Vampires vampires vampires : infection
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 Rain on the City

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MessageSujet: Rain on the City   Ven 18 Sep - 15:09






Rain on the CityOù Holly entend bien faire part de son opinion
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Les gouttes roulaient le long de la peau blanche du vampire. On aurait dit de la porcelaine, prête à se briser à n'importe quel instant. Elle semblait si fragile et Holly savait pourtant à quel point cette peau était dure à percer. Comme le cuir, avec les années, elle s'était endurcie et même si elle était plus douce au toucher que de la soie, elle était aussi résistante qu'un morceau de métal trempé.
Emilien réussit à rompre sa fascination en passant une main sur sa nuque et elle sourit, reportant son regard sur le visage de son mari. Il semblait très concentré et comme investi d'une mission divine. Et pourtant, ce n'était rien d'autre qu'une nouvelle fois où ils unissaient leurs corps. Mais le Comte était toujours comme ça. Il agissait toujours comme si c'était la première et la dernière fois, oh ! , Emilien était si passionné et dévoué.
La pluie coulait aussi sur sa peau et elle se dit soudain que cela faisait un moment qu'ils ne l'avaient pas fait sous la pluie battante comme cela. Ils étaient dans un petit coin secret des jardins, un ancien endroit à l'abri où se retrouvaient les amants interdits. Sur le banc de pierre froide où était allongé Emilien, tout semblait plus éthéré. Même lui, même elle. En lui offrant un nouveau sourire, elle plongea sur sa gorge. Quelques gouttes de sang tombèrent, se fondant dans les gouttes de pluie sur la peau de porcelaine du Comte.
Aussi, elle décida de jouer le jeu, pour une fois. D'agir comme Emilien, de tout prendre considérablement au sérieux et de faire comme si une quelconque catastrophe allait bientôt les faucher tous les deux. Oh mais elle savait que ce ne serait pas le cas. A eux deux, ils étaient plus fort que l'enfer lui même.

Quand la dernière morsure fut refermée, ils se dirigèrent vers leur chambre. Ils n'avaient pas vraiment le choix à vrai dire, ils devaient se dépêcher de se changer. Ils ne pouvaient décemment pas se rendre à une décision aussi importante avec des vêtements trempés. Qui plus est, la robe en dentelle d'Holly était toute déchirée vers le bas et Emilien avait du sang sur sa chemise. Elle n'aurait pas dit non à un bon bain mais ce serait pour plus tard.
Elle choisit une robe près du corps, sans manches. La soie couleur café était recouverte d'une dentelle ouvragée à motif floral aussi noire que la nuit. Un nœud discret sur la nuque permettait de resserrer le col montant ou de laisser une partie du dos nu. Elle choisit d'être décente pour une fois et de resserrer le nœud. Après tout, c'était une réunion de crise.
Son mari partit le premier pour ouvrir la séance et elle prit le temps de refaire son maquillage. Elle était une Comtesse après tout, elle devait être parfaite en toute circonstance. En offrant un sourire parfait à son reflet, elle enfila une longue veste en dentelle noire qui cachait ses bras et descendit à grands pas.
Quand elle entra dans la pièce, il n'y avait presque personne et elle s'assit à la gauche de son mari. Yvan, son fils, était déjà à la droite du Comte et semblait soucieux. Il lisait ce qui devaient être des rapports avec une mine renfrognée. Le Général Sadlair était un peu plus loin. Henriac Sadlair était vieux, presque autant que les frères Condé. Mais contrairement à ces deux là, il n'avait même pas essayé d'évoluer un peu. Il demandait à presque toutes les séances de crise pourquoi Holly était là et pourquoi Yvan était au dessus de lui alors qu'il était plus jeune. Malgré tout, Emilien ne l'écoutait toujours que d'une oreille et quand Sadlair commençait à devenir un peu trop envahissant, Holly en glissait un mot à Vigrid, la femme du général. Elle savait comment le tenir tranquille pendant un moment.
La vampire lui sourit et invita Elijah à s'asseoir à côté d'elle. Ses deux fils aînés avaient leur place ici étant donné leur statut dans l'armée et elle même avait des informations de par ses espions.
Taesch Condé fut le dernier à arriver, les cheveux trempés, sous le regard réprobateur de son frère aîné. Il s'assit à la dernière place de libre, entre Yvan et le médecin comtal.
Emilien se leva et se racla la gorge pour attirer l'attention, énonçant l'ordre du jour et ce pour quoi ils étaient réunis ici. Pour parler de l'Infection.
Le débat commença dès que Sadlair proposa de renforcer les défenses avec des tourelles supplémentaires. Yvan lui répondit par un rire sardonique et lui répliqua que s'il croyait que des défenses militaire le protégerait de la maladie, il était bien stupide. Il ajouta quand même que, d'un autre côté, ils auraient bie besoin de nouvelles tourelles.
La Comtesse laissa le débat se poursuivre avec des propositions, toutes plus désespérées les unes que les autres et finalement elle se leva. Le silence retomba dans la salle et elle sourit, se pencha en avant pour poser ses mains à plat sur le bois de la table. La carte tactique était douce sous ses mains mais elle se surprit à constater qu'elle n'était plus si correcte.
“ Je pense que nous devrions faire appel aux démons. Nous ne savons même pas d'où vient cette maladie mais peut-être qu'eux si. ”
Elle laissa ses mots se perdre dans le silence électrique de la salle et quitta sa place pour marcher, faire le tour de la table. Tout le monde semblait réfléchir. Elle posa soudainement sa main sur l'épaule d'Elijah et sourit.
“ J'ai lu beaucoup de choses à propos d'un démon protecteur à appeler en cas de grand malheur pour les Von Dast et je ne pense pas avoir besoin de perdre deux enfants et un mari pour faire appel à lui. Et cela tombe bien puisque nous avons un invocateur. Elijah pourrait très certainement invoquer Arioch. ”
Un frémissement général se fit ressentir dans la salle. Même Holly n'avait pas prononcé ce nom à la légère. Ce démon était très réputé et pas pour être doux et gentil. Mais à temps désespérés, mesures désespérées.

