Vampires vampires vampires : infection
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 You. Come. Snuggle. NOW!

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MessageSujet: You. Come. Snuggle. NOW!   Jeu 14 Avr - 13:54






You. Come. Snuggle. NOW!Où Holly a beaucoup trop de choses à dire
feat. Yvan




La neige recouvrait ses épaules chaudement enveloppée dans une capeline de fourrure. Par dessous, elle portait une robe d'un blanc profond, une ceinture rouge vif et des escarpins assortis à sa robe. Elle dévoilait une partie de ses mollets et une bonne partie de son décolleté sans être vulgaire. Comment sa poitrine aurait-elle pu être vulgaire puisqu'elle atteignait à grand peine le bonnet A ? Heureusement, sa fille avait dû hériter de son côté Von Dast puisqu'elle était mieux pourvue qu'elle.
Derrière elle, une floppée de gardes sécurisaient la place et semblaient décidés à la protéger au mieux. Elle déambulait dans les stands sous ce qui serait certainement la dernière neige de l'année en attendant son fils. Elle lui avait demandé de venir le rejoindre quand il aurait fini de se passer les nerfs sur ses nouvelles recrues. Elle passa une main sur son ventre déjà bien enflé – elle en était à cinq mois de grossesse – et soupira doucement. Est-ce que son nouveau fils serait un guerrier aussi ?
Il venait d'être vingt deux heures trente et Yvan n'était toujours pas là. Est-ce qu'il lui en voulait ? Parce qu'elle n'avait pas encore eu le temps de s'entretenir avec lui depuis qu'elle était revenue ? Avec les cérémonies de grossesse, ses entrevues avec Lucie et la mort de Taesch Condé, ils n'avaient pas pu trouver le temps de se voir. C'était pour cela qu'elle avait décidé d'envoyer valser son rendez-vous avec Rozen pour parler un peu avec lui.
Samedi dernier, elle avait voulu lui parler mais il était introuvable, sans doute à cause de sa peine. Et elle avait dû se rendre aux prières sur les cendres de Taesch. Et puis dimanche, il était revenu à la vie. Elle avait vu pourtant ses cendres joncher le cercueil. Il était revenu d'entre les morts mais il avait refusé de lui dire comment, pourquoi, pour combien de temps. Il prétendait ne pas savoir. Mais après deux mille ans à le côtoyer, elle savait quand il mentait.
Voilà longtemps qu'elle savait que Taesch courrait après son fils. Elle ignorait jusqu'à présent la réciprocité de ses sentiments pour Yvan. Mais bon sang, Yvan n'aurait jamais fait quelque chose comme cela pour quelqu'un qu'il détestait. Il avait laissé Taesch l'embrasser devant tout le monde et il ne l'avait pas renvoyé dans la tombe sur le champ. Bien sûr il était énervé mais c'était Yvan, chez lui c'était un signe de bonne santé.
Une ombre noir vola au dessus d'elle et le corbeau se posa sur un stand non loin de là. Après un cri lugubre, il reprit la route. Yvan arrivait. Elle se retourna pour en effet voir Yvan arriver avec un de ses gardes du corps – qui semblait moins résistant que lui ce qui était assez drôle – tout de noir vêtu, comme à son habitude.
“Yvanov, mon amour, comme je suis heureuse de vous voir. ”
De tous temps, elle avait vouvoyé ses enfants en public. Et pour le moment, elle était entourée de monde. Elle avait choisi de le rencontrer ici pour éviter qu'ils ne se disputent encore et finissent par se battre, comme d'habitude. Elle avait des questions indiscrètes à lui poser et il serait très certainement peu heureux de les entendre et d'y répondre. Elle connaissait son fils comme si elle ne l'avait jamais quitté.
Une fois qu'elle l'eut serré contre elle, elle s'intéressa à une très belle boîte à bijoux sous ses yeux. Maintenant que le protocole était respecté, elle pouvait parler plus bas et le tutoyer. Parfois, elle était fatiguée de ce petit jeu ridicule. Surtout quand elle était enceinte en fait.
“ Taesch va bien ? Je dois dire que je suis toujours sous le choc de ton … comportement. Je suppose que cela veut dire que vous êtes ensemble ? Pour de bon ? ”
Oh ce n'était pas vraiment comme si elle avait espéré qu'un jour Yvan tombe amoureux d'une femme et se marie avec elle. A trois ans, il était tombé amoureux du général Von Hochen et avait décidé bien des années plus tard que la personne qu'il aimerait devrait être plus habile au combat que lui. Elle savait être une exception, les femmes qui maniaient les armes dans la noblesse étaient rares. Quoiqu'il en soit, elle acceptait son fils comme il était même si elle espérait qu'un jour il aurait des enfants, adoptés ou pas. Yvan avait beau hurler sur tous les toits qu'il détestait les enfants, il était celui qui était toujours après les fesses de ses frères et sœur pour qu'ils ne fassent pas de bêtises et qu'ils dorment bien.
“ Je suis heureuse que tu aies trouvé quelqu'un qui te corresponde. Et en tant que Comtesse, je n'ai bien sûr rien à te dire puisque tu as abdiqué. Félicitations, mon chéri. ”
Elle lui sourit, passant sa main sur la sienne dans une caresse maternelle. Elle savait qu'elle ne montrait pas souvent à ses enfants combien elle les aimait mais elle aurait fait n'importe quoi pour eux.




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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Sam 16 Avr - 21:06

I
l neigeait. Oh quelle surprise. Yvan lança un regard boudeur par la fenêtre de son bureau, dans le bâtiment des officiers de la caserne. Son regard erra ensuite sur la table jonchée de papiers signés, ou à signer, ou encore chiffonnés par la rage puis replissés tant bien que mal. Il y avait aussi une plante, offerte par sa mère. Et une horloge, qui indiquait vingt-deux heures quinze. Sa mère, vingt-deux heures ? Pourquoi est-ce que cela lui rappelait quelque chose ? … Ah ! Le rendez-vous !
Il était vrai qu'ils ne s'étaient pas officiellement parlé depuis le retour de Holly, même s'ils s'étaient vus ici et là. Mais jamais dans l'intimité nécessaire à une petite discussion. Néanmoins, il avait déjà eu des échos de ses discussions avec les autres de leur fratrie et tout particulièrement Lucie. Des serviteurs avaient vu la princesse se faire gifler par la Comtesse. Vraiment, elle exagérait. Certes, Lucie avait commis l'erreur de partir bille en tête, mais son voyage s'était somme toute révélé utile. Il était très heureux, en tout cas, de ce qu'elle lui avait rapporté.

Le général enfila une veste très courte en cuir noir par-dessus un pull à col roulé. Son pantalon en cuir disparaissait sous ses cuissardes ferrées à mi-cuisse. Il enfila le ceinturon portant le fourreau de son épée à la poignée d'argent et sortit. Il fit signe d'un bref geste de l'index au garde planté dans le couloir de le suivre et, sans ralentir son pas rapide et cadencé, l'informa :

« Tu seras mon garde du corps pour cette nuit.
-Oui, mon général !
-Ne faillis pas à ta tâche.
-Oui, mon général ! »

Quelques minutes plus tard, Yvan arriva aux abords du marché. Il se mit à fouiller la foule des yeux, à la recherche de sa mère. Elle ne devrait pas être trop difficile à repérer. Au lieu de la Comtesse, ses yeux tombèrent sur un pendentif en forme de tête de loup, de profil. A la place de l’œil était sertie une petite pierre verte. Le prince n'y résista pas et l'acheta. Aussitôt, il passa la chaîne en argent autour de son cou. Le bijou lui arrivait un peu au-dessus du nombril.
Un peu plus loin, il craqua pour une dague dont la lame courbée évoquait grandement celle d'une faux. Yvan paya les quelques pièces d'or qu'elle coûtait et la glissa, toute empaquetée dans sa peau tannée, à l'intérieur de sa veste. Cela ferait un bon cadeau pour Taesch.

