'appeler les gens par leurs surnoms. A la Cyber Junkyard, on y tenait toujours plus qu'à son véritable prénom, sans doute parce que c'était important d'avoir une identité de façade. Juste histoire de ne pas être vulnérable et de crever trop vite. Julian s'était bien intégré à cette culture, il l'aimait et n'était pas prêt de l'abandonner, même s'il décidait de vivre pour toujours à Modernis State. Ce dont il doutait fortement. Il n'était pas homme à se stabiliser quelque part. Malgré Ash, malgré Caem et même si ce dernier refusait de le suivre dans ses voyages, il partirait. Il était comme ça. Toujours en mouvement.

Dans la chambre, N s'appliqua à gonfler son ballon pendant que Julian faisait danser son oignon sur un air que lui seul pouvait entendre. Bientôt, les gosses se mirent à taper dans leurs mains pour accompagner les mouvements réguliers du condiments. Jusqu'à ce qu'un petit drame se déroule dans la pièce. Julian baissa les yeux juste à temps pour voir une ombre se faufiler à côté de lui, une girafe  verte entre les pattes. La chose, qui était en fait un petit animal rayé, se mit à serrer le ballon de N contre lui. Julian entendait son nouvel ami se disputer avec un enfant dans son dos et il hésita. Il devait probablement intervenir dans les deux cas. Mais il fut trop lent à se décider. La girafe explosa quand le ballon rencontra une griffe de la bestiole et le silence s'installa dans la chambre. Tout le monde fixait l'animal, dont le visage se décomposa lentement. Ses yeux se mirent à briller et… Est-ce qu'il allait pleurer ?

« Tu vois ! C'est pas un chien ! Les chiens pleurent pas ! »

Julian ne savait pas si c'était vrai, il n'avait jamais eu de chien. En fait, il ne savait même pas si cet animal était vraiment un chien ou non. Et il s'en foutait. Parce qu'un gosse s'était mis à pleurer. Julian s'affola. Ces enfants étaient censés rire, pas pleurer ! Petit à petit, la situation s'envenima. Comme une maladie qui se propageait, tous les enfants se mirent un par un à pleurer, jusqu'à ce que tous les lits soient remplis de chiard en larmes. Julian était complètement dépassé. La situation n'aurait pas pu être pire.
Ce fut à ce moment-là que la porte s'ouvrit, laissant passer une jeune femme en uniforme hospitalier. Oups. En fait, si.

L'infirmière se mit à leur hurler dessus et Julian eut beau lui expliquer qu'il avait été employé par l'hôpital, elle le mit dehors à coups de tablette en aluminium. N, son chien et Ju se retrouvèrent dans le couloir et la porte claqua dans leur dos comme si on les avait jetés hors d'une boîte de nuit après qu'ils aient provoqué un meurtre. … Non, à Modernis, ce devait simplement pour avoir provoqué une bagarre.
On entendait les enfants pleurer et crier de l'autre côté du battant rose délavé et le personnel qui passait dans le couloir leur jetait de drôles de coups d’œil, comme s'ils étaient entièrement responsables.

« Bon, heu… Je crois que c'est fini pour aujourd'hui. Vaut mieux sortir. »

Julian pensait se souvenir du chemin pour sortir de l'hôpital. Il suffisait de suivre les lignes et les panneaux sur les murs après tout. Il marcha donc d'un bon pas en entraînant Yris à sa suite. Pendant ce temps, il parlait, sans beaucoup lui laisser de place pour lui répondre.
Il aurait pu se plaindre de l'infirmière, mais c'était comme s'il avait déjà oublié l'incident. Julian commença à lui raconter sa vie, ce qu'il faisait à la Cyber Junkyard. Il lui confia son rêve de devenir un guitariste-couturier reconnu à Modernis State. Ensuite, il voyagerait probablement encore une fois. Il aimerait aussi retourner à Gothik City, au moins une fois, pour se rafraîchir (jeu de mots) la mémoire à son sujet.

« Tu sais, c'est une Gothik qui m'a appris la couture. Une vieille, je pense qu'elle est morte maintenant. Enfin ça va, elle a bien vécu déjà pour une humaine, là-bas. Oh… Je crois que c'est pas le bon endroit. »

Sans trop savoir comment, Julian avait atterrit dans les sous-sols de l'hôpital. Il avait poussé une porte, descendu un escalier et voilà qu'ils se retrouvaient dans une semi-obscurité un peu flippante. Il y avait du matériel médical un peu partout. L'homme se dit qu'il allait faire demi-tour quand un grand bruit le fit sursauter. Il fixa les ténèbres du sous-sol, comme s'il s'attendait à en voir surgir un monstre terrifiant. Evidemment, des scènes de ses dernières soirées cinéma avec ses nouveaux colocataires s'imposèrent à lui. Son cœur battait la chamade. S'il ne se contrôlait pas mieux, il allait déclencher son pouvoir et il ne voulait absolument pas se faire repérer.
Un cri étranglé à moitié étouffé par quelque chose parvint jusqu'à eux. Julian sentit son dos se couvrir d'une sueur glacée. Il ne pouvait plus reculer maintenant. Quelqu'un avait peut-être besoin d'aide.
Evidemment, son premier réflexe avait été de se barrer en courant. Après tout, c'était comme ça qu'on réagissait à la Junkyard. Sauf qu'ici, les gens s'entraidaient. A Modernis State, il y avait peu de chances pour qu'il s'agisse d'un mutant ou d'un punk psychopathe. C'était sans doute un employé qui avait un petit problème.
Sans consulter N mais content qu'il soit là quand même, il avança prudemment, le souffle court, se faufilant sans bruit entre les étagères. Il n'était jamais aussi silencieux que quand il avait la frousse. Bien sûr, sa raison le poussait à avancer, parce que sa peur était juste un vieux réflexe de survie junkyen. Ce n'était rien. Ce n'était rien. Ce n'était… Sploch.

Julian baissa les yeux. Sa chaussure et son lacet venaient de plonger délicatement dans une substance sombre. Il déglutit. Ca ne pouvait pas être du sang.


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 23 Mar - 13:42



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Aha, ouais nan j'ai pas flippé du tout. Mais attends te casse pas l'anecdote va commencer à devenir intéressante ! Vraiment intéressante ! Okay je te paye une bière mais reste putain ! Bon t'es bien assis ? On en était où ? Oh oui c'est vrai, les gosses et Peanut.


Il ne savait pas comment Julian faisait son petit tour d’illusionniste mais il était foutrement bon. Il faisait tournoyer l'oignon comme s'il était animé de vie. Les gosses étaient tous contents et c'était bien le but. Il se rappela un instant de ce qu'avait dit Julian. Ces gosses étaient cancéreux et probablement qu'aucun n'atteindrait son âge. Il savait qu'il avait déjà un bon âge même s'il ne connaissait pas le chiffre exact. Il avait au moins l'âge d'être le père d'Aless.
S'il avait eu gosse dans cet état là, sans doute qu'il aurait fui comme s'il avait le Diable aux trousses. Il ne voulait pas s'occuper d'un autre être vivant pas indépendant – Peanut ne comptait pas, il chassait quand il oubliait de le nourrir – alors si en plus il était malade. Et puis en plus avec son train de vie il ne pourrait pas avoir des gosses. Oh et puis il ne pourrait pas avoir de copine non plus. Les rares fois où il en avait eu une, son crew s'était chargé de l'analyser le plus possible.
Il savait bien qu'il fallait faire des sacrifices dans un couple mais il était hors de question pour lui de se laisser aller à ce genre de conneries. Il n'était pas vraiment amoureux et ses potes comptaient toujours plus que les quelques filles qui l'avaient attiré parce qu'elles avaient de longues jambes pas mal découvertes. Le jour où il tomberait amoureux, il pourrait sans doute faire n'importe quoi pour une fille.
Quand il avait rompu avec sa dernière copine, elle lui avait hurlé dessus en lui disant qu'elle avait fait une connerie en sortant avec lui. Qu'elle l'avait fait uniquement parce que c'était un disciple de l'Ange des Ténebres. Il avait comprit une semaine après qu'elle parlait de sa nature vampirique.
Mais Yris ne croyait pas en ce genre de trucs. Enfin, si les démons existaient, c'était cool pour eux mais lui il vénérait Chamoignon depuis qu'un prêtre de l'église chamoignoniste lui avait expliqué combien être un de ses fidèles était sans contrainte. Il fallait juste respecter la nature, ne pas manger trop de viande, manger de la salade à un rythme régulier et faire une randonnée dans le désert de temps en temps. En échange, si vraiment on était dans la merde, Chamoignon pouvait venir en aide.
Sortant de ses pénsées, Yris vit son pauvre petit chien faire exploser son ballon. Il se précipita vers lui et le pressa contre lui. Peanut sanglotait et reniflait à intervalles réguliers. Finalement, le gosse revint à la charge et, les sourcils froncés, le vampire lui dit qu'il n'avait pas de coeur. Ouais merde, cette pauvre bête était en train de faire son deuil et l'autre venait le faire chier ! Soupirant, il fit rentrer Peanut dans son blouson.
Finalement, les gosses finirent par exploser en pleurs, les uns après les autres. Oh ça va hein, il pensait que les cancéreux avaient plus de résistance morale que ça !
Une infirmière rentra et ils furent rapidement virés de la pièce. Julian essaya bien de protester mais l'infirmière avait de la poigne pour une fille toute frêle d'un mètre cinquante. Oh, est-ce que c'était une vampire ? Il fronça les sourcils et se dépoussiéra les épaules avant l'insulter à travers la porte. Non mais les gens étaient de ces malpolis putain c'était quand même abusé ! C'était leur faute s'ils savaient pas s'amuser.
Julian décida que ça suffisait pour aujourd'hui et Yris lui sourit, un peu gêné. Il hocha la tête et se racla la gorge.
“ Ouais, désolé d'avoir cassé ton coup mec. ”
Alors que Julian lui racontait sa vie dans les grandes lignes – et parfois même les petites, Yris le suivit dans les couloirs. Il n'avait aucune putain d'idée de comment il pourrait sortir d'ici alors autant suivre le mec qui travaillait ici. Il sourit et rit quelques fois au fur et à mesure des anecdotes mais quand ils se retrouvèrent au sous-sol, Julian se fit plus hésitant. Comment ça il croyait ? Mais enfin, il travaillait ici !
Yris voyait bien mieux maintenant qu'en plein jour et ses yeux le remercièrent un peu. L'endroit était lugubre et ressemblait à une réserve. Mais carrément plus flippant. Et puis, il y eut le cri. Oh merde, merde, il avait pas l'étoffe d'un héros.
Quand Julian marcha dans quelque chose qui le fit s'arrêter, Yris inspira à fond. Okay, merde.
“ Du sang. Frais pour la plupart mais il y a une odeur de sang séché aussi. Crois moi, je m'y connais. ”
Il passa devant et déboucha sur une pièce bien flippante. Il y avait un mec attaché sur une chaise. Il se vidait de son sang et il avait les tripes à l'air. Oh putain de putain de putain de meeeeerde ! Il amorça un mouvement de recul mais une seringue se planta dans son cou. Tout de suite, il se sentit un peu groggy. Mais le mec avait dû mal doser parce qu'il eut le temps de hurler à Julian de courir et de le voir se faire attraper. Oh mais merde ! Leur assaillant était … immense.