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MessageSujet: Re: Rain on the City   Dim 20 Sep - 12:04

P
our Elijah, c'était une nuit comme toutes les autres. A ceci près qu'il y avait une réunion de crise au sujet de la maladie, la Grande Mort, comme les Gothiks l'appelaient. Lui-même n'était pas pour une telle appellation. Il avait lu trop de choses pour continuer à mystifier ce qui n'était qu'une maladie, causée par un organisme vivant très banal. Il n'y avait aucun vraie différence avec les maux dont souffraient régulièrement les humains, à part sa virulence et sa cible. Mais il était persuadé qu'en étudiant d'assez près les connaissances Modernis sur le sujet et en mettant au point un pacte avec un démon, il pouvait en venir à bout.
Le prince termina un chapitre et poussa un soupir en reculant contre le dossier de sa chaise, souriant. Il tenait peut-être quelque chose, bientôt en tout cas, et… PAR LES CORNES DE SATAN ! Avisant la pendule ronde suspendue au-dessus des nombreuses étagères de la bibliothèque  du château, Elijah sentit l'affolement le gagner. C'était déjà l'heure de la réunion et il allait être très en retard. Il ferma les livres étalés sur la grande table qu'il occupait, ramassa ses notes à la va-vite et courut vers la sortie en se maudissant pour son étourderie. Il comptait simplement passer une partie de la journée à peaufiner ses recherches avant la réunion, mais finalement, il n'avait pas vu le temps filer à toute vitesse. Encore une fois, il avait sauté une tranche de sommeil. Ce n'était pas très grave, il en avait l'habitude. Ce qui l'ennuyait un peu plus, c'était son état plus que probable. Rentré de son voyage la veille, il n'avait pas pris le temps de se changer, voulant éviter, justement, de perdre de précieuses minutes.
Une fois dans le couloir, il hésita. Devait-il tout de même passer dans ses appartements pour se changer ? Plus loin, devant lui, Elijah repéra le couple comtal qui s'apprêtait à emprunter les escaliers afin de se rendre dans la salle de réunion. Ils étaient rarement les premiers arrivés, aussi Elijah allait devoir se contenter de sa mise impropre. En passant devant un miroir, il arrangea sa coiffure, aplatissant les épis autant qu'il le pouvait. Du coup, il avait des cheveux tout plaqués devant et une touffe ébouriffée à l'arrière et sur les côtés. Il était misérable… Il passa ses doigts dans ses cheveux pour reprendre son volume désordonné habituel et prit en toute hâte la direction de la salle du Conseil.