Enfin, quelques mètres plus loin, il tomba sur sa mère. Il ne s'était pas trompé, elle était parfaitement repérable, avec sa grande taille encore rehaussée de talons hauts et sa tenue qui se démarquait tout à fait du reste de la foule.
Elle l'apostropha dès qu'il fut à portée de voix, avec une solennité qui ne lui était pas coutume, sauf bien entendu lorsqu'ils apparaissaient ainsi en public. Les mains jointes dans son dos, Yvan inclina la tête. Puis, alors que Holly l'enlaçait, il lui glissa :

« Mère, avez-vous conscience que tous les yeux sont posés sur vous ? Dans votre état,est-ce bien prudent de vous aventurer dans un tel endroit ? »

Le marché grouillait de voleurs et d'humains au désespoir, prêts à tout pour glaner une année supplémentaire de leur triste vie.
La Comtesse porta son intérêt sur une boîte à bijoux. Elle était taillée dans un bois magnifique et était couvertes de joyaux. C'était du plus bel effet. Et parfaitement inutile. Yvan soupira et regarda ailleurs, se désespérant que sa mère s'attarde devant un objet aussi peu intéressant. Elle le prit complètement par surprise en lui murmurant le nom du chef des éclaireurs et il darda sur elle un regard empli de fureur mêlée de surprise. Il était outré qu'elle parle de cela. D'autant plus ici, mais le seul fait qu'elle en parle suffisait.

« Mère, je vous en prie. Ma relation avec sire Taesch n'a rien à voir avec… Nous ne sommes pas… »

Il se redressa, prenant l'air plus sûr de lui que ce qu'il n'était en réalité.

« Cela ne vous regarde pas. »

Elle aurait beau le féliciter sur son « choix » et lui caresser la main, ça ne changerait rien. Ce qu'il faisait dans l'intimité de sa chambre n'avait aucune raison de sortir de ladite chambre. Yvan se racla la gorge et serra la main de sa mère.

« J'ai entendu dire que vous aviez malmené ma pauvre petite sœur. L'apprendre m'a énormément choqué. De votre part, un tel comportement… Alors que vous avez toujours soutenu vos enfants dans leurs entreprises. Elle est partie pour nous tous et elle a réussi. »

Il espérait la détourner du sujet « Taesch ». Oh, non, pourquoi avait-il acheté ce pendentif ? Pourquoi le portait-il ? Avec un peu de chance, Holly ne le remarquerait pas. Ou bien elle ne ferait pas le lien avec le métamorphe.


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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Dim 17 Avr - 14:05






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feat. Yvan




Elle avait toujours dit à ses enfants qu'elle accepterait leur bien aimé quelque soit sa race, son âge ou son QI. Mais elle avait peut-être eu tort. Yvan avait une relation étrange avec Taesch Condé, Elijah était parti retrouver l'homme qu'il aimait à Modernis State, Ulrick avait bien l'intention de ne jamais se marier et Lucie … fricotait avec un homme qui mourrait dans une centaine d'années. Bon sang, son cinquième enfant avait intérêt à tomber amoureux d'une Kalingrad.
Elle le sentait déjà remuer un peu même si il ne lui donnait pas encore de coups de pieds. Yvan avait été le pire à faire ça. Etre enceinte d'Elijah après Yvan avait été un grand choc. Le deuxième prince était né prématurément parce qu'elle était persuadée qu'il serait mort né. Heureusement, Elijah lui avait prouvé le contraire. Elle avait passé la nuit à le bercer, s'inquiétant quand il ne bougeait plus. Elijah était en quelque sorte un miraculé.
Ulrick et Lucie avaient été plutôt normaux. Ils étaient tellement semblables et ils étaient nés si rapprochés qu'elle avait parfois l'impression qu'ils étaient jumeaux. Faux jumeaux du moins. Ulrick était, lui aussi devenu quelqu'un de fort, comme ses frères. Selon la légende, il pouvait satisfaire vingt femmes différentes en une seule nuit mais Holly préférait ne pas trop écouter ce genre de légendes, pas plus que celles qui disaient que la princesse dévorait le cœur de ses amants humains quand ils devenaient trop vieux.
Quand on lui en parlait, elle balayait tout cela d'un geste de la main. Elle disait que c'était aussi ridicule que la rumeur qui disait que chacun de ses enfants recevait quinze mille pièces d'or de rente par mois mais au fond elle ne savait pas. Elle avait peur de savoir. Alors elle passait à un autre sujet et ne disait rien à ses enfants. Ils devaient être au courant de toute façon, non ?
Jusqu'à l'âge de ses soixante ans, Holly avait été très prudente, elle avait veillé à ne froisser personne et elle se laissait marcher dessus. Emilien l'aimait plus que tout et cela lui suffisait. Mais elle ne pouvait pas rester comme ça. Elle ne pouvait pas tout simplement ignorer la façon dont on la traitait. Alors elle avait décidé que ce serait elle qui lancerait les modes, que ce serait elle qui changerait la donne quand cela lui plairait. Ses enfants n'avaient jamais attendu aussi longtemps qu'elle pour se jouer des rumeurs et imposer leur caractère. Et pour cela, elle était fière d'eux. On pouvait dire ce qu'on voudrait sur eux, elle serait toujours fière d'eux.
En regardant son fils, elle se rendait bien compte combien elle avait raison d'être fière de lui. Il était devenu général en partant de rien. Et il était si jeune à l'époque ! Elle sourit doucement en le regardant en biais.
“ Oh mon amour, je suis enceinte, pas en sucre. Tu sais très bien que je pourrais tuer n'importe quel assaillant plus vite que tous ces gardes de cent vingt cinq quand qui me traînent autour. Je ne vais pas rester enfermée pendant un an. Tu ne peux pas t'en souvenir mais j'ai bataillé pendant que tu étais dans ce ventre. ”
Peu après, Yvan lui affirma qu'il n'avait aucune relation avec Taesch. Elle le détailla et ses yeux tombèrent sur le pendentif qui pendait autour du cou de son fils. Elle sourit doucement et le prit dans sa main un instant.
De toute évidence, il n'y a rien entre toi et lui. Je suis contente que tu portes le symbole de Von Dast avec autant de fierté mais notre loup a les yeux noirs, pas verts. ”
Aussitôt, Yvan se fit un devoir de changer de sujet. Elle examina la boîte à bijoux avec plus d'attention et en tira un petit compartiment secret. Hm, elle en avait des dizaines comme cela. Elle avança en laissant Yvan la réprimander. Bon sang, il réprimandait sa mère ! Quel culot il avait acquis ces dernières années. Elle s'arrêta devant un artefact bien étrange. On aurait dit une pierre polie, recouverte d'écailles.
“ Ta petite sœur chérie s'est enfuie comme une voleuse sans même en parler à sa mère, la femme qui l'a porté pendant quatorze longs mois et qui a souffert le martyr pendant vingt sept heures. Ton père a été assez stupide pour la laisser partir et je lui en veux toujours pour cela. Elle nous a quitté au moment où la noblesse nous suspecte d'incompétence et de pacte avec Dieu. Elle aurait pu y aller avec une escorte mais elle a voulu faire sa tête brûlée. Mais j'ai déjà eu cette discussion avec elle et je suis fatiguée de justifier ma colère envers des enfants ingrats. ”
Il reprit sa marche et repéra un collier magnifique qui ressemblait à une pluie de diamants. Lucie le porterait très bien à l'anniversaire de son frère. Oh, Ulrick.
“ Tu n'as toujours pas rempli la mission que je t'ai confiée n'est-ce pas ? J'avais cru t'avoir fait comprendre que c'était important. ”
Elle darda sur lui un regard lourd de jugement et se pencha pour toucher un peu les diamants. Mais son regard était toujours attiré par la grosse pierre rouge de l'autre stand.