Quand il se réveilla en sursaut, le géant n'était plus là. Il constata qu'il avait lui aussi les tripes à l'air et commença à se dire que ça devenait redondant. En constatant que Julian se réveillait, Yris déglutit.
“ Hey mec, je sais comment sortir de là. Mais d'abord faut que tu jures de tenir le secret. ”
Yris était du genre généreux mais là il était plus qu'évident qu'il était un vampire et il ne comptait certainement pas se griller pour un mec qu'il venait de rencontrer. Il n'avait jamais foutu les pieds à Gothik City et il ne comptait pas s'y faire envoyer !

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 23 Mar - 14:17

J
ulian sourit gentiment à N. Ce n'était pas de sa faute après tout. Lui-même n'avait pas forcément bien géré et puis c'était lui qui avait amené l'homme jusque dans la chambre. Sans doute qu'il ne se serait pas payé, enfin, peu importait. Il ne faisait pas ça pour le fric, ça Ash en avait plein.
Il haussa les épaules et prit le chemin de la sortie. Du moins, c'était ce qu'il croyait, jusqu'à poser le pied dans une flaque de sang.


Il n'aurait jamais cru que ça lui arriverait dans un endroit pareil. Il y avait plein de sang à l'hôpital, là n'était pas la question, mais on le trouvait plutôt dans des réfrigérateurs ou les salles d'opération, à la limite. Et dans la grande majorité des cas, il était à l'intérieur des gens.
Alors que N confirmait ses soupçons, il se sentit blêmir et déglutit difficilement. Il avait l'impression d'avoir un bouchon dans la gorge. Du sang frais, avait précisé N. Il s'y connaissait vachement dis donc ! Bien sûr, sa première pensée fut de le soupçonner d'être un vampire. Mais ils étaient à Modernis State. Alors il se dit qu'il devait plutôt être flic. Si c'était vraiment le cas, quelle chance ! Il lui demanderait dès qu'il pourrait de nouveau parler.
N lui passa devant et Julian se sentit un peu mieux, même s'il était toujours terrorisé et n'avait pas osé enlever son pied de la flaque, comme si ça allait alerter un tueur ou quelque chose comme ça. Oui, il devait bosser dans la police, il avait l'air de parfaitement maîtriser la situation. Sans doute qu'il n'allait pas tarder à sortir son arme de service, comme dans les séries télévisées. Oui, Julian avait beaucoup regardé la télé chez Ash. C'était fascinant quand on n'avait pas vu tous ces programmes depuis des années.

Julian resta en arrière alors que N entrait dans une pièce. Lui se cacha à moitié derrière une étagère, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Courage, se répétait-il. Ca ne peut pas être un monstre de toute façon. Rien qu'un flic de Modernis State ne pouvait gérer en tout cas.
Surgit de nulle part, une ombre immense se jeta alors dans le dos de N. Julian ouvrit la bouche dans un cri muet et vit le flic s'effondrer au sol. Quand il l'entendit lui crier de s'enfuir, Julian avait déjà fait volte-face. Il courait vite, très vite. Il avait une chance immense de s'en sortir.
L'homme atteignit les marches menant à l'étage. Au moment où ses doigts tremblants frôlaient le métal glacé de la poignée de porte, quelque chose l'agrippa par le col de son t-shirt et le tira violemment en arrière. Ses doigts firent tressaillir la poignée, mais ce fut le maximum qu'il réussit à faire, parce qu'il se retrouva à flotter un instant dans les air. Puis il heurta le sol. Ce fut comme si son dos avait reçu plusieurs coups de barre à mine en même temps, puis ce fut au tour de sa tête de se cogner. Il se retrouva affalé sur le sol, la vue brouillée par le choc. Il s'étonna presque de ne pas être mort.
Une grande silhouette encapuchonnée se pencha au-dessus de lui. Il avait une seringue remplie d'un liquide jaune clair entre les doigts. Cette fois, Julian réussit à hurler. Et sa voix ressemblait assez à celles des enfants cancéreux, un peu plus tôt. La morsure de l'aiguille le fit taire et l'instant d'après, il ne pouvait s'empêcher de s'endormir.

Julian se réveilla et remercia le sort de le lui avoir permis. Il se redressa sur les coudes et papillonna des yeux. Une lampe se balançait au-dessus de sa tête, diffusant une lumière crue et dansante sur lui.
Rapidement, il s'inspecta et testa son corps. Il avait affreusement mal à la tête et au dos, sa bouche n'avait jamais été aussi sèche et il aurait tout donné pour être simplement resté dans le canapé ce jour-là. Mais au moins, il n'était paralysé de nulle part. Quand on avait vécu à la Junkyard, ça avait de quoi vous réchauffer le cœur dans les moments difficiles.
En entendant sa voix, il découvrit que N était là, lui aussi. Tous les deux étaient allongés sur le sol en béton nu d'une petite pièce. Le mobilier avait de quoi faire froid dans le dos, avec sa longue table en bois tâchée et ses instruments rouillés mouchetés de sang séché. De grandes éclaboussures brunes décoraient les murs comme une peinture lugubre. Et puis il y avait cette lampe, pourquoi est-ce qu'elle se balançait bordel ?

« Le secret ? Quel secret ? »

Julian posa alors les yeux sur le ventre de N et écarquilla les yeux en devenant livide.

« M-Mec… Ecoute, t'affole pas d'accord. Le truc, c'est que tu as le bide à l'air. Si tu bouges pas et que j'arrive à trouver de l'aide… On est dans un hôpital, ça devrait aller. Surtout panique pas, okay ? »

Des pas lourds retentirent de l'autre côté d'une lourde porte, qui avait l'air blindée. Tous les poils de Julian se dressèrent d'un coup et un frisson le glaça jusqu'à la moelle. Il revenait ! Le souvenir du tueur en imperméable noir s'imposa à lui. Il ne voulait surtout pas avoir affaire à lui de nouveau !

« Tu disais avoir un moyen de sortir, non ? Dis-moi tout et je te jure de revenir te tirer de là. Je dirais pas ton secret, je m'en fous de ce que c'est, mais crache ta pilule, mec ! »

Il tremblait de tous ses membres, alors ce fut assez difficile de se lever. Mais au moins, avec la peur, il ignorait facilement la douleur. Est-ce qu'il allait rentrer dans la pièce et essayer de les charcuter ? Ou est-ce qu'il allait passer son chemin en prévoyant de revenir terminer le travail qu'il avait commencé sur N plus tard ? Après tout, on se barrait pas comme ça, sans raison ! Il avait peut-être un rendez-vous important dans sa vie normale.

Oh merde. Il avait oublié la guitare de Ash dans la chambre des gosses.


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 23 Mar - 14:59



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Oui, oui, les tripes à l'air. Mais tu sais bien que je crains rien, je suis un putain de vampire, je suis pas en sucre. Julian a quand même eu une chance de cocu que je sois le premier à me faire étriper parce que lui il aurait pas fait long feu avec les intestins qui sortait de son corps. Bah c'est un humain quoi, c'est fragile tout ça. Ah oui donc voilà, je flippais un peu là quand même et …