Le vampire se glissa discrètement à l'intérieur, jetant des petits coups d’œil nerveux à la table. Yvan et le couple Sadlair étaient bien entendu déjà présents, en plus de ses parents. Heureusement, plusieurs sièges étaient encore vides. Il ne serait donc pas bon dernier. Serrant ses papiers en fouillis contre lui, Elijah répondit à l'invitation muette de sa mère en prenant place à côté d'elle. Il laissa choir sa paperasse sur la table et tenta de la réordonner rapidement, avant que tout le monde n'arrive.

La réunion commença quelques minutes plus tard. Elijah attendait silencieusement son heure. Mais pour l'instant, tout le monde ne pensait qu'à débattre au sujet de la force brute. C'était stupide. On n'annihilait pas des entités microscopiques avec des canons ou des épées. Mais il ne dirait rien, pas tout de suite. Il allait attendre qu'on lui laisse la parole. Cela arriva d'ailleurs d'une façon qu'il n'attendait pas.
Sa mère l'avait fait relever un peu la tête en évoquant les démons. Bien sûr, il voulait participer à ce projet, s'il était consenti par l'assistance. Ce n'était pas exactement ce qu'il avait en tête, mais… En sentant deux mains se poser sur ses épaules, il se raidit. Entendre son nom provoqua en lui un certain affolement. Est-ce qu'on allait vraiment compter sur lui ? C'était génial, d'avoir ainsi la confiance de sa mère. Et en même terriblement effrayant. Après tout, s'il échouait ? Ce n'était pas une possibilité à écarter, loin de là. Son sentiment s'empira en entendant parler d'Arioch.

L'évocation du démon avait laissé place à une épaisse chape de silence. Elijah balaya rapidement les visages rassemblés autour de la table, tous affichaient une grande réserve et un soupçon de peur plus ou moins important. Même Yvan faisait la moue, comme s'il allait vomir. Seuls les Condés et Emilien semblaient à peu près sereins.
Les jambes fébriles, Elijah se leva de sa chaise, faisant grincer les pieds sur la pierre. A  regret, il sentit les mains de sa mère quitter ses épaules avec leur chaleur rassurante.

« Hum… J'ai ici quelques… Heu… Résultats. »

Il fouilla ses notes, à la recherche de quelque chose d'intéressant à dire, en rapport avec le sujet. Il avait passé des mois à envisager un pacte démoniaque pour débarrasser la ville de la maladie et maintenant que l'opportunité lui était donnée de partagée son projet, il se rendait compte qu'il n'était pas du tout prêt.
Il se demandait si, humain, il rougirait et aurait du mal à respirer. Il hyperventilait déjà et des prières à Satan défilaient à toute vitesse dans son esprit, espérant que le grand démon lui apporte la force de caractère nécessaire pour survivre à cette réunion.

« Bien. Hum ! Cela fait très longtemps que j'ai envisagé de nous débarrasser de cette maladie à l'aide d'un démon. Voir de plusieurs, avant de me rendre compte que ça ne ferait qu'engendrer un mal encore plus grand. … Bref. Je reviens tout juste de Modernis State…
-Ceci est plutôt évident. »

Elijah baissa un peu la tête, n'osant même pas vérifier d'où venait cette remarque acide. Bien sûr, il avait encore sa chemise et son plastron, ainsi que son pantalon en lin, qu'il avait portés dans la ville du soleil. Troublé par l'intervention, il eut du mal à se retrouver.

« Je suis encore en train de chercher quel démon serait le plus à même de nous aider. Il y a des démons guérisseurs, bien sûr, des guerriers et des… Des protecteurs. Comme Arioch. Mais je ne suis pas certain qu'Arioch soit vraiment adapté. Il est un tantinet… Controversé. »

De nouveau, il balaya l'assistance. Tous semblaient agacés de sa piètre performance d'orateur. Est-ce que savoir en quoi Arioch était controversé les intéressait ? Bien sûr que non, songea-t-il. La plupart voulaient juste éradiquer cette maladie, coûte que coûte. Elijah devait admettre que recourir à une telle alternative était en accord avec le désespoir qui animait le Conseil.