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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Ven 22 Avr - 9:55

E
videmment, il fallait toujours que sa mère trouve à redire, même lorsqu'il était question de sa propre sécurité. Certes, elle n'était pas en sucre et il la savait parfaitement capable de se défendre, mais tout de même, elle devait être en quelque sorte plus faible. Yvan n'avait jamais fait attention à ses autres grossesses jusque là. C'était l'affaire d'un an environ et il s'arrangeait pour la croiser le moins possible durant cette période. D'après les dires de son père, Holly était horrible lorsqu'elle attendait un enfant.
Cette fois, pourtant, il avait été bien obligé de la rencontrer, elle revenait tout juste de Modernis State. Encore une imprudence d'ailleurs ! Dès qu'elle avait appris être enceinte, elle aurait dû revenir à Gothik City. Les voleurs qui traînaient dans ce marché, et même les possibles assassins, étaient bien moins dangereux que ces faux-jetons d'humains de la ville du milieu !
Toutefois, il ne lui dit rien de ce qu'il pensait à ce sujet, se contentant d'afficher une expression extrêmement colérique. Et puis, quelques mots suffirent à lui faire réviser son jugement. Elle avait bataillé tandis qu'elle le portait, lui. Aussitôt, un sourire fier flotta légèrement sur ses lèvres et il releva un peu le menton. Cette nouvelle était probablement la meilleure qu'il avait reçue de la nuit.
Sa joie fut néanmoins de courte durée, car sa mère n'eut pas l'air de croire ce qu'il affirmait au sujet de Taesch. Elle saisit même son pendentif et la gorge d'Yvan se serra. Quelle idée stupide il avait eue en l'achetant ! Le prince attendit le verdict avec une petite angoisse. Finalement, Holly ne lui dit pas clairement ce qu'elle pensait, même si le choix de ses mots le dévoilait très clairement.
Il changea de sujet et Holly lui tourna le dos, s'avançant vers un autre stand. Il la suivit, les mains toujours jointes dans son dos. Elle n'avait pas l'air de faire grand cas de ce qu'il lui disait et peu lui importait, pourvu qu'elle oublie cette histoire avec le métamorphe. Certes, il avait promis à ce dernier d'être officiellement son compagnon, mais avec sa mère, c'était difficile. Il ne voulait pas la décevoir, pour rien au monde. Alors il temporisait. Il savait bien qu'il ne pourrait pas continuer comme cela bien longtemps, car Taesch allait réclamer qu'il agisse ou le faire à sa place dans un moment particulièrement gênant. Oui, se promit-il. Avant la fin de cette entrevue avec sa mère, il lui aurait tout dit. Et si Holly von Dast acceptait les choses telles qu'elles étaient, alors le reste du monde n'aurait plus aucune importance.

Pour le moment, c'était assez mal engagé. Il l'avait vexée en parlant de Lucie, même si elle ne s'emportait pas contre lui et semblait plus intéressée par une pierre en vente sur le stand devant lequel ils s'étaient arrêtés. Elle qualifia sa fille d'ingrate et Yvan n'aurait pas été étonné qu'elle pense la même chose de lui à cause de ce qu'il venait de lui dire. Enfin, toute cette situation n'était pas catastrophique par rapport à d'autres moments de leur passé commun.
Il se souvenait parfaitement de leur première énorme dispute. Yvan n'était même pas encore un adolescent à cette époque, mais il détestait parfaitement les humains déjà. Et son opinion au sujet de sa mère n'était pas aussi belle qu'à ce jour. Il avait prononcé ces mots fatidiques qu'il regretterait toute sa vie.

« Tu méprises les humains, pourtant j'en ai été une, avait dit Holly.
-Et alors ? avait-il répliqué avec condescendance. Tu as eu de la chance d'avoir été choisie par un vampire pour qu'il te transforme en une créature supérieure. C'est tout. Si maintenant tu vaux quelque chose, c'est uniquement grâce à Père. Mais en tant qu'humaine, tu n'étais rien du tout, comme tous les autres ! »

La gifle qu'il pensait recevoir n'était jamais venue. Yvan, sur le coup, avait pensé s'en être brillamment sorti, victorieux. Quelle erreur ! Dès le lendemain, Holly lui avait prouvé combien il avait tort, en l'obligeant à devenir ami avec un humain. Elle lui avait clairement signifié qu'elle ne le lâcherait pas tant qu'il ne ferait pas cet effort. Cette période avait été horrible, il s'était senti sali. Le pire avait été quand il avait été forcé d'admettre qu'il appréciait cet humain. Sa mère l'avait félicité, puis donné une baffe monumentale pour terminer en beauté sa punition. Il en avait eu mal à la joue pendant plusieurs jours. Yvan avait réussi à cacher cela à Luscka, qui n'avait jamais été au courant. Quelle honte ça aurait été sinon !
Bien sûr, maintenant, il pourrait sans doute lui raconter cet événement sans avoir à se sentir mal à l'aise. Son meilleur ami hébergeait une humaine après tout. Yvan ne croyait pas un mot de toutes ces rumeurs qui les mettaient en couple, ça n'avait aucun sens. Et pas seulement parce que Luscka était éperdument amoureux de son frère Elijah. Elle était humaine ! Dans le meilleur des cas, on pouvait la voir en tant que forgeronne, ce que préférait faire Yvan. Mais elle était une fonction, pas quelqu'un à aimer ! Luscka devait forcément retirer un bénéfice de sa présence, après tout elle était douée. C'était elle qui avait forgé Quarter Moon, sa faux préférée.

Sa mère avança à un autre stand et Yvan retint un soupir. Allait-elle réellement parcourir tout le marché de cette façon ? Il détestait ce genre de choses. Quand il avait besoin d'acheter un objet, il allait à l'endroit où il savait pouvoir le dénicher. Et parfois, ses yeux rencontraient quelque chose qu'il aimait et il le prenait. Pourquoi est-ce que sa mère s'attardait-elle autant sur des produits qu'elle n'achèterait pas de toute façon ?
Elle le sortit soudain de sa mauvaise humeur pour lui rappeler la mission qu'elle lui avait donnée et Yvan se sentit soudain beaucoup moins sûr de lui. Oh, oui. La mission pour aider Ulrick en ces temps de trouble. Sa bouche se tordit en une grimace oblique et il se prit soudain de passion pour ce collier en diamants.

« Oh, je n'ai pas oublié, mère. C'est simplement que nous n'avons pas eu le temps de nous en occuper. Il y a eu cette histoire d'enlèvement, de piège envers Lucie, et puis Rozen m'a surchargé de travail ! »

Okay, ses excuses n'étaient que moyennement valables. Il devait se rattraper. Tout de suite.
Remarquant l'intérêt persistant de sa mère pour cette pierre rouge bizarre, il rejoint le stand où elle était en deux grandes enjambées. Un autre client semblait s'y intéresser fortement.

« Combien pour cette -
-Je la prends ! clama-t-il avant qu'il ne soit trop tard.
-Heu… Cent-vingt pièces d'or, mon prince.
-Général.
-Général Von Dast. »

Yvan repartit avec son nouveau trésor, décoré d'un petit ruban noir. Il le présenta à sa mère en espérant s'attirer ses faveurs.

« Tenez, Mère. C'est pour vous. Et ne vous en faîtes pas pour Ulrick, j'organiserai l'expédition dès demain. Nous devrions pouvoir partir après-demain. »

Il ne se souvenait plus exactement quand était le bal d'anniversaire de son petit frère. … Oh, au pire,  il ne s'agissait jamais que d'un bal, Ulrick pourrait fort bien le repousser.