Pourquoi est-ce qu'il avait fait ce truc ? Pourquoi est-ce qu'il avait été aussi con qu'un balai ? Bordel de merde il pensait pas qu'il serait aussi … fort. Il était un vampire quand même, il pouvait bien le battre mais non il avait fallu que l'Eventreur soit le genre de mec qui fait deux mètres, qui a des muscles en béton et … eh il l'avait déjà vu en fait. C'était un des aide-soignants du service des urgences. Il avait prit le gros lourd avec lui quand ils étaient arrivés.
En prenant une grande inspiration – ce qu'il regretta automatiquement puisque cet endroit puait les tripes moisies, le sang séché et le tabac froid – il tourna lentement la tête sur le côté. Ouais, c'était bien lui, l'homme tube qu'il avait amené ici gisait maintenant sur une chaise, son gros ventre complètement vide. Okay, okay, ne pas regarder, arrêter de respirer. Il avait envie de vomir mais il se retint avant de repeindre sa chemise.
Putain, il aurait tellement dû s'en aller. Il aurait juste dû dire à Julian que c'était un peu suspect en chemin et ils auraient bien fini par trouver la sortie au lieu de tout simplement se jeter dans la gueule du loup comme deux gros mongols qu'il était. Déglutissant difficilement – principalement de la bile – il poussa un long soupir, vidant ses poumons, et réfléchit. S'il y allait assez fort, il pourrait assommer le mec et le traîner jusqu'à l’accueil. Appeler de l'aide.
Son regard scanna la pièce et il se rendit assez vite compte qu'il y avait tout un tas de coupures de journaux sur le mur. Certaines concernaient l'Eventreur mais la plupart parlaient d'un joueur de baseball qui était le septième fils d'une grande lignée de joueurs et qui avait mit fin à sa carrière en faisant péter son anneau gastrique. Depuis, et puisqu'il était trop lourd, il le mec n'avait jamais pu rejouer. Oh merde. Oh merde c'était un putain de bon prétexte pour éventrer les gens ça.
Bon, bon, okay, il devait se reconcentrer. Déjà, il n'avait pas beaucoup saigné. Il avait prit un bon petit déjeuner mais le sang qu'il y avait par terre n'était clairement pas le sien. Un bon mec ou une bonne madame avait donné son sang pour sauver des vies. En l’occurrence, cette personne ne savait pas la vie qu'elle avait sauvé était celle d'un vampire mais bon, à la limite, Yris pensait qu'elle se sentirait utile.
Donc si ce mec faisait ça par vengeance, il devait être assez … merde comment ils disaient à la télé, dans les séries policières … passionné, voilà. Et probablement sûr qu'il faisait la bonne chose. Si ces meurtres avaient fait partie d'une série télé, l'épisode se serait sûrement appelé 'La revanche du gros' ou quelque chose comme ça. Parce que la télé aimait bien se moquer des gens un peu différents. Yris trouvait que des gosses épileptiques c'était vachement plus drôle qu'un peu de gras.
Julian était apparemment aussi terrifié que lui et Yris pouvait lui pardonner de ne pas comprendre. Mais putain, c'était pas évident qu'il y avait bien des choses qui n'allaient pas là ? Il s'était vidé de son sang, il avait les tripes à l'air mais il était toujours vivant. Putain, les humains. Il fronça les sourcils et grogna.
“ Julian, mon estomac à l'air, c'est ça la clef de mon secret, réfléchis un peu. ”
Il fit sauter les chaînes avec sa force surhumaine et sa tête tourna un peu quand il se leva. Il ne devait pas être là depuis trop longtemps puisque Julian était intact.
Il libéra Julian et referma son propre ventre qui se cicatrisa assez rapidement. Heureusement, il lui restait encore pas mal d'intestins et s'il devait passer un examen sommaire, on se rendrait pas compte tout de suite qu'il faisait pas un poids normal. Ouf. Il grimaça de douleur et jeta un regard au mec à côté d'eux. C'était un débile et un lourd mais il méritait pas ça.
Il porta sa main à sa tête alors qu'il commençait à avoir des vertiges. Merde, il avait perdu tant de sang que ça ? Il soupira doucement et quand l'homme entra dans la pièce, il releva les yeux. Okay, faible ou pas, il était prêt à en découdre. Furieux, l'homme se dirigea vers lui et lui entailla tout le torse. Quand sa peau se referma automatiquement, l'homme recula. C'est fou comme même les psychopathes peuvent avoir peur d'un vampire.
Il fit signe à Julian de lui passer une grande bassine en inox et il l'abattit si fort sur le crâne du mec que son visage s'imprima dedans. Affolé d'avoir peut-être tué quelqu'un, il se pencha pour prendre son pouls.
“ Vivant. Amoché mais vivant. Dude, j'ai besoin de sang pour le porter en haut, vaut mieux pas que tu regardes. ”
Il saisit une fine lame et entailla le poignet de la brute, plaçant sa bouche juste en dessous.

Vingt minutes plus tard, ils étaient en haut dans le hall. La police venait d'arriver et on leur avait donné les soins primaires. Crispé, Yris espérait que Julian ne dirait rien de son secret. Et il espérait que la grosse masse placée dans un lit de forcené en attendant d'être emmenée par les flics ne s'animerait pas de si tôt.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 23 Mar - 15:29

R
éfléchir ? Réfléchir ?! Il était en situation de crise et lui demandait de réfléchir ! Merde, il s'appelait Speedy O', il n'avait pas beaucoup de jugeote, on ne pouvait pas exiger ça de lui. Il ne dit rien cependant et se contenta de fixer les tripes pendantes de son ami comme si la solution allait en surgir tout d'un coup. Et puis, N brisa ses chaînes comme il aurait déchiré une feuille de papier. Julian sursauta et le fixa.

« Oh ! T'es un vampire ! »

Bien sûr, ça faisait sens. Sa force, son absence de mort… Il comprenait mieux. Il le regarda ensuite guérir alors qu'un tas d'entrailles gisait au sol. Beurk. Heureusement qu'il avait l'habitude de voir ce genre de trucs, sinon il aurait probablement vomi son bol de céréales. Et il détestait ça, vomir. Pas parce qu'après il avait un sale goût acide dans la bouche, ça, ça arrivait aussi quand il mangeait certains sandwiches à la Junkyard. Par contre, il détestait vraiment gâcher de la bouffe.
Libre, Julian s'aperçut qu'il tremblait aussi violemment qu'une feuille morte secouée par les vents Cyber et s'accrochant désespérément à sa branche. Ce n'était pas vraiment N qui lui foutait les boules, juste la perspective d'avoir affaire à un tueur psychopathe.
Alors qu'il inspectait la pièce pour essayer de trouver une autre sortie que la porte blindée, Julian remarqua pour la première fois les articles de journaux collés sur les murs. Certains n'avaient pas échappé aux giclées de sang. Apparemment, ces bouts de papier relataient la triste vie du tueur. L'Eventreur, s'il en croyait les journalistes. Oui, ça devait être lui, à en juger par l'état de N.

Soudain, un bruit sec lui indiqua que la porte s'ouvrait et il se mit à trembler de plus belle. Il aurait aimé se cacher, sauf qu'il n'y avait absolument rien pour ça ici. Putain, bordel de merde, soupe de cafards ! Pourvu qu'être un vampire suffise à N pour le neutraliser.
Un signe. Il lui avait fait un signe ! Le Speedy O' en Julian s'activa et il attrapa vivement la bassine pour la jeter entre les mains de N. Une seconde plus tard, elle atterrissait lourdement sur le coin du visage du tueur, l'assommant. Le vampire décida alors d'en profiter pour se nourrir.
Alors qu'il le regardait, la bouche sur le poignet de l'Eventreur, Julian comprit que tout était fini, qu'il était tiré d'affaire. Il prit une grande inspiration de soulagement et l'oxygène monta brusquement à son cerveau. Trop brusquement, alors qu'il avait eu une respiration très chaotique. Il tourna de l’œil.

Quand il se réveilla, il était allongé sur une civière de l'hôpital. Il avait une épaisse couverture autour du corps et une grosse bande autour du bras. Ca lui faisait mal à cet endroit. Il s'aperçut alors que quelqu'un en blouse blanche prenait sa tension.
Quand il regarda avec curiosité le pansement au creux de son coude, l'infirmier lui précisa gentiment :

« On vous a testé à l'Infection, pour être sûr. Tout va bien. Vous avez quelques côtes fêlées et des hématomes, mais rien de grave. Bon, je vais m'occuper de votre copain. Allez-y doucement. »

Il avait omis l'énorme bosse à l'arrière de son crâne. Julian se redressa et s'assit lentement au bord de la civière. Il allait rester tranquille quelques jours.
Pas très loin de lui, au milieu d'une ribambelle de flics, l'Eventreur gisait dans un lit, sanglé solidement. Julian frémit et reporta son attention sur N. L'infirmier était en train de préparer de quoi lui prélever du sang. Du sang. Oh merde ! Ils allaient le repérer ! Il devait faire quelque chose.
Julian examina les lieux. Il n'avait pas trente-six solutions. Personne ne faisait gaffe à l'Eventreur. Il se faufila entre les policiers qui bavassaient et se rapprocha du lit-prison. Quand il posa son regard sur lui, l'homme ouvrit les yeux, en grands. Ils étaient si clairs, trop bleus. C'était effrayant. Julian déglutit et reconsidéra son idée. Pourtant, il n'en avait pas d'autre. Alors il défit en hâte la sangle qui retenait le haut du corps du tueur.

« ATTENTION ! IL S'ECHAPPE ! »

Diversion créée. Julian s'enfuit de la zone dangereuse, laissant sa couverture sur place, et se précipita sur N.

« Viens, faut qu'on se casse avant qu'ils te testent. »

Il avait mal au dos, une migraine atroce qui tirait sur ses yeux et il lui semblait que courir relèverait de l'exploit. Mais il était aussi Junkyen. Alors il courut.

Une fois en dehors de l'hôpital, il ne ralentit pas. Ce ne fut que lorsqu'il ne fut plus capable d'en voir la silhouette qu'il se stoppa, en trébuchant. Affalé contre un mur de pierre friable, il peinait à reprendre son souffle. Et puis…

« Oh non ! J'ai encore oublié de prendre la guitare ! »


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Jeu 24 Mar - 11:49



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Mais je te jure mec ! Ils ont même prit une photo, j'étais dans le journal. La gloire quoi, je te raconte pas. Enfin si, je te raconte ! Bon donc voilà, la gloire, jusqu'à ce que le mec veuille me tester. Ah oui sauf que merde, je suis un V. Trop. La. Joie.  