« Il me faudra l'aide de tous les Invocateurs de l'armée et un peu de temps de préparation, mais si c'est là le souhait du Conseil, je suis capable d'invoquer Arioch. »

Voilà. La décision ne lui incombait plus. Il s'assit rapidement et coinça ses mains entre ses genoux, nerveux. En vérité, il n'avait aucune envie d'invoquer ce type. Les histoires que l'on racontaient sur lui étaient peut-être fausses, il n'en restait pas moins suspect.
Peu à peu, les tons grimpèrent autour de la table. Tout le monde voulait donner son avis. Pour autant que pouvait en juger Elijah, la moitié des membres voulait envoyer Elijah invoquer Arioch sur le champ, tandis que l'autre préférait temporiser et éviter une catastrophe en faisant appel au moindre démon. Il espérait que son père allait rapidement gérer la situation de crise.


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MessageSujet: Re: Rain on the City   Mar 6 Oct - 21:46






Rain on the CityOù Holly a pitié de son fils
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Plus que tout, Holly aimait l'ordre. C'était, selon elle, la résolution de tous les maux. C'était en tout cas vrai quand Emilien perdait les clefs du coffre fort spécial des Von Dast ou l'un de ses enfants ne retrouvait plus le nom d'une de ses connaissances. Oh bien sûr, elle savait que ce n'était pas l'ultime remède à tout mais elle savait que cela pouvait aider dans toutes les circonstances, même les moins bonnes.
Par exemple pour cette maladie, l'ordre et le rangement semblaient être juste inutile. Mais au contraire, ils étaient fort pratiques. Avec de l'ordre, personne ne paniquait, ne prenait de décision stupide ou ne menait la race vampire à sa perte avec une invention stupide créée sans en référer à personne. Elle espérait du moins que cela puisse marcher puisque tout le monde semblait s'accorder sur au moins cette chose : la panique ne menait à rien.
Et c'était grâce à cet ordre qu'elle avait pu parler. Les gens se criaient presque dessus mais quand l'un des membres de la famille comtale parlait, tout le monde se taisait. La hierarchie était très claire. Si claire même qu'Emilien n'avait pas encore prit la parole, laissant ses ministres et autres conseillers se disputer son approbation. Il était assez intelligent pour savoir que donner raison à l'un ou à l'autre avant la fin du débat ne pouvait mener qu'à une résolution hâtive et bâclée. Et ils ne pouvaient certainement pas se permettre ça avec cette maladie.
La vampire appréciait le calme dans lequel elle pouvait parler. Oh, ce n'était pas uniquement parce qu'elle avait épousé le bon homme, une personne à l'influence la plus étendue. Tout le monde savait que sa vision du monde et ses conseils étaient toujours très juste et qu'elle ne parlait jamais sans avoir pesé chaque mot avant.
En souriant doucement, la comtesse regarda son mari. Une sorte d'étincelle brillait dans ses yeux. Elle était certaine que cela lui plaisait. Il avait toujours été fasciné par les arts noirs. Etant lui même absolument incapable de quoique ce soit, il avait été ravi quand son fils avait décidé de prendre la voie de l'invocation. Holly avait été inquiète au début mais son fils le plus instruit était prudent et avait hérité d'elle ses réflexions poussées et mûres.
Elle constata en regardant son fils que ses cheveux avaient la forme très élaborée d'un nid de perdrix. Elle en avait plutît l'habitude mais ce qui la chagrinait un peu plus c'était qu'il n'ait pas prit la peine de se changer depuis son voyage. Certes, son style n'était pas junkien – fort heureusement ! - mais cela pouvait peser en leur défaveur. Les Sadlair désapprouvaient le voyage d'Elijah par exemple et ils avaient un pouvoir de décision.
Le jeune vampire semblait crispé et sa mère bougea un peu ses mains, autant avec l'intention de le masser qu'avec celle de le faire réagir. Il était toujours silencieux et elle ne voulait pas passer pour une femme qui s'avançait sans rien savoir. Pis encore, elle ne voulait pas humilier son fils, en aucune façon.
Et puis, comme si ce geste lui avait donné vie, il se leva et commença à parler. Avec beaucoup d'hésitation mais au moins des mots sortaient de sa bouche et avec Elijah c'était déjà un miracle certains jours. Elle recula et se plaça un peu sur le côté afin de pouvoir le voir. Son anxiété était presque palpable et bien sûr, elle ne pouvait que la comprendre. Elle même avait été assez timide au conseil en son temps.
Elle fusilla Sadlair quand il coupa Elijah dans son monologue assez catastrophique. Emilien l'encourageait du regard et même Yvan semblait compatissant. Il savait qu'Elijah était du genre à se renfermer dans sa coquille quand on le critiquait.
“En effet ça l'est mais au moins mon fils est présent à cette réunion. Où est le votre Henriac ? Je vois son siège vide., demanda-t-elle avec un sourcil levé. Elle sourit, n'obtenant pas de réponse et posa sa main sur le bras de son fils. Poursuis, je te prie.”
Intéressée, elle écouta son fils continuer sur le sujet. Oui, Arioch était controversé mais elle ne s'en offusquait pas. Elle ne pouvait pas vraiment dire qu'elle détestait les démons et même si guérir le feu par les flammes était un peu stupide, c'était le seul chance. Avec les démons au moins on pouvait négocier.
Une fois l'intervention d'Elijah finie, tout le monde commença à se disputer sur la méthode à employer. Quelques mots d'Emilien les firent s'accorder sur le fait que cette solution était extrême mais qu'elle serait utile en cas de menace trop présente. Elle se rassit elle même à sa place et écouta Sadlair raconter que brûler les corps devrait suffire. Tout le monde y allait de sa petite proposition jusqu'à ce qu'une petite rousse dans le fond lève la main.
“Je suis en train de travailler sur un remède possible. C'est un peu fou mais un feu grégeois maîtriser pour brûler la maladie sans le malade.”
En écarquillant les yeux, Holly releva la tête et déglutit. C'était une très très bonne idée. Et elle pourrait être testée sur des prisonniers. Et Elijah pourrait aider. Elle jeta un regard à son fils et donna un coup de coude à son fils en lui jetant un regard l'enjoignant à explorer cette solution. En plus la fille était mignonne et peut-être bien qu'Elijah trouverait l'amour dans cette épreuve. Elle avait des lunettes, elle devait être intelligente.