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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Lun 25 Avr - 16:30






You. Come. Snuggle. NOW!Où Holly a beaucoup trop de choses à dire
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Elle aurait mit sa main au feu que d'ici à une semaine, Yvan viendrait la défier et lui dire qu'il était en couple avec Taesch Condé, qu'elle soit d'accord ou non. En réalité, Holly s'en fichait bien. Elle avait un peu peur de la façon dont l'Infection pourrait priver la City de Comtesse et elle avait terriblement envie que ses enfants mettent au monde un héritier mais elle savait bien qu'ils feraient uniquement ce qui leur plairait.
La bonne nouvelle dans tout cela était sans doute que son fils avait peut-être bien trouvé le bonheur. Jamais il ne s'était attaché à quelqu'un qui ne soit pas comme lui. Il suffisait de voir son meilleur ami ! Ah … elle espérait qu'il savait ce qu'il faisait et que tout cela ne se terminerait pas très mal.
Mais les choses les plus importantes actuellement n'étaient pas les romances de ses enfants. Elle devait s'occuper de sa famille et de la City avant tout. Et sa première priorité actuellement était de garder sa famille unie. Si elle prétendait être agacée par ses enfants, elle les aimait plus que tout actuellement et ils devaient rester plus soudés que jamais. Bien entendu , les choses étaient compliquées et ils étaient déjà libérés de la menace de Pygargue qui savait ce qui se cachait encore dans les ombres, à attendre son heure.
Elle savait parfaitement que tant que cette histoire ne serait pas réglée, ils ne seraient pas tranquille. La Grande Mort n'était pas qu'une maladie létale, elle était aussi un poison qui venait s'infiltrer jusque dans le château, incitant les esprits faibles à penser l'incompétence des dirigeants.
Parfois, Holly n'était pas aussi forte qu'elle le devrait. Elle vivait une grossesse difficile et bon sang, elle était aussi un vampire comme les autres. Elle était gonflée comme une bonbonne alors qu'elle n'en était qu'à son cinquième mois, elle avait encore des nausées toute la nuit et elle pleurait parfois pour rien. Mais Emilien était toujours là pour elle. Il glissait sa main dans ses cheveux et lui souriant. Il mettait son front contre le sien et lui soufflait de ne pas pleurer. Elle ne serait pas capable de tenir sans lui. D'un autre côté, c'était aussi de sa faute si elle était Comtesse et enceinte.
En reportant son regard sur Yvan elle pencha la tête sur le côté. Il ressemblait terriblement à son grand-père et parfois elle avait peur qu'il la déteste comme son père l'avait haï en son temps. Mais Yvan continuait de l'aimer, même s'il disait qu'il n'aimait personne, surtout pas sa famille. Quand ils se posaient sur elle, ses yeux étaient durs mais presque tendres. Toujours prévenant, il pensait au bien de sa mère avant le sien mais ne cessait de prétendre que c'était uniquement parce qu'elle était la Comtesse.
Elle remarqua un jeune homme, qui se promenait dans le marché. Il était bardé contre le froid, incroyablement couvert de fourrure et il sentait l'humain à un kilomètre à la ronde. Elle se demandait bien à qui il appartenait. Parce qu'un humain aussi bien portant ne pouvait être qu'un calice. Ou un prostitué très prisé. Certes, il y avait certains cas comme le tailleur de son mari mais ils n'étaient pas légion. Ses yeux s'agrandirent de surprise quand elle reconnut le timbre de voix d'Elijah quand le jeune homme demanda combien coûtait une grande dague. Ses oreilles devaient lui jouer des tours.
Elle se retourna pour ne pas s'attarder sur le jeune homme. Il semblait un habitué du marché puisqu'il se rendait de stand en stand assez aisément, sans trop s'attarder. En déglutissant, elle le regarda s'arrêter non loin d'eux et regarder Yvan. Apparemment, ils se connaissaient. Au moins, ils s'étaient déjà vus. Le jeune homme en fourrure fit un signe de la tête pour saluer le Prince et s'enfonça dans la foule. Qu'est-ce que cela signifiait ?
Yvan choisit ce moment pour passer à un autre sujet. Oh, elle savait parfaitement qu'il trouverait toujours de bonnes excuses pour ne pas avoir accompli sa mission. Elle avait sur les lèvres un goût amer mais elle savait aussi que le temps ne se prêtait plus à cette expédition. Ils devaient rester unis. Qui plus est, elle avait une autre mission à confier à son fils aîné. Une mission de la plus haute importance.
Le Prince s'en alla avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre et lui ramena l'étrange pierre. Elle sourit doucement en la prenant. Elle avait la texture du lézard extrêmement écailleux et la teinte du sang. Deux fois plus grosses que le poing d'Yvan, elle ne conviendrait pour aucun bijou mais la Comtesse s'était senti attirée tout de suite. Elle ressentit une sorte de vibration en quitta la pierre des mains pour la confier à son garde du corps et frémit en la voyant disparaître sous sa cape.
Yvan décida de se rattraper et elle posa sa paume sur la joue de son fils caressant sa peau avec son pouce, doucement. Elle secoua doucement la tête et lui prit la main. Elle se sentait faible et elle souhaitait rentrer. Elle lui intima de le suivre et les mena à une voiture non loin de là. Un cocher attendait, jetant des morceaux de carottes aux deux chevaux à la robe blanche qui mèneraient le fiacre. Elle lui ordonna de les ramener et s'engouffra dans l'habitacle froid.
Elle reprit la parole d'une voix plus douce alors que leur véhicule s'ébranlait. Le clapotis des sabots était lent mais cela ne la dérangeait pas.
“ Ne t'en fais pas, Yvan, cette mission attendra. Ulrick a dû repousser le bal de son anniversaire par trois fois, de quoi aurions nous l'air si nous le refaisions encore ? Et puis … j'ai autre chose à te confier. Quelque chose de prime importance. Ne me déçois pas, cette fois, mon fils. ”
Elle prit les mains de son fils et le regarda dans les yeux. Ce ne serait probablement pas facile de lui demander cela mais elle le devait. Pour la famille.
“ L'enfant que je porte est celui de ton père et j'espère que tu n'en doutes pas un instant. Mais des rumeurs disent que j'ai prit un amant que ce jeune homme est le véritable père de ton petit frère, ou ta petite sœur. J'ai remonté la source de la rumeur et il se trouve qu'un fils de la famille Feralis prétend être mon amant. J'ai besoin que tu mènes l'enquête et que tu le discrédite. Assez de poids pèse sur notre famille et je ne peux demander qu'à toi. Elijah partira demain pour rejoindre le Duc Von Hochen à Modernis State, Ulrick doit organiser son bal et bientôt son mariage et Lucie … Lucie est en plein apprentissage et je ne peux la déranger avec cela. ”
Elle espérait qu'il comprendrait parfaitement les besoins de cette mission. Si l'enfant à naître était réputé pour être le fils d'un autre, il vivrait avec une épée au dessus de la tête en permanence et elle ne pouvait pas permettre cela.




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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Jeu 28 Avr - 15:36

Y
van n'était pas entièrement concentré sur la présence de sa mère. Il prêtait attention à tout ce qui se passait autour d'eux, attentif au moindre mouvement suspect. Leurs gardes du corps s'occupaient déjà de cela, mais le prince estima qu'une paire d'yeux supplémentaire n'était pas de trop pour protéger la Comtesse en plein marché. C'était le lieu préféré des assassins et une menace planait sur leur famille en ce moment, bien que cet humain ait réussi à la retarder quelque peu. Pygargue… Il avait très probablement flambé avec son manoir et les restes de ses expériences ratées que les hommes de Rozen avaient retrouvés sur place.
Ainsi, à force de jeter des coups d’œil rapides alentour, Yvan finit par croiser le regard d'un humain, qui le salua d'un signe de tête. Le prince lui renvoya une œillade furieuse, qui signifiait très clairement que s'il essayait de l'approcher, il repartirait sans tête.
Cet humain n'était nul autre que le prostitué que Luscka utilisait pour… Il ne savait pas pourquoi exactement, ce genre de rapports le dépassait totalement. En tout cas, son meilleur ami l'avait choisi parce qu'il avait, apparemment, une voix similaire à celle d'Elijah. Donc, à défaut de pouvoir coucher avec son frère cadet, il le faisait avec un simulacre du prince. A ses yeux, cette décision était complètement idiote, mais il n'avait pas envie d'ennuyer Luscka avec cela. Son ami souffrait et puis ils avaient déjà discuté de cela. Yvan résista donc à l'envie de rejoindre cette catin pour lui demander si le duc lui rendait toujours visite et poursuivit sa conversation avec sa mère.