En souriant doucement, le jeune homme remercia la dame qui venait de lui apporter un café. Il était juste un mec normal qui venait d'arrêter un fou furieux avec une tendance à étriper les gens, de façon littérale. Il allait être dans tous les journaux, il en était sûr. D'ailleurs, les journalistes avaient prit quelques photos de lui. Il ne savait pas comment ils avaient fait mais ils étaient arrivés bien avant les flics. Bien entendu, il avait souri de toutes ses dents.
Peut-être bien que quelqu'un le reconnaîtrait en première page du journal, le genre de personne qui lui en voudrait pour sa première vie alors il donna un faux nom. Aless serait fier de lui cependant, il veillerai bien entendu à acheter le journal du lendemain.
Ils étaient passés sous l'oeil de la mort, vachement près et il ne pouvait pas imaginer qu'elle ne s'était pas frotté les mains. Il se demandait bien où il irait une fois mort. Les chamoignonnistes disaient qu'une fois que ton âme quittait ton corps, tu devenais un esprit de la montagne mais il ne savait pas trop en quoi ça consistait. Parce que devenir guide touristique pour voyageur perdu c'était pas sa came.
Et à vrai dire, il ne savait même pas si c'était vrai. Peut-être bien que les satanistes avaient raison, qu'il n'existait qu'un enfer. Peut-être bien que Satan était la seule divinité du monde. Mais pour le moment, Yris avait échappé à la mort et ça lui suffisait.
Il savait parfaitement que les gens étaient du genre à dénoncer un vampire mais peut-être que les junkyens n'étaient pas comme ça. Parce que Julian était foutrement calme. Il était même vachement sympa avec lui. Son attitude n'avait pas changé d'un pouce. Il lui avait pardonné tout de suite pour le truc des gosses et il lui avait même sourit une ou deux fois. Aussi, il lui avait passé la bassine et pour ça, il lui serait éternellement reconnaissant.
Un gosse, qui avait une gueule de futur flic, regardait les événements d'un œil attentif. Sa mère était en train de prendre des photos. Elle allait probablement les poster sur Truiter et gentiment signifier à ses amis qu'elle, elle y était. Et qu'elle avait tout vu. Franchement les gens avaient une de ces fascinations pour le macabre, ça en devenait dérangeant. Yris, lui, restait toujours le plus loin possible de ces trucs. Il savait que ses amis proches avaient du sang sur les mains mais il ne leur demandait jamais de précision.
Il finit son café alors que la femme finissait d'examiner son nouveau pote. Peut-être qu'il pourrait faire partie de son crew, il semblait avoir une prédisposition pour se foutre dans des situations de merde. Il était tout simplement le mec parfait qui manquait, un sixième membre à leur bande de fout-la-merde. Aless était celui qui faisait toujours une tête de six-pieds de long mais on s'y habituait à force.  
En soupirant, il se fit la réflexion que la femme qui parlait face à une caméra à côté d'eux et qui indiquait des ''nouvelles brûlantes'' avait une jupe vachement courte. Et ça lui allait super bien. Il se demanda si elle serait d'accord pour prendre un café avec lui. Après tout, il était le héros du jour alors il pouvait bien tenter de draguer une fille. Au moins, cette fois, il avait plein de choses intéressantes à raconter.
Quand il tourna la tête, un homme préparait une seringue. Vide. Oh merde, ils allaient le tester à l'infection et ils se rendraient compte qu'il était un vampire. En déglutissant, il affirma s'être fait testé la semaine dernière mais ça ne suffit pas. Même son sourire le plus étincelant n'atteint pas le jeune homme. Oh merde, il avait perdu de son charme ou quoi ? Habituellement, ce genre de truc pouvait faire craquer n'importe qui.
Alors qu'il allait gentiment dire qu'il avait la phobie des aiguilles, le psychopathe de service s'échappa. Il ne voyait pas trop comment mais en même temps, une montagne de muscles comme ça c'était dur à retenir.
Il sourit doucement quand Julian revint vers lui. Il se leva, comme sur un ressort, et se dirigea vers la sortie avec lui. Ils atteignirent la sortie rapidement avant de se diriger vers l'autre côté de la route. Julian s'arrêta, reprenant son souffle et Yris lui sourit. La pluie avait cessé, mais sans doute pas pour longtemps.
“ Merci, bro ! Je sais pas ce que t'as fait mais tu m'as sauvé la peau en tout cas. Je suis … très content de t'avoir rencontré. ”
Il se rendit ensuite compte que son pote avait pas vraiment l'air d'aller bien. Il lui fit signe de le suivre alors que Peanut les rejoignait. Il avait dû les suivre de loin.
“ Viens je t'emmène manger un bout, je te dois bien ça. En plus t'as l'air d'un cadavre ! ”
Il ricana et pressa le pas jusqu'à un petit restaurant qui faisait des nouilles à volonté. Il entra et commanda quatre bols de nouilles sautées avant de s'asseoir à une table avec Julian. Il espérait qu'il irait mieux en mangeant, le pauvre. A la télé du restaurant, on pouvait voir la course poursuite entre les flics et le tueur en série.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Ven 25 Mar - 17:07

E
n reprenant son souffle, Julian s'aperçut qu'il ne pleuvait plus et que le ciel était teinté de mauve. La nuit tombait déjà, sans doute à cause de l'épaisse couche de nuage qui recouvrait les étoiles. C'était une météo très rare pour cette ville, se souvenait-il, donc les orages de cet été étaient en avance. Ou alors c'était juste une anomalie.

« Afh ! De rien ! C'est pas cool de se faire chopper après avoir sauvé des vies comme t'as fait. »

Il se redressa en bombant le torse, histoire de prendre plus facilement une immense goulée d'air. Ouais, N lui avait sauvé la vie. Et il avait empêché ce fou de tuer d'autres gens. Malheureusement ils n'avaient pas pu sauver la mise du type qu'ils avaient trouvé en bas. Du coup, Julian se sentait un peu bête de l'avoir libéré pour que son pote le vampire puisse se casser. C'était un peu contradictoire de faire ça et si N l'apprenait, il serait sans doute fâché. Alors il choisit de ne rien lui raconter.

N l'attira ensuite dans un restaurant dont l'odeur qui emplissait la salle suffit à lui mettre l'eau à la bouche. Ce type avait raison, la bouffe était le meilleur des remèdes. En un rien de temps, ils se retrouvèrent avec quatre bols de nouilles devant eux. L'idée que deux autres personnes puissent les rejoindre n'effleura qu'à peine les idées de Julian, qui commença à avaler son premier bol avec un enthousiasme débordant. Oh putain, ouais. C'était trop bon !
Quand il eut terminé son premier plat, il y avait des gouttes de soupe un peu partout sur la table et le bas de son visage était à la fois humide et gras. Plusieurs clients le regardaient avec un air dégoûté. Bah quoi ?

Il entamait son deuxième bol avec un plus grand calme, un œil rivé sur la télévision fixée en hauteur. Les flics étaient filmés en direct du haut d'un hélicoptère alors qu'ils poursuivaient l'Eventreur. Oh merde, Julian se sentit super coupable. Il pensait vraiment qu'ils réussiraient à l'arrêter avant même qu'il passe les portes de l'hôpital.

« Putain, pourvu qu'ils le choppent, merde. »

Sinon, il n'allait pas réussir à fermer l’œil de la nuit. Et Ash viendrait probablement l'engueuler parce qu'il regardait la télévision à une heure tardive. A moins qu'il ne soit pas aussi regardant sur le respect du sommeil des truies.

Avant d'avoir su si oui ou non, les policiers étaient arrivés à leurs fins, Julian était en train de se bagarrer gentiment avec Peanut, qui n'arrêtait pas d'essayer de lui voler des morceaux de légumes dans sa soupe, voir des nouilles entières. Au bout d'un moment, Julian lui pinça le nez avec ses baguettes. Il avait une grande maîtrise de ces dernières, puisque c'était avec ça que les Junkyens mangeaient principalement. Et il adorait les nouilles junkyennes bordel ! Celles-ci étaient authentiques, ça se savait rien qu'à l'odeur ! Et si on avait un doute, y'avait qu'à regarder le personnel du restaurant. Même la serveuse était couverte de tatouage, de piercings et avait une crête rose vif au sommet du crâne.
Le chien de N recula vivement, choqué. Julian sourit, victorieux. Puis, l'animal fit la moue, exactement comme quand il avait percé son ballon à l'hôpital. Oh non ! Julian perdit sa joie et agita les mains devant lui en secouant la tête, silencieusement il formait les mots « non non non non » en jetant des coups d’œil anxieux à N, dont le regard était vissé sur la télévision. Puis, un gémissement déchirant s'éleva dans le restaurant. Julian plongea la tête dans sa main. Et merde, il faisait tout de travers aujourd'hui.

« Nan mais je te jure, je lui ai pas fait mal, j'en suis sûr ! Il joue la comédie ! »

Le chien se tordait faussement de douleur en se tenant le museau, sur la table, à côté de son maître. Julian lui jeta un regard furieux.

« Sale bête ! »

Il n'avait jamais eu ce genre de problème avec Johnson. Et il était sûr que son cafard géant n'aurait jamais causé cette situation dans un restaurant ! Pour peu qu'on veuille bien de lui dans un restau de Modernis State. Pour un insecte à taille humaine, il savait parfaitement se tenir et n'avait jamais dérangé les autres clients quand ils sortaient à la Junkyard.

Julian gonfla les joues et lâcha un immense soupir en s'adossant à sa banquette. Quelle guigne il avait aujourd'hui. D'abord les gosses, puis le tueur, maintenant ça… Pour couronner le tout, il n'avait toujours pas récupéré la guitare d'Ash. Il craignait un peu que son ami essaie de l'étriper s'il ne la lui ramenait pas comme il l'avait promis.

« Il faut que je retourne à l'hôpital, » ajouta-t-il sans préambule. « J'ai oublié quelque chose là-bas. C'est plutôt important. Genre, très. »


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Sam 26 Mar - 14:09



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Bah non, bien sûr que non je m'attendais pas à la suite. Mais cette journée était trop cool quand j'y repense. Peanut a même fini par bien aimer Julian. Et donc là, le tueur était encore dans la nature et – des cacahuètes s'il vous plaît – et j'allais bientôt rentrer chez moi.   