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MessageSujet: Re: Rain on the City   Mar 13 Oct - 10:31

C
ette dispute n'en finissait pas, ce qui stressait énormément Elijah. D'un autre côté, il préférait que ce soit la bazar plutôt que d'être le centre de l'attention. Au moins, tout le monde le laissait tranquille. Le vampire se refermait de plus en plus dans sa coquille habituelle, ses yeux scrutaient négligemment ses notes. Négligemment, au début. Puis des connexions commencèrent à se former, il écarta quelques feuilles pour en voir un peu plus. Une idée commençait à se former, il pouvait la frôler. Bientôt, il la toucherait du doigt. Pour l'instant, tout n'était encore qu'un puzzle, il devait continuer à se concentrer, à laisser son esprit travailler de lui-même pour peut-être trouver la solution miraculeuse à leur important problème.
Une voix plus forte et plus claire que le brouhaha indistinct qui emplissait la salle du Conseil le sortit de ses réflexions instinctives. Elijah entendit parler de feu grégeois et leva la tête. Son idée en formation venait d'être violemment balayée par la perspective de tenter une nouvelle expérience. Il le regrettait profondément, il était certain d'avoir été très près de toucher quelque chose. Enfin, ça ne devait être qu'une théorie inutile de toute façon, encore une. A quoi bon se concentrer là-dessus. Le feu grégeois, en voilà une idée concrète et utile ! Elle apporta d'ailleurs le silence dans l'assistance.

Elijah sentit le regard de sa mère peser sur lui et leva la tête dans sa direction. Comme elle l'avait encouragé et aidé face à Sadlair, elle le suppliait presque de prêter attention à cette rousse. Elijah reporta son attention sur la fille. Il ignorait qui elle était et d'où elle venait, ou encore ce qui pouvait la laisser prétendre qu'elle pouvait assister au Conseil. Elijah s'en fichait, mais ce n'était pas le cas de toute le monde. Sadlair fut bien sûr le plus vigoureux à la questionner et à remettre en doute ses capacités, puisqu'on ne savait pas du tout qui elle était et qu'elle ne devait posséder aucune légitimité. Emilien dût hausser le ton et sous-entendre que Sadlair pourrait bien perdre son poste autant que son titre s'il continuait à adopter un tel comportement. Il était rare que son père se mette dans un tel état, aussi Elijah se dit que Sadlair avait vraiment dépassé les bornes.
L'atmosphère se calma un peu et il en profita pour se lever de nouveau, un peu tremblant à l'idée de se faire entendre sans y avoir été invité.