Un peu plus tard, espérant se faire pardonner, Yvan revenait vers sa mère après l'avoir quittée un court instant, juste pour lui acheter une grosse pierre rouge sur laquelle elle semblait avoir flashé. Le bijou, si c'en était bien un, était énorme et sa texture ressemblait à celle des lézards. Elle irradiait d'une étrange énergie, sans doute minérale. Yvan lui-même s'en souciait peu, il n'avait aucun intérêt pour les grosses pierres précieuses, ni même les joyaux en général.
Sa mère sembla très intriguée par la pierre, puis la confia à son garde du corps, qui la cacha prestement sous sa cape. Après quoi, elle lui caressa la joue, s'attardant. Yvan songea alors qu'il avait bien fait et qu'il était presque pardonné pour avoir manqué à ses devoirs. Puis, sans rien dire, elle lui prit la main et l'entraîna vers la voiture qui l'attendait. Il entra à l'intérieur à sa suite et croisa les bras une fois installé dans son siège, l'une de ses chevilles appuyée sur un genou. Ce n'était certainement pas la position la plus élégante ou confortable que pouvait avoir un prince, mais c'était celle qui permettait d'être efficace le plus vite possible en cas d'attaque.
Holly attendit que le fiacre démarre pour parler et Yvan banda ses muscles pour ne pas être trimballé de droite à gauche. Si le cocher passait dans un trou, il allait lui faire sa fête. La Comtesse était enceinte, que Diable !
Ce que sa mère lui dit le surpris et le ravit à la fois. Une mission de prime importance ? Quoi de mieux pour se faire pardonner son écart de conduite ? Ensuite, quand ce stupide bal serait oublié, ils iraient Ulrick et lui à la recherche de cette plante. Il sourit et hocha la tête, prêt à connaître le contenu de l'ordre de mission.

« Je ne te décevrai pas, mère. »

Il avait ce petit ton féroce caractéristique de son engouement à se lancer dans quelque chose de possiblement dangereux et violent. Holly se pencha alors pour saisir ses mains et Yvan fut bien obligé de décroiser les bras. Cette mission devait réellement être très importante.
A la fin de sa première phrase, Yvan leva les yeux au ciel. Non, il n'en doutait pas un seul instant. Comment aurait-il pu ? Ses parents étaient toujours fourrés ensemble, ou peu s'en fallait. Et leurs ébats n'étaient pas spécialement discrets. Yvan les avait surpris une dizaine de fois, soit de vue, soit au son et ça avait été à chaque fois une nouvelle expérience traumatisante. Apparemment, tout le monde n'était pas de son avis et l'origine de la grossesse de la Comtesse ne semblait pas si évident. Ou alors, comme d'habitude, c'était un prétexte pour batailler. Ces nobles feraient mieux de se préparer pour la vraie guerre ! S'ils mettaient autant d'énergie contre Modernis State que dans leurs histoires, la ville du milieu serait déjà sous leur contrôle !

Lorsqu'elle eut terminé de lui rapporter de quoi il retournait, Yvan reposa sa jambe et se pencha à son tour, serrant plus fort les mains de Holly. D'une voix profonde et la fixant droit dans les yeux, il lui promit d'un ton sans appel :

« Je réussirai, mère. Sois sans crainte. J'emmènerai… Quelqu'un. Je ne sais pas encore qui. »

Il avait immédiatement pensé à Luscka, mais le médecin était indisponible. Il avait sa propre mission. Et puis, le pendentif qui se balançait contre son torse lui rappela que Taesch n'était pas seulement un ennuyeux petit noble avec un avantage sexuel confortable. Il était aussi un homme d'action et serait parfait pour cette mission. Toutefois, il hésitait à en parler à sa mère.
Mais, c'était peut-être bien le moment idéal pour avouer la vérité, même s'il brûlait d'envie de lui en demander plus au sujet de ce fameux apprentissage que suivait Lucie. Avec une grande inspiration, Yvan se redressa et croisa de nouveau les bras. Sans plus oser regarder sa mère, il se lança :

« Mère, j'ai quelque chose à t'avouer. Je sais que ce n'était sûrement pas ce que tu imaginais pour moi, mais… Je suis en couple avec Taesch Condé. Et je… Je... »

Il se tût l'espace d'une seconde, se mordit l'intérieur des joues. Puis, il releva les yeux et les planta dans ceux de sa mère. Il allait devoir affronter son courroux. Mais c'était la chose à faire.

« Je l'aime. »


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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Ven 13 Mai - 14:31