Il faisait presque beau maintenant. Yris avait envie de rentrer chez lui et de se foutre sous la couette mais il avait aussi beaucoup trop faim et puis en plus, il ne voulait pas quitter Julian tout de suite. En fait, il n'avait pas tellement envie de rentrer, il aurait juste voulu que sa maison vienne à lui pour qu'il puisse s'installer devant Netflox et manger du popcorn en regardant la suite de sa série du moment.
Julian, en tout cas, était un mec super sympa. Passer du temps avec lui était rafraîchissant et il aurait aimé le revoir. Il songeait de plus en plus à le présenter sa son gang de potes mais avant il devait lui demander la permission. Et puis, Aless accepterait mal un junkyen. Même s'il prétendait l'être des fois, il n'arrivait clairement pas à égaler le comportement de Julian.  
Manger en la compagnie des gens était souvent compliqué quand on était un vampire. On devait manger plus, se forcer, se concentrer sur sa digestion et aussi, des fois, aller vomir entre le plat principal et le dessert. Mais là, Julian savait déjà qu'il était un vampire alors tout fut beaucoup plus facile. Yris lui céda un de ses gros bols de nouilles, que Julian accepta volontiers et il se contenta d'un seul.
En souriant doucement, il se rendit compte que Peanut voulait manger avec eux. Malgré les mises en garde de Julian, il continuait. Yris ne fit plus très attention à eux et il regarda la course poursuite à la télévision, comme la plupart des clients.
L'Eventreur semblait n'avoir aucun mal à semer ses poursuivants et tout le monde était persuadé qu'il finirait par leur échapper, en espérait le contraire. Quand le tueur prit à un tournant, des murmures parcoururent la salle. Ce fut seulement quand il se rendit compte qu'il faisait demi-tour, se dirigeant plus ou moins vers eux, qu'il se dit que quelque chose n'allait pas. Quelques personnes quittèrent la salle et la serveuse semblait vouloir faire de même.
En déglutissant, Yris regarda son chien qui semblait faire la comédie et qui avait l'air de souffrir atrocement. Il lui demanda de venir vers lui, non sans une pointe de reproche dans la voix. Il avait l'habitude de le voir dans un état pareil.
“ Arrête de faire ton pauvre chien battu, Peanut. Y'a des jours où tu manges plus que moi ! ”
Et il savait bien ce qu'il disait, puisqu'il ne mangeait pas tous les jours. Des fois, il avalait juste un sac de sang avec du sucre, passé au micro-onde quelques secondes et il s'en contentait. La nourriture humaine était … eh bien il aimait bien, mais il pouvait largement s'en passer. Bien sûr, boulotter des chips devant un film d'action était autrement plus agréable que boire du sang, mais bon il savait s'en passer.
Il savait parfaitement que le jeune homme en face de lui serait effrayé s'il savait vraiment ce qu'il pouvait consommer en litres de sang au jour le jour mais … oh c'était vraiment trop triste. Il se sentait parfois mal de traîner avec des humains comme ça et de se dire que c'était grâce au sang de leur espèce qu'il survivait. Et puis après, il se disait que c'était comme ça et que tant pis hein, fallait bien qu'il vive, il allait pas se pourrir la vie non plus !
En souriant doucement, il hocha la tête. Son ami avait besoin de retourner à l’hôpital alors il pouvait bien l'accompagner. Peanut finit le bol d'Yris à une vitesse incroyable et cinq minutes plus tard, ils étaient dehors. Il avait acheté le gros sweat à capuche de la serveuse et il le portait pour cacher son visage. Les têtes de mort bleu pétant ce n'était pas trop son truc mais au moins personne n'essayerait de l'arrêter en chemin.
Ils approchaient de l'hôpital quand il sentit quelqu'un le tirer en arrière. En respirant, il constata automatiquement que c'était l'Eventreur. Il sentait la naphtaline et le sang. Déglutissant, il essaya de se débattre mais il avait perdu beaucoup de sang et l'autre était vachement mort. Peut-être un hybride.
“ Fais pas de connerie, mec, sois gentil et suis moi et rien n'arrivera à ton pote. ”
Yris fit non de la tête, vivement, mais l'autre lui asséna un coup sur la tête qui le sonna assez pour qu'il ait un vertige. Merde, merde, merde ! Il ne pouvait pas laisser Ju se faire avoir comme ça ! Très vite, il entendit des pas précipités puis il sentit quatre ou cinq présences dans son dos. Les flics lui hurlèrent de lâcher Yris et ce dernier fit signe à Julian de se casser, vite fait bien fait.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mar 29 Mar - 12:59

A
son grand soulagement, N se rangea de son côté pour l'affaire Peanut. Il tira la langue en direction du chien et mangea en mâchant bien devant lui. Et toc ! Finalement, l'animal eut tout de même le droit de manger le bol de N, ce qui atténua un peu son sentiment de victoire. Et puis, il se souvint que son nouvel ami était un vampire. Il devrait peut-être le présenter à Ash. Après tout, son bestie était un hybride, alors ils s'entendraient peut-être bien.
Il ruminait cette pensée en attendant N devant le restaurant. Le ciel était parfaitement clair maintenant, le soleil couchant auréolait les toits de rouge. C'était beau. Toutes ces couleurs, Julian pouvait admettre que ça lui avait manqué. Lorsque le vampire réapparut, il portait un sweat-shirt qu'il avait vu sur la serveuse. Capuche rabattue, N avait des faux airs de Caem, ce qui fit sourire Julian. Il ne lui demanda pas pourquoi il prenait cette précaution, les gens avaient tous leurs petits trucs.

Tranquillement, ils se rendirent à l'hôpital. Julian était plutôt confiant, quelqu'un avait probablement récupéré sa guitare et l'avait mise à l'accueil pour son propriétaire. Les mains dans les poches, il s'approcha des escaliers menant au hall, puis se figea. Il ne sentait plus la présence de N et n'entendait plus les petits bruits de Peanut. Un mauvais pressentiment le saisit, le même genre de frisson qui l'alertait à la Junkyard quand un danger approchait. La gorge nouée, il fit volte-face et écarquilla les yeux de stupeur en reconnaissant l'Eventreur. Il menaçait N avec un couteau, pour que lui le suive ? Mais pourquoi enfin ? Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Il n'avait rien d'extraordinaire putain !
Les flics se ramenèrent peu après et les encerclèrent. Julian souhaita très fort se trouver très loin d'ici, mais son vœux tomba dans l'oreille d'un génie sourd. Tous les flingues étaient braqués sur l'Eventreur et l'un des policiers essaya de raisonner le mec. Mais ça ne servait à rien. Pourquoi est-ce qu'ils ne tiraient pas ?! Et puis, Julian se souvint qu'il était le seul à savoir pour N. Dans la tête des flics, c'était un humain qui avait un couteau pressé contre la gorge et ils avaient peur de l'atteindre, sûrement.

La situation resta en suspens quelques secondes. On essaya bien de mettre Julian à l'abri mais l'Eventreur enfonça son couteau dans la peau de N, qui se mit à saigner. Les flics abandonnèrent l'idée. Et maintenant ? Personne n'allait céder, devina Julian. Il fallait faire quelque chose. Il comprit que c'était à lui d'agir. Il était le seul à pouvoir le faire sans compromettre quelque chose. Alors il chercha dans ses tripes, se concentrant très fort. Et la musique envahit la rue. Seuls les flics et eux trois l'entendaient, mais ça n'avait pas d'importance dans la réussite de son plan.
En fait, ce n'était pas vraiment un plan. Il n'avait aucune idée de ce qui pourrait bien se passer, mais c'était sa seule chance.

Au début plutôt enjouée, la chanson changea subitement pour mettre en star l'Eventreur même, qui crachait toute sa rage sur le monde. Quelques minutes de danse synchronisée et violente suffirent pour qu'il lâche N, qui s'en sortit avec une magnifique pirouette que Julian applaudit (en rythme). Dès qu'il capta une ouverture, il agrippa le bras du vampire et l'entraîna dans l'hôpital, pendant que le tueur enchaînait d'une voix grave et presque sexy. C'était la première fois qu'il n'était pas la star de son musical, alors il se dit qu'il avait atteint un nouveau niveau de maîtrise dans son pouvoir. Maintenant, il pouvait vraiment détourner l'attention.

Quand ils passèrent les portes, le groupe chantait et dansait toujours. Quelques personnes les observait avec des yeux ronds, se demandant bien pourquoi des flics donnaient comme ça de la voix a cappella. Lui se rua sur le comptoir de l'accueil et débita sa demande à toute vitesse.

« J'ai oublié ma guitare ! Vous avez ma guitare ? Je m'occupais des enfants cancéreux cette après-midi ! »

Le type de l'accueil n'avait pas l'air de tout comprendre, alors il dut refaire sa demande plusieurs fois. Finalement, il lui dit que non, personne n'avait rapporté sa guitare. C'était donc qu'elle était toujours dans la chambre ! Sauf qu'on lui interdit d'y aller, parce que les heures de visite de cette chambre étaient terminées. Oooh…

Julian alla voir N, le visage déterminé. Il avait une idée.

« Hey, tu m'aides à m'infiltrer dans la chambre par la fenêtre ? »

Derrière le vampire, il pouvait voir que son pouvoir avait cessé de fonctionner. Deux flics étaient à terre, il supposait la gorge tranchée. Et il ne voyait l'Eventreur nulle part. Est-ce qu'il avait encore réussi à s'enfuir ? Tout ça devenait vraiment emmerdant ! Il avait peur maintenant ! Ce type avait l'air d'avoir eu une sorte de crush sur lui.


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Jeu 31 Mar - 13:44



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Si, si, en otage mec ! Bon, tu me connais, j'ai tendance à être dans la merde de toute façon mais ce mec c'est encore plus un aimant à conneries que moi. Putain, la blague quoi. Mais le moment musical c'était vraiment le pompon. 