« C'est une piste que nous devrions explorer. Je pourrais aider et… Je me porterai garant de ce qu'elle fera. J'en prends l'entière responsabilité. »

C'était une première pour lui de parler d'une telle façon. Prendre une responsabilité pareille, d'autant plus. Il avait les Invocateurs sous ses ordres, mais ce n'était pas pareil. Ils avaient été formés au métier de soldat, ils avaient intégré une certaine discipline et un respect pour leurs supérieurs. Mais elle ? Il ne se sentait pas vraiment capable de se faire obéir et respecter, d'autant qu'elle semblait ne pas avoir froid aux yeux. Toutefois, pour l'avenir de la City, il se devait de prendre ce risque.

La réunion se termina dans une grogne nobiliaire. Sadlair était furieux et Yvan de toute évidence des plus sceptiques. Elijah les évita et s'arrangea pour rejoindre la rousse sans passer trop près d'eux. Bégayant, il lui donna rendez-vous pour le lendemain soir, au coucher du soleil. Ce serait la pleine lune, un moment idéal pour quelques essais. Ensuite, il rejoignit sa mère et l'invita à s'installer avec lui dans le petit salon. Il avait à lui parler.

Avant de s'installer confortablement, Elijah déposa tous ses papiers sur un guéridon, manquant de faire tomber la lampe à huile qui y était posée. Le majordome leur apporta des boissons chaudes et relança le feu de l'âtre. Ce n'était pas que les Von Dast puissent attraper froid, ils étaient des vampires après tout.Mais il était agréable de sentir la chaleur des flammes et puis, les pièces du château devenaient si rapidement humides à cause du climat de Gothik City.
Une fois dans un fauteuil moelleux près de la cheminée, une coupe en cristal remplie de sang tiède à la main, Elijah entama la conversation.

« J'ignore si j'ai fait le bon choix, mère. Cette fille ne nous apportera peut-être que des ennuis. Et si elle refuse de m'obéir et fait n'importe quoi ? Je serais responsable de la perte de Gothik City tout entière si une telle chose arrivait ! »

Il passa sa main dans ses cheveux, nerveux et anxieux.

« Nous aurions dû choisir la protection d'Arioch, cela aurait été bien moins hasardeux ! Je suis certain que je suis capable de l'invoquer, avec une bonne préparation et l'aide des autres Invocateurs. »

Il se demandait ce qu'il avait fait. C'était une bêtise, à coup sûr. Il pouvait sûrement se désister, en parler seul à seul à son père. Bien sûr, Elijah n'oserait plus se montrer au Conseil avant un bon moment, mais ça valait sûrement mieux que d'être à l'origine de l'anéantissement de la ville toute entière dans un brasier liquide incontrôlable.


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MessageSujet: Re: Rain on the City   Sam 24 Oct - 20:43