You. Come. Snuggle. NOW!Où Holly a beaucoup trop de choses à dire
feat. Yvan




Dix ans après la naissance de Lucie, elle avait affirmé à qui voulait l’entendre que plus jamais elle ne pourrait avoir d’enfant. Certes, elle avait encore un ovule de libre mais elle était certaine de ne jamais l’utiliser. C’était tout à fait hors de question. Elle avait connu la maternité bien trop de fois et elle savait qu’il y avait trop de risques à avoir autant d’enfants. Elle voulait tout savoir sur eux et en avoir un cinquième signifierait qu’elle n’aurait pas le choix : elle devrait forcément un peu moins surveiller les autres.
Désormais, elle avait le ventre d’une femme enceinte d’octuplés – du moins lui semblait-il – et elle avait du mal à se déplacer. Elle mangeait comme quatre et n’arrivait pas à se décider sur le prénom qu’aurait son fils. Oh, combien elle espérait que ce soit un fils … elle n’avait eu qu’une fille mais ça avait été la chose la plus éprouvante de sa vie. Elle ne savait même pas si Lucie l’aimait au final.
Son regard capta une très belle jeune femme sur le bord de la route. Elle avait de très belles bottes de pluie en velours renforcé agrémenté de petits points noirs et une robe assez courte, presque entièrement dissimulée par son manteau. Elle baissa la tête quand elle se rendit compte que cette jeune femme était nulle autre que celle qu’elle avait ramené de Modernis State. Oh … Le bal arrivait à grands pas. Ce serait dur de lui apprendre la vérité.
Au début, elle avait compté prendre le thé avec elle mais ce ne serait que lui donner la possibilité de fuir et ce serait bel et bien dommage de voir sa mère la menacer encore plus alors qu’elle était déjà au pied du mur. Comment cette femme, qui avait autrefois été une de ses grandes amies avait-elle pu l’abandonner comme cela au profit d’un mariage d’intérêt ? Elle désirait désormais plus que jamais sa mort. Elle lui avait donné sa confiance et elle n’aurait pas dû.
Elle secoua la tête et se concentra sur les gouttes d’eau qui dévalaient la vitre à sa gauche. Yvan détestait les voitures, il préférait aller à pieds, souvent par les toits. Mais elle ne pouvait plus se permettre une telle fantaisie avec son enfant …
Elle sourit doucement quand elle vit la moue étrange sur le visage de son fils. Certains le disaient inexpressifs mais il l’était beaucoup plus que ce que pouvait laisser présager cette façon qu’on avait de froncer les sourcils en permanence. Parfois, il souriait. Et pas cruellement. Parfois, il était surprit et soulevait ses sourcils si haut qu’elle pensait qu’ils allaient s’envoler. Et puis, il y avait tellement de fluctuations dans ces froncements de sourcils !
Elle savait parfaitement que son fils était du genre impénétrable et impitoyable. Un peu comme elle. Mais elle espérait que ce cabot de Tæsch était bel et bien celui qui réussirait à percer cette barrière qu’il avait dressé autour de son cœur. Il lui avait semblé qu’il n’était pas de ce genre là mais elle ne connaissait pas tout de leur relation. Heureusement d’ailleurs, ses enfants avaient bien droit à un peu de vie privée. Juste un tout petit peu.
Son fils lui affirma qu’il ne la décevrait pas et elle sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Au bon sang, elle avait envie de lui dire qu’il ne l’avait jamais déçu, pas une seule fois, mais c’était probablement faux. Yvan étant le portrait craché de sa mère, elle avait sans doute attendu un peu trop de perfection de lui. Dès le moment où il avait clamé avoir détesté les humains, elle l’avait forcé à en fréquenter. Quand il s’était battu presque à mort avec son meilleur ami pour cette stupide place de général, elle l’avait giflé comme jamais. Et puis, de temps en temps, il la faisait lever les yeux au ciel. Comme cette fois où il avait commencé son obsession des tourelles.
Elle sourit doucement en hochant la tête quand il accepta la mission et poussa un soupir de soulagement, caressant doucement son ventre. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas eu d’enfant, presque six cent ans. Elle ne savait plus, les informations s’étant perdu depuis longtemps dans les méandres de sa mémoire, si elle avait été aussi enflée auparavant. Ni si ses nausées avaient duré aussi longtemps.
Et puis, Yvan se lança. Il lui avoua qu’il était en couple – ‘‘en couple’‘ sérieusement, elle ne l’avait jamais entendu dire cela de cette façon – et qu’il était amoureux de lui. Elle écarquilla les yeux et eut un mouvement de recul, absolument choquée par la dernière partie.
“ Oh mon petit Yvan, je … je ne pensais vraiment pas que vous en étiez arrivés là, je dois te l’avouer …”
Elle sourit doucement et reprit la main de son fils qu’elle avait lâché un peu plus tôt. En penchant la tête sur le côté, elle reprit la parole.
“ Yvan, tout ce que je voulais pour toi, c’était le bonheur. Si tu peux un jour être heureux avec Tæsch Condé, qu’il en soit ainsi. J’espère juste que tu sais ce que tu fais et les risques que tu prends. En dehors de sa réputation de briseur de cœurs, qui est je pense réellement justifiée, il y a aussi le fait qu’il soit en vie depuis si longtemps qu’il a plus d’ennemis que tu n’en auras jamais. Je ne veux pas que tu te mettes en danger. Sans compter le fait qu’il est assassin et peut mourir à tout moment.”
Non, elle n’était pas emballée. Tæsch prenait et semait la mort sur son passage sans jamais donner la vie. Il était du genre à ravir leurs cœurs et les âmes. Oh, comme elle avait espéré que son fils trouve quelqu’un de gentil et d’attentionné. Comme son meilleur ami ou le fils aîné des Kalingrad. Mais Yvan aimait le danger et seul quelqu’un de plus fort que lui et d’aussi horrible que lui pourrait un jour ravir son cœur.





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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Dim 15 Mai - 14:17

I
l s'attendait à ce que sa mère se mette à tempêter contre lui. Qu'elle lui interdise même de voir Taesch et le gifle dans un accès de colère maternelle monumental. Pire que tout, il s'attendait aussi à ce qu'elle lui dise à quel point elle était déçue de lui. Mais ces moments n'arrivèrent jamais et il n'eut donc pas à les affronter courageusement. Holly se contenta de marquer sa surprise, avançant qu'elle ignorait qu'ils en étaient « là ». Yvan fronça les sourcils. En fait, il ne pensait pas qu'elle fut ainsi au courant de leur relation. Quelque chose lui avait échappé dans l'histoire. Est-ce que tout le monde était au courant, comme le lui avait dit Ulrick ? Il ne l'avait pas cru, avait pensé que c'était une boutade de la part de son plus jeune frère. Apparemment, il s'était fourvoyé. Depuis combien de temps alimentait-il les rumeurs de la cour ? Oh, non… S'il annonçait officiellement sa relation avec Taesch, il passerait peut-être pour un parfait idiot.

Finalement, la Comtesse lui reprit la main et lui fit part de ses inquiétudes au sujet de Taesch. Il était un briseur de cœurs, là-dessus elle s'accordait avec Luscka. Mais la seconde partie et la plus importante le prit totalement au dépourvu. Il baissa les yeux, réfléchissant. Des ennemis ? Le danger ? Il soupira après un instant et regarda de nouveau sa mère droit dans les yeux.

« Peu importe ses ennemis. Je dois être la seule personne assez crainte dans Gothik City pour pouvoir être avec Taesch sans trop craindre pour sa vie. Quiconque osera s'attaquer à nous finira en morceaux trop petits pour pouvoir être identifiés. Si on retrouve le corps… Il est dangereux, mais c'est aussi un atout. Il sait se débrouiller et je sais qu'il ne me mettra pas en péril inutilement. Quant à sa réputation... »

Il fit la grimace et se recula dans le fond du siège, reprenant possession de ses mains alors qu'il croisait étroitement les bras sur son torse. Par la vitre du carrosse, il voyait lentement défiler le paysage urbain de Gothik City.

« Ca paraît idiot de dire ça mais avec moi ce sera différent. Et quand bien même il se ficherait de moi, il le regrettera très vite. Je ne fais pas partie de ces imbéciles qui se désespèrent pour une trahison amoureuse. »

C'est alors que la voiture se stoppa brutalement en pleine rue étroite. Trop brutalement. Quelque chose clochait. Yvan avança sa main vers la poignée pour sortir voir de quoi il retournait, quand quelque chose de sombre s'écrasa mollement sur la vitre dans un bruit mouillé. Le prince identifia une masse boueuse, peut-être pire, et la regarda un instant couler lentement. Une clameur furieuse s'éleva alors et il décerna quelques mots inquiétants. Il était question de la Comtesse, de sa grossesse et du signe d'un malheur. Il ordonna rapidement à sa mère de rester à l'intérieur et sortit prestement de la voiture avant de grimper sur le toit. La rue était bloquée des deux côtés par des caisses et des groupes de gens. Les humains et les vampires se mêlaient, ne partageant pour point commun que leur appartenance au bas-peuple. Yvan dégaina son épée, ce qui lui permit de renvoyer une pierre qui lui était destinée par-dessus les toits. Quelques personnes utilisaient leurs pouvoirs et il pouvait voir des étincelles élémentaires et entendre des bruits d'animaux. Un homme, un humain probablement, grimpa alors sur une pile de caisses et se mit à parler. Sa voix résonna aux alentours comme s'il avait crié dans un mégaphone.

« Nous sommes en pleine crise et la Comtesse est enceinte ! Aucune importance, vous dîtes-vous ? Et bien ce n'est pas exactement ce que les voyantes et les liseurs d'avenirs m'ont dit ! »

Quelques gardes tentèrent d'intervenir, mais ils furent repoussés par des vampires. Yvan se dit que même si la tentation était grande, lancer son épée en travers de la gorge de celui qui excitait la foule ne ferait qu'empirer les choses. En fin de compte, il avait appris quelque chose auprès de son père.

« Cet enfant est le signe d'un grand malheur qui s'abat sur notre ville ! Vampires, humains ! Nous sommes divisés naturellement par les lois de la nature ! Mais aujourd'hui, oublions que nous sommes proies et prédateurs ! Aujourd'hui, défendons-nous face à une menace qui nous tuera plus vite et plus sûrement que les crocs affamés de ceux qui nous dominent ! »

La foule grossissait. L'homme sentit qu'il était temps de balancer sa stupide prophétie probablement inventée de toutes pièces.