Voilà trois semaines que sa vie n'avait pas été en danger. Trois semaines c'était un putain de record pour lui. Apparemment le vampire avait un peu trop tendance à se faire attaquer par tout et n'importe quoi. Pourtant il ne tuait jamais personne bon sang de bois ! Il était assez discipliné pour ne jamais avoir croqué un humain et quand il avait trouvé un ou deux hybrides dans la rue, les jours de grandes faims, il ne les avait pas vidé de son sang.
Sauf que voilà, Yris avait tendance à se foutre dans une merde noire pour rien. Dégoûté par la routine, il avait tendance à être le genre de mec qui regardait deux yeux rouges dans l'obscurité d'un buisson et qui allait voir qui donc cela pouvait bien être. Son espérance de vie aurait été celle d'un lâché en plein Gothik City si seulement il avait, en effet, été humain. Mais il finissait toujours par joyeusement se réveiller à la morgue ou s'échapper de façon presque magique.
S'il avait été plus organisé, il aurait peut-être bien tenu un journal de ses mésaventures. Il aurait pu écrire des trucs comme ''Cher journal, aujourd'hui Aless m'a encore envoyé à la morgue'' ou ''Cher journal, aujourd'hui j'ai été prit en otage par un serial killer éventreur de gens, c'était fun. '' mais en fait, il aurait juste oublié d'écrire dedans. S'il avait des enfants un jour, en tout cas, il aurait plein d'histoires à leur raconter.
La dernière fois qu'il était ''mort'', c'était un vingt-six septembre. L'année dernière, il avait été impliqué dans une bagarre de bar avec Clay et il s'était prit un énorme éclat de verre dans l'oeil. Il avait dû s'enfuir en plein jour, merde, c'était le genre de trucs qui vous faisait frissonner pendant une semaine. Heureusement, son pote s'était fait pardonner en récupérant Peanut à la fourrière et en lui préparant un dîner de bon retour.
Sauf qu'à chaque fois qu'il était mort, Yris n'avait rien oublié. On pouvait lui poser des questions sur quoique ce soit, il répondrait du tac au tac. Alors pourquoi est-ce qu'il ne se souvenait toujours de rien de sa précédente. Il se souvenait d'un sourire et de diamants, d'un orphelinat miteux et d'un stand de jeu de cartes dans les bas quartiers mais rien de plus. Peu à peu, dans ses rêves, un visage se constituait, mais il ne s'en souvenait jamais au réveil.
Quoiqu'il en soit, l'Eventreur était assez pressant et Yris avait bien peur de devoir repousser ses avances. Il était sur le point de lui mettre une bonne raclée quand il se souvint que force de vampire = renvoi à Gothik City. Mais merde, ces mecs derrière eux ne pouvaient donc rien faire. Il avait envie de dire à Ju de s'en aller mais il ne pourrait pas. L’Eventreur avait beau être massif, il avait aussi l'air vif.
Il grimaça quand il sentit le couteau s'enfoncer dans sa gorge. Ca faisait mal, même si ce n'était pas mortel. Poisseux, le sang coula en une petite traînée glacée qui fit frémir le jeune homme. Hm, ce n'était pas vraiment une surprise, il avait l'air décidé. Le Dr Lowen, la psychiatre qu'il avait consulté en espérant que ça lui rende sa mémoire, dirait forcément que c'était lié à un trouble de la petite enfance. Yris, lui, penchait pour le fait de s'être fait humilié et de ne plus pouvoir correspondre aux cases de sa famille.
Et puis, il y eut la musique. La musique qui venait d'où ? Du cul de Ju apparemment parce que celui-là était le seul qui ne paraissait pas choqué. Yris chanta et exécuta même une pirouette sans trop comprendre comment et finalement, ils s'en allèrent en courant. Une fois arrivé juste en dessous du pont qui reliaient deux bâtiments de l’hôpital, plus haut, le vampire déglutit.
Finalement, ils reprirent leur course et pendant que Julian se ruait sur l’accueil, Yris se demanda bien ce qui venait de se passer. Il n'avait jamais eu de prédisposition musicale à sa connaissance mais apparemment ça venait très clairement de changer. Il avait chanté aussi bien que si l'auto-tune de la vie était sur 'on'. Non, ça venait forcément de Julian. C'était la chose la plus bizarre qu'il avait vécu mais c'était vachement fun aussi !
Finalement, Julian lui demanda un service et Yris haussa les épaules. Ouais, ils allaient encore faire une connerie mais bon avec Julian ça semblait être quelque chose de normal. Souriant, il hocha la tête. De toute façon, il avait un peu de sang sur la gorge alors il pourrait toujours prétendre être en train de chercher les pansements. Ils étaient dans un hôpital après tout, on ne pouvait pas lui reprocher de chercher un pansement.
Ils firent le tour et ils entrèrent par la fenêtre de l'infirmerie. D'après ses souvenirs, la salle des enfants n'était pas loin. Déglutissant, il chuchota à Julian, alors qu'ils avançaient lentement dans le couloir.
“ Hey dude, c'était quoi ce truc tout à l'heure ? Je suis vachement perplexe, j'avais jamais chanté comme ça avant. ”
Enfin si, au karaoké. Mais la dernière fois qu'ils avaient été au karaoké, Aless avait tiré dans la télé. Alors ils n'y allaient plus trop.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mar 5 Avr - 21:20

J
ulian ne se sentit plus quand N accepta de l'aider. A la Cyber Junkyard, il fallait toujours pousser pour avoir le droit à un peu d'aide. Quand les gens étaient tranquilles, ils vous aidaient volontiers, mais dès qu'il s'agissait de partir à l'aventure ou de se foutre carrément en danger, c'était déjà plus compliqué. Jamais un Junkyen n'aurait accepté de faire ça sans lui poser mille questions et établir un plan précis. La vie était déjà trop courte là-bas si on ne courait entre les dents des lapins, alors il fallait faire gaffe. Julian comprenait. Il avait lui-même refusé plusieurs fois de faire partie d'un groupe d'expédition parce que ça puait un peu trop comme truc.
Heureusement, à Modernis State, les choses étaient différentes. Dans cette ville, les gens se sentaient globalement en sécurité, même s'il y avait des types comme l'Eventreur qui traînaient de temps à autre. Au moins, il y avait quelqu'un pour s'en occuper.

N et Julian sortirent de l'hôpital et réussirent à s'infiltrer par une fenêtre laissée ouverte. Julian se sentit très chanceux d'être accompagné d'un vampire, capable de sauter une distance incroyable en hauteur et ensuite de le hisser à la force d'un seul bras, sans même avoir l'air de peiner. La salle en question était plongée dans la pénombre, mais un lampadaire l'éclairait directement et permettait de slalomer entre les grandes étagères remplies de boîtes sans se faire du mal. Encore un truc génial à Modernis State dans des situations emmerdantes comme celle-là : on y voyait toujours très clair. Les gens ici n'aimaient pas la nuit et le centre-ville était tellement lumineux après le coucher du soleil qu'on perdait la notion du temps. Avec le couvre-feu, c'était devenu beaucoup moins actif durant ces heures sombres, mais quand même. Julian avait testé, les rues étaient quand même vachement éclairées. Ca devait tout de même plaire assez moyennement à son nouveau copain, qui était un vampire.

Ils sortirent dans le couloir et N pris presque immédiatement une direction, que Julian suivit. Normalement, il avait un bon sens de l'orientation, mais cet hôpital lui était trop étranger. Ca devait être l'odeur.
Après quelques pas, N lui demanda ce qui s'était passé dehors, avec le tueur. Ouais, son pouvoir pouvait surprendre quand on ne s'y attendait pas. Parfois, les gens oubliaient simplement ce qui c'était passé et retournaient à leur vie en faisant leur maximum pour ignorer tout ça. Ce n'était pas le cas du vampire, sans doute parce qu'il n'était pas un Modernis avec un emploi du temps hyper stable et mortellement ennuyeux.

« Ah, c'est mon pouvoir. Ma mère l'appelait The Webber, je sais pas pourquoi. Avec ça je peux… Enfin t'as bien vu, quoi. Je l'utilise pas trop normalement, mais là je voyais vraiment pas quoi faire alors j'ai tenté le coup. Des fois ça part tout seul, quand je suis trop triste, ou trop heureux. Tu vois le genre ? Bon au moins, je suis pas tout seul à chanter alors que tout le monde me fixe. Enfin, pas habituellement. »

Oui, il avait déjà fait un solo et ça avait un moment épique. Des gens l'avaient même filmé avec leurs téléphones portables. Ca devait encore être sur Internet.
Une ombre se profila droit devant eux et Julian ouvrit une porte au hasard en les précipitant à l'intérieur d'une salle. Il entraîna N en le tirant par la capuche de son sweat-shirt. Puis, il se retourna.
Deux personnes pas tout à fait dévêtues étaient en train de baiser sur une grande table carrelée. L'endroit ressemblait à un petit laboratoire. L'une des deux femmes remonta ses lunettes noires et parfaitement carrées sur son nez, en les fixant avec un air outré.

« Heu… Désolé. »

Il ressortit de la pièce, rouge comme une tomate. Ce n'était pas la première fois qu'il surprenait ce genre de scène, mais là… Elles avaient semblé tellement choquée. D'habitude, les gens lui disaient juste de sa barrer sans même se stopper dans leur truc.
A peine arrivé dans le couloir, il percuta quelqu'un, ce qui le fit rebondir contre le mur, interloqué. Une infirmière aux yeux mauves lui jeta un regard noir, puis repoussa d'un coup de tête ses longs cheveux noirs qui encombraient son front.

« Faites un peu attention ! »

Puis, elle le détailla, avant de faire pareil avec N.

« Qu'est-ce que vous foutez là ? Les heures de visite sont terminées. Foutez le camp de ce couloir avant que je vous botte le cul. »

Julian ne savait pas quoi dire. Il n'avait absolument aucune idée en tête. Mais ils ne pouvaient quand même pas battre en retraite maintenant ! Ils étaient trop proches ! Il leva un regard humide sur N. Il était un vampire, il aurait forcément une solution.


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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Ven 8 Avr - 10:16



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Elle était jolie hein, je dis pas le contraire mais je pensais pas ce que je lui ai dit. Ouais vas y moque toi mais quand j'aurais fini par trouver la fille avec le visage dont je rêve et que je serais marié à une fille chaude comme l'été, tu feras moins le malin.  