« Si ce prince vient au monde, la Grande Mort le sera plus encore ! Il sera le porteur funeste de la maladie, décimant tout sur son passage ! Et il n'épargnera même pas ses parents ! Il sera un monstre ! Une horreur que notre monde n'a encore jamais vu, ou sinon lors de temps immémoriaux ! Le seul moyen d'enrayer ce mal ce trouve dans cette voiture ! »

Tous les regards se portèrent dans sa direction et Yvan se tint prêt à se battre. Il trancherait la tête de quiconque oserait approcher d'un peu trop près sa mère.

« Il faut sacrifier la Comtesse ! Comtesse Von Dast ! Entendez-vous votre peuple qui vous implore de lui venir en aide ? Comtesse ! Venez et offrez votre vie ! »

Yvan rugit et fendit l'air de sa lame, qui siffla, alertant les gens rassemblés ici.

« Osez seulement essayer de lui faire le moindre mal !
-Comtesse Von Dast ! Faîtes le bon choix ! Faîtes le choix de la sagesse ! »

Pourvu qu'elle ne soit pas assez folle pour obéir à cet imbécile et reste dans la voiture. Il était parfaitement capable de décourager ces fous. Il lui suffirait d'en tuer quelques-uns pour qu'ils retournent chez eux, la queue entre les jambes.


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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Lun 30 Mai - 15:11






You. Come. Snuggle. NOW!Où Holly a beaucoup trop de choses à dire
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La véritable difficulté dans le fait d’avoir des enfants ne résidait pas dans le fait de les mettre au monde, pour Holly. Plutôt dans celui de les faire rester dans ce même monde. Au cours des huit cent longues années durant laquelle elle avait été mère, Holly n’avait apprit que peu de choses qu’elle ignorait. La principale ayant été de ne jamais donner des signes contraires aux enfants. Mais il y avait quelques autres détails qui avaient fini par prendre sens quand elle était devenue plus sage.
Les murs qu’elle avait construit entre la vie du comte et la vie de famille n’avaient été qu’une vaste blague. Ses enfants étaient de sang comtal, ils étaient destinés à régner. Leur cacher les difficultés qu’avaient Emilien et Holly avait été et pour Ulrick et Lucie, elle s’était contenté de leur cacher les pires choses qu’elle avait expérimenté. Ils avaient connu tout de suite la notoriété, les problèmes et les envieux.
Elle avait aussi très vite comprit qu’elle était le ciment de cette famille. Quand Yvan et Emilien se boudaient, elle était celle qui les réconciliaient. Quand Lucie et Elijah ne se comprenaient pas, elle les aidait à aller l’un vers l’autre. Et si elle avait la joie et l’honneur de garder cette famille intacte, en être la pièce centrale était parfois … frustrant. Elle ne pouvait plus se battre comme elle l’avait pas fait auparavant, par exemple.
Et pour rester dans les métaphores de la construction, elle était aussi celle qui devait creuser les fondations de leurs relations avec toute la noblesse. Tous ceux qui voulaient se rapprocher de la famille comtale gravitaient plus ou moins loin d’elle. Et plus ils se rapprochaient, plus elle se méfiait.
La vie n’était pas toujours facile, c’était vrai, mais elle n’aurait échangé sa vie avec celle d’une femme normale pour rien au monde. Il y avait toujours des bonnes choses à être aussi importantes. Par exemple, il y avait la joie de pouvoir s’habiller comme elle le souhaitait. Les jours où elle décidait de mettre un pantalon, Gothik City dans son entièreté la trouvait audacieuse et non pas grossière.
Elle avait aussi un total contrôle sur les fréquentations de la Cour. Presque en tout cas. Elle ne pensait pas un jour évincer la Maison en Noir et Blanc des hautes sphères – les Condé étaient bien trop vieux et importants – mais elle avait réussi à faire envoyer une Kalingrad en apprentissage au temple après que celle-ci l’ait insultée en public.
Quoiqu’il en soit, elle était heureuse d’être là où elle était, d’avoir les enfants qu’elle avait et d’être aussi active dans la vie de la Cour. Elle était heureuse que son mari ait été aussi obsédé par sa personne. Honnêtement, elle ne l’avait pas aimé de suite. Mais il avait été si tendre, si gentil et si confiant avec elle qu’elle était rapidement tombé sous son charme. Pour au final l’aimer à en mourir, en apprenant à le connaître.
Les enfants étaient un sujet important qu’Holly aurait aimé aborder avec ses fils. Mais c’était bien entendu impossible avec Yvan à présent. Il était en couple avec un homme qui avait déjà deux enfants et il avait montré son dégoût pour ses frères et sœur quand ils étaient petits, il ne voudrait pas d’enfants. Sauf si, bien sûr, Tæsch en voulait.
Il était très clair que si elle voulait avoir des petits enfants, elle devrait se tourner vers Ulrick et Lucie. Elijah avait l’air complètement mordu de Luscka von Hochen, sans vouloir faire de mauvaise jeu de mot, et elle ne voulait pas le rendre malheureux et lui imposant un mariage forcé. Quant à Ulrick … Mince, elle devrait prévenir Yvan à propos du mariage de son frère.
Elle se sentait sale d’imposer ça à son fils cadet mais il était assez grand pour prendre ses responsabilités envers la famille. C’était pour la famille qu’elle le forcerait à se marier à la jeune Fell. Parce que sa mère avait eu la bonne idée de les trahir, de poignarder Holly dans le dos. Elle se sentait encore honteuse de ne pas avoir vu ce revirement venir. Elle aurait dû.
Yvan la rassura comme il put et elle sourit doucement en hochant la tête. Il avait parfaitement raison sur ce point au moins : Tæsch et Yvan formeraient un couple imbattable sur bien des plans. Si différents soient-ils, ils se rejoignaient au moins sur une chose : ils étaient parfaitement capable de gérer les menaces qui planaient sur leurs têtes. Si Tæsch n’était mort qu’une seule fois en huit mille ans, il pouvait bien protéger un peu Yvan.
Elle hocha la tête quand il lui affirma ne pas être un imbécile et que ce serait Tæsch qui le regretterait si jamais il lui brisait le cœur. Avec un sourire en coin, elle serra un peu plus ses mains.
“ Pardonne moi mon fils, tu as raison. Tu as bel et bien pensé à tout.”
La voiture s’arrêta brutalement et le haut de son crâne cogna le plafond du fiacre. En faisant une moue douloureuse, elle se frotta les racines des cheveux.
Yvan était sur ses gardes et il avait raison. Ils étaient en plein milieu de ce que certaines personnes appelaient ‘la véritable Gothik City’. C’était une bande de ville entre le quartier noble et les bas quartiers, où les voleurs étaient nombreux et sans gêne.
Yvan lui donna l’ordre – il avait du culot ! – de rester à l’intérieur et elle soupira. Oui, elle allait rester à l’intérieur jusqu’à ce qu’elle en ait assez. D’ici, elle pouvait entendre la clameur du peuple. Elle n’avait pas peur cependant. Depuis qu’elle était Comtesse, elle avait tué dans l’œuf une bonne dizaine de rébellion dont quatre juste en montrant sa personne. Le bas peuple s’emportait facilement et c’était son rôle de les calmer.
Quelqu’un lança un ‘allons tuer des corbeaux!’ et elle soupira doucement. Pourquoi tout le monde devait toujours s’en prendre à ses corbeaux quand il y avait une révolte ? Vraiment, les gens étaient d’un classique … Une voix plus forte s’éleva et elle écouta patiemment. Il était ridiculement grandiloquent et serait sans doute moqué dans un spectacle de marionnettes pour les prochains mois. Ce qui la ferait beaucoup rire.
Son discours continua, crescendo. Ah, maintenant il fallait la sacrifier. Quand Yvan se mit à les menacer, elle décida qu’il était temps de regagner la voix du peuple. La porte s’ouvrit rapidement sous une simple pression et elle s’avança sans aucune crainte. Si l’un d’entre eux esquissait le moindre geste, il serait empalé par une pointe de terre ou de rocher. Ses vêtements étaient parfaitement accordé à la neige et elle était plus Comtesse que jamais.
“ Mes enfants, mes fils, mes filles … croyez vous vraiment à ces inepties ? Je suis votre mère à tous et si j’avais la sensation une seule seconde – une seule seconde vous dis-je – que cet enfant pourrait porter atteinte à notre Cité, je me sacrifierais moi-même sur l’autel du bien commun. Mais l’héritage de notre Comte adoré que je porte en mon sein n’est pas un monstre. En réalité, il s’agit bien là de deux enfants, deux jumeaux. Une véritable bénédiction de notre seigneur Satan car comme tous le savent, les jumeaux sont des élus de notre sombre seigneur.”
Elle se signa rapidement – un point sur le front, un autre sur le ventre et deux sur les hanches, formant une croix inversée – et la foule sembla retenir son souffle. Oublié le prédicateur en papier, oubliée la menace, elle avait de nouveau toutes les cartes en main. Elle s’avança doucement et forma un escalier de pierre pour arriver à l’agitateur sans heurt. Une fois en face de lui, alors que tout le monde était subjugué, elle passa sa main sur sa joue.
“ La famille Von Dast – votre mère, votre père, vos frères et sœurs – s’emploie à résoudre le mal qui ronge notre belle cité. Vous l’avez entendu vous même, le médecin du Comte est parti chercher les derniers éléments qui nous manquent pour régler le problème. Enfin, notre cité resplendira comme avant, bientôt. Mais nous avons besoin de vous, de votre soutien, de votre patience. N’avons-nous pas aidé à soigner vos malades récemment ? N’avons nous pas enterré vos morts dans notre forêt même ? Gothik City se souvient de tout ce que nous avons fait pour elle.”
Elle sourit au prédicateur, apparemment soulagé. Et lui craqua prestement le cou, sans effusion de sang. Il s’écroula, proprement, à ses pieds.
“ Mais je ne laisserai personne essayer de salir notre nom. Je ne laisserai personne essayer de nous arracher – de vous arracher – le futur de Gothik City. Mes enfants œuvreront pour le bien de notre belle cité et je vous en supplie, je vous en supplie ne laissez personne leur faire du mal avant qu’il ne puissent vous faire du bien.”
Les clameurs venant de la foule se firent enragées, fiévreuses, presque joyeuses. Le feu de la justice brûlait en eux et on l’escorta à son carrosse sans qu’aucun mal ne lui fut fait. Bien vite, elle fit signe à Yvan de venir à l’intérieur et quand on referma les portes sur eux, elle frémit. Ses mains tremblaient légèrement. Elle avait peut-être bien eu peur au final.  