Sa nouvelle vie était paisible, plus ou moins. Bon, il avait fini à la morgue un nombre conséquent de fois mais à part ça, il se sentait plutôt bien. Il ne savait pas vraiment comment sa vie d'avant était mais il s'imaginait qu'il y avait un danger permanent sur sa tête. Son lui d'avant avait quand même plein d'ennemis. Heureusement, Yris était totalement différent et pouvait sans peine prétendre ne pas les connaître. Il n'avait pas du tout les mêmes manières apparemment, alors ils gobaient ça tout cru.
Et c'était puisque sa vie était aussi pépère – la moitié des cambriolages étaient dans le genre promenade de santé pour un vampire – qu'il aimait bien se mettre en danger de temps en temps. Histoire de rester dans l'ambiance pour ne jamais se ramollir. Ses réflexes devaient être aussi aiguisés que possible et s'il ne chassait pas l'humain comme les gens de son espèce le faisaient généralement, il savait bien qu'il en aurait été capable s'il le voulait.
Il aurait été égoïste de sa part de réagir comme si la fuite de la salle et la perte de la guitare étaient uniquement de la faute du jeune humain. Au contraire, c'était sa faute et celle de son chien alors il pouvait bien faire ça pour un pote, le laisser guider et suivre ses directives à la lettre. De toute façon, demain c'était son jour de congé alors il avait tout le temps du monde. L’Éventreur devait avoir été arrêté à ce stade, mais il ne voulait pas prendre de risques.
Il plissait les yeux, un peu ébloui et tenait un morceau de la veste de son nouveau pote, le suivant et même, marchant dans ses pas comme jamais il ne l'avait fait. Julian devait certainement y voir plus que lui. Il se demanda soudain comment ça se passait pour les infirmiers et les médecins. Est-ce qu'ils avaient une dérogation spéciale pour pouvoir circuler en cas d'urgences ? Ou est-ce qu'ils dormaient dans le coin ?
Tant de questions ! Et comment faisaient les camionneurs par exemple ? Ohlala, le couvre-feu était vraiment une plaie pour tout le monde. Il haussa les épaules et se faufila avec Julian parmi les boites. Oh bon sang ! Il venait de rentrer dans un petit tiroir, mal refermé. Il voyait ce genre de choses normalement mais avec ces lampadaires. L’hôpital était bien mieux éclairé que la rue du Grand Musée.
Peut-être était-ce à cause des vols de poches de sang. Ou parce qu'on avait peur que les gens viennent dans l'aile de l'Infection et se contaminent pour contaminer des gens au hasard dans la rue. Ou peut-être bien que le gouvernement avait peur qu'un vampire vienne dans l’hôpital et tue des enfants cancéreux ? Mais au final, Yris était la preuve que quand on savait s'y prendre, on pouvait aisément y entrer et se balader.
Une fois dans le couloir, il souffla un peu. Les fenêtres de ce côté étaient moins éclairées et il voyait beaucoup mieux. Il avait envie de courir à vitesse vampirique jusqu'à la chambre des enfants mais il valait mieux rester avec Julian, on ne savait jamais. En plus, il avait vu pas mal de films d'horreurs qui se passaient dans des hôpitaux de nuit et ça ne finissait jamais très bien pour qui que ce soit. Heureusement, cet hôpital n'était pas un asile.
Il avança à pas de loup et il sourit doucement en entrevoyant la salle de bain qu'il avait utilisé pour sécher son corps trempé un peu plus haut. Il était tout content d'avoir son sweat maintenant, au moins, personne ne pourrait lui reprocher d'être le mec qui n'avait pas été testé tout à l'heure.
Quelque chose passa devant ses yeux et Julian, apparemment paniqué, le traîna par la capuche dans une salle plongée dans le noir. Enfin pas tellement puisque Julian aussi pouvait voir les deux femmes qui étaient en train de s'envoyer en l'air sur une table. Wow, il avait presque l'impression de se retrouver dans un porno. Un porno très réaliste. Julian s'excusa et Yris fit de même, avec un petit sourire en coin.
Il sortit juste derrière Julian qui eut la bonne idée de rentrer dans une femme, une infirmière à en voir ses gros sabots et son air blasé. Certainement pas un médecin, elle n'avait pas de blouse blanche.
Ils se retrouvèrent bientôt dans la merde et Yris suivit une idée, une impulsion stupide. Il se mit à genou et ôta une de ses bagues avant de prendre la main de la femme.
“ Épousez-moi. Je vous ai vu plus tôt dans la journée et je suis tombé fou amoureux de vous. Est-ce que vous me feriez l'honneur de m'épouser, mademoiselle ? On aura des enfants et des chiens si c'est ce que vous voulez ! ”
La femme avait l'air surpris. Et outré. Et confus. Yris fit un vague signe de la main à Ju pour lui dire de tracer sa route et passa la bague au doigt de la femme. Celle-ci retira sa main et il hoqueta. Pourvu que sa diversion permette à Julian de récupérer sa guitare. Après, ils pourraient s'en aller comme si de rien n'était.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Lun 11 Avr - 10:23

J
ulian ne savait pas quoi faire. Pour le coup, il était vraiment à court d'idées. Et puis, il ne pouvait pas vraiment assommer cette femme, elle n'était pas dangereuse. C'était comme ça, on n'agressait pas les gens dans cette ville, sinon on devait faire face à certaines conséquences. Il se souvenait d'un truc que lui avait dit Ash : prendre ses responsabilités. Oh ouais, Ash était vraiment un adulte.
N ne semblait pas plus sûr de lui quant à l'infirmière qui les avait piégés. Et puis, il y eut une lueur dans les yeux du vampire. Julian savait ce que ça voulait dire : il allait peut-être bien les sauver, tout compte fait.
Son nouveau pote se mit alors à genoux et… Demanda la femme en mariage. Ouah, Julian n'aurait jamais deviné que le genre de N était les femmes avec des bras aussi musclés, tellement musclés que ses biceps se voyaient parfaitement sous ses vêtements. En plus, elle avait l'air vachement sévère. … Oh, Julian comprenait. N était du genre soumis.

Obéissant au geste de son ami, il courut en direction de la chambre des enfants en espérant que personne d'autre ne l'intercepterait. Dans son dos, il entendit la voix colérique de l'infirmière :

« Oui ! Il y a une chapelle dans l'hôpital. Je ne suis pas catholique, mais on s'en fout ! Allons-y ! »

Woh, N en avait de la chance. Finalement, cette soirée se terminerait bien pour au moins un des deux. Quant à lui, ça ne devrait pas être trop mal s'il arriverait à rapporter la guitare saine et sauve à Ash.
Aussi silencieusement que possible, Julian ouvrit la porte de la chambre et scruta les ténèbres. Oui, c'était bien la même. Il reconnut le petit faux-jeton qui avait commencé à chouiner. Le jeune homme  se faufila à pas de loup entre les lits, essayant de dénicher son étui. Il tomba sur le vestige de ses tours de ballon, probablement celui qu'avait éclaté le chien du vampire. Il poursuivit ses recherches, jusqu'à farfouiller dans chaque coin de la pièce. Pourtant, il ne trouva rien.
Ju se redressa en soupirant. Mais où pouvait-elle être ? Par hasard, ses yeux se posèrent sur le lit d'un enfant. Un enfant qui enlaçait un doudou bien étrange. … Oh merde !

Avec mille précautions, il réussit à récupérer sa guitare. Pour ne pas réveiller le gosse, il réussit un tour de force qu'il avait vu dans un film récemment : il échangea l'étui avec la lampe de chevet. Et ça fonctionna ! Les films avaient vraiment toujours raison. Sauf dans les cas d'apocalypse zombie, de toute évidence. Comment il le savait ? Bah le monde en vivait une depuis un an maintenant. Même si dans la Cyber Junyard c'était plutôt tranquille là-dessus, il en avait eu vent. Quelques personnes s'étaient réfugiées dans la Junkyard pour fuir l'Infection, parce qu'ils avaient entendu dire que l'air vicié de Cyber empêchait le virus de se propager correctement. Et ils avaient raison, alors Julian espérait qu'il ne la choperait pas grâce à ces années en tant que Junkyen. Son corps devait être une sorte de terrain miné pour le virus, non ?

Son étui en mains, Julian sortit de la chambre comme il y était entré. Il scruta le couloir, mais ne trouva aucune trace de N, ou même de l'infirmière. Oooh… Oui, ils étaient mariés. Julian avait l'impression d'être dans un des jeux vidéos de Caem.

  • Chercher sa guitare.
  • La reprendre au mini-boss.
  • Retrouver son ami.

Il devait bien lui servir de témoin, non ? Ils n'allaient tout de même pas prendre le premier venu. A Modernis State, c'était sérieux ces histoires de mariage.
Il trouva le chemin de la chapelle assez facilement, s'étonnant que finalement, ça n'ait rien à voir avec les chats ou les pelles. En vérité, c'était une petite église à l'intérieur de l'hôpital. Il se glissa à l'intérieur et fut saisi par le grand vitrail qui ornait le fond. Le soleil passait à travers le verre, donnant à l'intérieur de la chapelle une ambiance colorée presque mystique. … Une seconde, le soleil ? Ah non, ça devait juste être un lampadaire.

Devant l'autel, il y avait N et sa future femme. Cette dernière était désormais en débardeur blanc, ce qui laissait voir toute l'étendue de sa magnifique musculature. Julian n'aurait pas aimé se prendre une baffe de la part de cette femme. Un homme en robe de prêtre et à l'air exténué bailla avant de prononcer les formules rituelles.

« Kalem Callahan, voulez-vous prendre pour épouse Vanille Dubongoût ici présente, pour l'aimer et laAAAAAAH chérir pour le reste de vos vies ? »

Kalem Callahan ? Oh, ça devait être son vrai nom.
Julian en eut les larmes aux yeux tellement c'était émouvant. Mais il refoula ses sentiments, parce qu'il ne pouvait pas se mettre à chanter et danser maintenant. D'abord, ça l'épuiserait, ensuite, il ne voulait pas gâcher les noces de son nouvel ami. Il se contenta de courir dans leur direction.

« Attendez ! Je suis le témoin ! »

Le prêtre roula des yeux.  




Dernière édition par Julian O. Ring le Mer 13 Avr - 13:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 13 Avr - 11:04



Modernis State la RedoutableJULIAN RING & YRIS CROWLEY




J'espère que tu te rends compte pendant que tu ris comme un espèce de singe malformé que j'ai failli me marier hein ! J'aurais pu être monsieur Dubongoût pour toute la vie ! Franchement, non, c'était moche.   