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MessageSujet: Re: You. Come. Snuggle. NOW!   Dim 5 Juin - 9:49

Y
van serrait la poignée de son épée, surveillant plus attentivement les groupes de vampires qui empêchaient les gardes de la Cité d'agir que la foule humaine et nauséabonde. Il savait que les militaires n'attendaient qu'un ordre, un geste de sa part, pour se ruer sur les habitants en colère. Le prince aurait aimé de tout son cœur le faire, il avait si peur pour sa mère. Mais son père avait raison, la violence ne pouvait pas tout résoudre. Parfois, elle ne faisait qu'empirer les choses ! Précisément dans ce genre de cas. Yvan ne voulait pas être responsable d'une révolte urbaine. Et si cette foule en venait à les attaquer, au moins ils n'auraient fait que se défendre, on ne pourrait pas les accuser de trancher dans le vif de leur peuple.
Alors que la clameur prenait une plus grande ampleur, la porte du carrosse s'ouvrit et Holly en jaillit. Elle était belle, digne. Tout le monde la regardait, attendant impatiemment la décision de la Comtesse. Dès qu'elle eut fait trois pas en direction de la barrière vivante, Yvan se laissa tomber du toit de la voiture et se tient juste un peu en retrait de sa mère. Son regard furieux scrutait la foule, attentif au moindre signe hostile. Il trancherait la tête du premier qui s'approcherait trop près de Holly von Dast.
Cette dernière annonça alors la naissance de jumeaux. Des jumeaux ! Yvan marqua autant de surprise que la foule, peut-être même plus, mais son exclamation mourut dans la rumeur alentour. Deux ? Bloody Hell, il n'avait pas les nerfs pour deux gosses de plus. Bien sûr, tout le monde se signa, et surtout les vampires. Quelques humains, qui s'accrochaient certainement à leur dieu miséricordieux, se contentèrent de plaquer leurs mains sur leurs cœurs. Ils avaient beau se déclarer catholiques, ils n'en restaient pas moins ravis que Satan leur accorde ses faveurs.
Holly fit alors monter un escalier de pierre sous ses pieds, qui apparaissait au rythme où avançaient ses pas. C'était d'une beauté époustouflante et Yvan adorerait faire la même chose un jour. Mais il n'en aurait probablement pas l'occasion. La grâce, ce n'était pas vraiment sa tasse de thé.
A la surprise générale, Holly craqua le cou du prédicateur. Yvan banda ses muscles, s'apprêtant à faire couler le sang, mais la Comtesse avait bien abattu ses cartes. La foule n'était pas loin d'applaudir son geste, en tout cas beaucoup la fixaient comme si elle rayonnait. Puis, ils s'agitèrent. Mais ce n'était en aucun cas menaçant. Yvan fit signe aux gardes de ne pas empêcher le mouvement populaire et resta auprès de sa mère jusqu'à ce qu'elle monte dans la voiture. Il donna silencieusement ses ordres aux militaires avant de la rejoindre. Ils allaient surveiller l'évolution de la foule, débarrasser les pavés du corps mort et laisser les gens retourner tranquillement à leur quotidien.

Avec un soupir de soulagement, Yvan se laissa tomber sur la banquette, en face de sa mère. Son épée reposait à côté de lui. Il regarda par la fenêtre :

« Et bien, ce sera comme si rien de tout cela ne s'était passé. Bravo mère, tu as transformé une rébellion en ovation pour ta propre personne. Mais, des jumeaux ? Pourquoi ne m'as-tu… ? »

Il tourna la tête vers sa mère et s'interrompit. Holly tremblait. Légèrement, mais assez pour qu'il le remarque. Finalement, elle n'avait pas été aussi sûre d'elle qu'elle l'avait montré. Alors que le carrosse se rapprochait des grilles du château, Yvan se pencha en avant et saisit les mains de la Comtesse pour les caresser doucement de ses pouces.

« Tout va bien maman. C'est terminé. De toute façon, je ne les aurais pas laissés te faire du mal, tu le sais. N'est-ce pas ? »

Pourquoi est-ce que tout le monde autour de lui trouvait soudain que c'était une bonne idée de se montrer vulnérable en sa présence ? Pourquoi est-ce que tout le monde ne pouvait garder son rôle fort et imposant ? Etait-ce à cause de l'Infection ? Lui ne voulait pas montrer ses faiblesses. Il avait déjà montré qu'il avait un cœur, cela suffirait jusqu'au prochain centenaire, au moins. Même quand ce curieux mage l'avait drogué et menacé, il était resté digne et fier. Bien sûr qu'il n'était pas tout puissant, évidemment qu'il avait parfois besoin de l'aide de ses proches, mais jamais il n'admettrait cela comme une quelconque faiblesse. Il avait banni la peur de son répertoire émotionnel il y avait longtemps maintenant.
Mais il y avait ces moments, comme aujourd'hui, où il ne pouvait pas juste être le prince noir. Alors il passa sur l'autre banquette et prit sa mère dans ses bras. Il la garda ainsi jusqu'à ce que la voiture se stoppe. Reprenant son épée au passage, il descendit et attendit que sa mère en fasse de même avant de l'accompagner dans le hall.

« Je ferai mon rapport à Rozen, mère. Allez vous reposer et vous détendre. »

Il se contenta de frôler son bras avant de disparaître dans les escaliers menant aux chambres. Il devait donner son cadeau à Taesch.  


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