A vrai dire, Yris aurait préféré une rousse. C'était son truc les rousses. Il aimait beaucoup le reflet du soleil ou de la lune dans des cheveux aussi pétillants. Mais bon, il ne pouvait pas choisir l'infirmière qui leur était tombée dessus. En réalité, il savait parfaitement que la fille allait lui donner une tarte qui allait le faire tomber par terre et que ça en serait fini de leur relation. A vrai dire, il l'espérait. Il était bien trop jeune pour le mariage.
Puisqu'il y était, à la regarder, il se rendait compte que cette fille avait été là dans la journée. Elle avait refoulé les journalistes en disant combien elle allait leur refaire le portrait si un jour ils revenaient l'emmerder. Et elle avait reproché aux policiers de ne pas s'être assez dépêchés. Il se souvenait parfaitement des inflexions de sa voix quand elle avait dit ''ah bah c'est pas trop tôt hein ! '' en leur ouvrant.
Elle avait à présent l'air surpris. Ses sourcils n'étaient plus froncés en une moue fâchée et elle était vraiment jolie. Bon, il préférait les jeunes femmes délicates, plus aériennes – peut-être que Clay avait raison en fait, il avait un truc pour les vampires – mais bon sang elle avait un certain charme cette fille. Il aurait presque pu tomber amoureux avec un certain nombre de rendez-vous. Si elle ne l'avait pas battu à mort avant parce qu'il aurait eu l'indélicatesse de lui dire quelque chose de vexant.
Il était presque sûr que cette fille avait fait plus de sport que lui dans toute sa vie. Pour un vampire, il était plutôt musclé mais elle … elle aurait pu le soulever sans même avoir à forcer. Il ne ferait pas le fier après qu'elle lui ait démonté la mâchoire sans doute. Il y avait quelque chose d'électrique dans l'air mais rien n'était décidé. Peut-être bien qu'elle allait dire oui … Nooon, impossible, personne ne disait oui à ça !
Il était là, genou à terre, avec le même regard qu'il chien qui sait parfaitement qu'il ne va pas être sorti mais qui remue quand même la queue quand son maître approche de l'entrée, quand elle dit oui. Elle avait même l'air pressée. De le faire maintenant ! Bon sang d'une pipe en bois de bordel de merde, il y avait quelque chose de beaucoup trop précipité là dedans. Ah qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour un pote?!
Il écarquilla les yeux et se releva aux ralentis, déglutissant. Merde alors, comment est-ce qu'il allait y arriver ? Il n'allait quand même pas se marier à cette fille comme ça sans même connaître son nom. Un mariage dans la chapelle d'un hôpital ça comptait, légalement ?
“ Attends chérie, tout ça va un peu trop vite non ? Euh … s'il te plaît attends moi ! ”
Une fois à la chapelle, il quitta deux autres de ses bagues et les mit sur un petit coussin tout usé. Il déglutit en regardant l'endroit. C'était vraiment, vraiment très beau ici. Il y avait une lumière de cinéma, on se serait cru dans le finale d'une de ses séries dans laquelle les héros finissent par trouver un moment entre deux sauvetages du monde pour se marier. Vraiment, ça aurait pu être romantique. Et il aurait presque pu se laisser emporter par les ondes positives du lieu.
Et puis, bientôt, le mariage commença. Il retira son sweat et quand on lui demanda son nom, il failli donner le bon. Et puis, avec un sursaut d'intelligence, il se dit qu'il n'avait pas à donner son vrai vrai nom ! Oh oui, Kalem l'avait traité de sac à patates peu de temps auparavant, il allait payer son affront !
Pendant que le prêtre (?) préparait les papiers, elle lui raconta un peu sa vie. Elle avait vécu une vie tout à fait normale si ce n'était qu'elle avait été à l'Université de Lettres avant de se diriger vers la médecine. Elle espérait passer interne l'année prochaine et devenir médecin d'ici à une dizaine d'années. En fait, elle avait à peine vingt ans même si elle paraissait être plus âgée que lui. Aussi, elle ne voulait pas d'enfants.
Julian arriva au moment des vœux et il se plaça à sa droite, signant le papier officiel. Déglutissant, il accepta de la prendre pour épouse et elle fit de même. Au moment où il allait prendre leurs 'alliances' il remarqua que le coussin était vide. Peanut les avait enfilé sur ses petits poignets et Yris le fixa pendant un moment.
“ Je suis désolé Vanille, je ne peux pas me marier avec quelqu'un que Peanut déteste. ”
Il prit son chien sur son épaule et s'enfuit tel un voleur. C'était un peu le cas puisqu'il avait subtilisé la croix en or du prêtre pendant que celui-ci faisait une micro-sieste. Il espérait que Julian le suivrait. Une fois arrivé dehors, il éclata de rire. Bon sang, c'était fun. Il se retourna pour être sûr que Julian était là. Il ne voulait pas retourner le chercher.
“ Bon, on fait quoi maintenant ? Je te raccompagne chez toi? ”
Il y avait encore sa moto sur le parking des urgences et il était sûr que Julian serait plus facile à transporter que l'homme tube, paix à son âme.

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MessageSujet: Re: Modernis State la Redoutable   Mer 13 Avr - 14:55

L
es deux mariés se tournèrent dans sa direction et Julian se stoppa, hésitant. Il avait l'impression d'interrompre un moment vraiment intime. Puis, finalement, N lui fit un geste et il vint se placer là où lui dit le mec en robe. Enfin, le prêtre. Il lança une œillade à la mariée. Ouais, elle était pas mal en fait, quand elle faisait ce truc avec sa bouche. Sourire.
Julian essaya de se tenir bien droit, puis ce fut le moment d'échanger les alliances. N avait dit « oui », tout comme sa fiancée toute neuve et c'était si beau que Julian en eut les larmes aux yeux. Dire qu'il avait trouvé la femme de sa vie grâce à lui, il se sentait tellement fier. Et puis, au moment où on lui demandait de prendre les anneaux pour les donner au marié – apparemment il n'avait pas le droit de tendre le bras de plus de cinq centimètres, sinon il les aurait pris lui-même – ce fut le drame. Peanut avait décidé de se décorer avec les bagues, les exhibant sur ses tout petits poignets de chien. Julian fit la moue, perplexe. Il n'avait aucune envie de courir après l'animal, ni de se battre avec lui, parce qu'il était à peu près certain que ce serait lui et pas Peanut qui perdrait la bataille.

A cause du chien, N renonça à se marier. Julian avait vraiment très envie de pleurer, maintenant. Il allait laisser tomber l'amour à cause d'un chien ! D'un sale chien voleur de frites ! C'était horrible ! Il voulut tenter de le retenir, même si le vampire avait l'air bien décidé à abandonner l'ex-future-mariée.

« Attends, tu vas pas la plaquer just' pour ça ? »

Mais N ne l'écoutait pas, ou alors il s'en foutait, parce qu'il se mit à courir. Comme il ne connaissait pas encore super bien Vanille, il décida de le suivre lui. Après tout, il était le témoin du marié. Il haussa donc les épaules à l'intention de l'infirmière, dont le visage étiré était l'incarnation même du choc, puis fila. Le prêtre, lui, baillait toujours.
Ils retrouvèrent l'air frais de l'extérieur et Julian ajusta la sangle de son étui sur son épaule. Il essuya quelques larmes avant que N ne se tourne vers lui, il avait l'air heureux en dépit de ce qui venait de se passer. Ooh, c'était tellement triste, il intériorisait. Se mordant la lèvre fort pour ne pas pleurer, Julian hocha la tête.

Ils rejoignirent une moto qui fit oublier à Julian toute sa peine dès qu'il posa les yeux dessus. Elle était vraiment magnifique. Avec émotion, il la caressa du bout des doigts. Puis, ne se sentant plus de joie, il s'installa derrière N, son étui en bandoulière. Quand il démarra, il s'accrocha fortement à lui, goûtant le vent dans ses cheveux et qui fouettait son visage. C'était génial de pouvoir aller aussi vite sans se prendre plein de poussière dans la figure !

Quelques minutes plus tard, Julian fit arrêter N devant l'immeuble de Ash. Etourdi par la vitesse, il tituba un peu sur le trottoir avant de faire face au vampire. Son sourire témoignait du bonheur absolu qui l'habitait.

« Bon, y'a le couvre-feu, faudrait pas que t'ai des problèmes, alors je t'invite pas. Tiens, mon numéro. »

Il lui donna les quelques chiffres de téléphone portable, qu'Ash lui avait acheté. Ils étaient notés d'une main désordonnée sur un bout de papier chiffonné. Il en avait plusieurs comme ça, dans sa poche, au cas où. Et il avait bien fait.

« Merci pour tout ! C'était trop génial ! J'espère que quand on se reverra ce sera aussi fun ! »

Il allait tourner les talons, puis se ravisa. Il ne voulait pas que quand N rentrerait chez lui, il déprime à cause de l'échec de son mariage.

« Tu sais, je suis marié. A la Cyber Junkyard, j'ai aimé une fille à la folie. On a bu ensemble, j'ai joué de la guitare et elle a chanté, on a un peu niqué aussi… Elle a vomi sur mes chaussures, c'était génial. Du coup, on s'est mariés. Et puis elle est partie. Elle était la chef d'un groupe de Traders, avec des responsabilités. Et elle m'a dit que même si elle m'aimait beaucoup, tous les deux c'était pas possible. Que je comprendrai le jour où je serai vraiment adulte. Mais tu vois, j'ai avancé. Maintenant, je suis là et même si je l'ai pas oubliée, je fais ma vie. »

Il hocha la tête d'un air entendu, puis tapota l'épaule de N. Il espérait qu'avec cette histoire, le vampire comprendrait que ce n'était pas parce que Peanut était un con qu'il fallait se laisser mettre en échec par la déprime.

« Mon boss aussi s'est marié, mais lui il était juste bourré. C'était avec un Cyborg, et il l'a jamais revu. En fait, il se souvient ni de son nom, ni de sa tête. Enfin, c'est la Junkyard, ça arrive souvent les trucs comme ça. En fait, les vrais couples se marient même presque jamais. Ils préfèrent faire des gosses. »

Après avoir serré vigoureusement la main de N, Julian rentra chez lui. Il raconta avec des gestes animés à ses deux colocataires ce qui lui était arrivé et l'heureux dénouement de la guitare retrouvée. Ash n'avait pas l'air d'en faire grand cas, mais Julian lui pardonna pour cette fois. Il était tard.
Quand il s'endormit dans son lit qui sentait le propre, Julian avait un immense sourire sur les lèvres.


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