Rain on the CityOù Holly s'inquiète pour sa famille
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La fille semblait absolument gênée. La comtesse pouvait aisement deviner qu'elle n'était pas habituée à parler en public et certainement pas devant la famille comtale ni devant le conseil de guerre. Bien sûr, elle avait dû être envoyée là comme emissaire d'une famille qui pensait qu'elle pouvait résoudre le problème. Peut-être que cela pourrait marcher et si c'était le cas, sa famille serait couverte d'or jusqu'à l'ère suivante.
La comtesse sourit, comme pour encourager la fille à ne pas prendre ses jambes à son cou. Yvan secoua doucement la tête, quelqu'uns de ses cheveux noirs de jais tombèrent devant ses yeux. Il semblait ne pas approuver. C'était toujours mieux que de bâtir de nouvelles tourrelles ou de s'enfermer de la maladie pour toujours.
Le silence qui s'empara de la salle sembla longtemps peser. La femme de Sadlair releva lentement son grand chapeau de paille vert d'eau pour fixer la jeune femme qui venait de parler, avant de poser un regard plein de jugement sur Elijah. Bien sûr, il était le seul scientifique digne de confiance ici et les quelques mots qu'il oserait prononcer suite à cette proposition pourraient changer la face du monde,  à jamais.
Et puis le mari Sadlair se décida à rompre le silence. La fille se fit questionner et elle répondit à certaines questions sur sa vie privée avec une panique indicible. Elle s'appellait Mélisande et elle avait été envoyée par sa famille puisqu'apparemment ils étaient doués pour tout ce qui tenait de la guérison. Le Comte lui avait permit d'assister à cette entrevue après une courte entrevue. Emilien hocha la tête, pensif. Il semblait voir plus loin que cette réunion.
Cependant, quand Sadlair commença à lui demander si elle ne ferait pas mieux de faire le ménage ou des enfants plutôt que d'être ici, Emilien sortit de sa grande vision du monde qu'il était le seul à pouvoir contempler et s'emporta. La colère froide du Comte jeta un froid complet sur la pièce et même Holly se sentit frissoner. Elle réhaussa sa cape jaune clair sur ses épaules. Elle savait bien qu'elle ne pouvait pas avoir froid mais …
Parfois, quand Emilien se montrait véhément, elle se sentait comme si on lui avait coupé l'oxygène. Comme si une brume épaisse l'entourait et qu'elle s'infiltrait dans ses poumons avec une certaine joie vicieuse. Elle ne pouvait pas vraiment se contrôler là dessus et même après deux mille ans de vie commune avec lui, il réussissait toujours à la faire chavirer par sa présence seule.
Elijah décida de prendre l'entière responsabilité de la réussite ou de l'échec de la fille et Holly sentit son coeur bondir dans sa poitrine. Il osait prendre la parole alors que personne ne lui avait rien demandé. Il semblait toujours aussi peu sûr de lui mais au moins, il avait prit la parole sans que personne ne lui demande rien. Son coeur se gonfla de fierté et elle posa un regard chaleureux sur lui. Yvan venait de lever les yeux au ciel.
La fillelui jeta un regard reconnaissant et hocha la tête de façon plus ou moins gracieuse. Elle ne semblait pas être formée aux us et coutumes de la cour et pourtant elle avait l'air d'être au Conseil comme un poisson dans l'eau. En posant de nouveau les yeux sur elle, Holly remarqua quelque chose qui semblait obseder madame Sadlair, qui la fixait avec insistance. La jeune fille avait les cheveux lâches et mal coiffés.
Avec un plaisir non dissimulé, la Comtesse vit son fils se diriger vers la jeune rousse dès que le conseil fut officiellement clos par Emilien. Ce dernier semblait à bout et Holly posa sa main gelée sur la sienne, ne serait-ce que pour lui apporter le réconfort d'un toucher ephemère.
Son fils demanda à s'entretenir avec elle et elle hocha la tête avec un certain étonnement. Ils ne s'entretenaient que rarement mais elle était toujours celle qui allait le chercher. Sitôt qu'ils arrivèrent dans le petit salon de cet étage, elle remarqua un balbuzard perché sur le rebord de la fenêtre ouverte. Elle se dirigea vers lui et décrocha le message à sa patte. Il s'envola dès qu'elle lui eut donné un morceau de viande et elle put lire le message rapidement.
“ C'est ton grand oncle Rozen, il dit que le séjour à Modernis State est affreux mais que la situation est sous contrôle là bas. ”
Rozen Condé n'était bien sûr pas le grand oncle de son fils mais il était de coutume de le nommer ainsi, pour qu'il ne se sente pas trop vieux. Quand elle s'installa, Elijah était déjà armé de ses documents et d'une coupe fumante remplie de sang. Holly remercia le majordome qui disparût dans l'ombre de la pièce.
Elijah parla et Holly attrapa sa tasse de chocolat chaud. Très chaud. Elle réussit à n'éclater de rire qu'à la fin et posa une main réconfortante sur celle de son fils.
“ Voyons chéri, ce n'est qu'une expérience parmi d'autres. Et puis elle avait l'air sûre d'elle et je pense qu'elle ne fera pas n'importe quoi . Et si elle te désobéit, promets lui de l'or, cela les fait toujours plier et rentrer dans le droit chemin. ”
Elle regarda au loin et sourit. Le jardinier avait profité de l'absence de Sire Rozen pour planter la rangée de yucca dont il n'avait eu cesse de vanter les mérites. Celle-là même pour laquelle le Grand Conseiller avait menacé de lui faire couper la tête.
“ Ne la trouves-tu pas charmante ? ”
Aucune des prétendantes d'Elijah n'avait su trouver grâce à ses yeux. Ni la délicieuse Lyrica de la famille des Bakersfield, connue pour son don incroyable pour le chant, ni Doreen, la fille des Branshaw, qui était sans doute la plus intelligente des jeunes femmes de la Cour. Et encore, elle ne préferait pas penser à l'héritière de De Grenwald, qu'il avait humilié en public sans même le faire exprès. Elle espérait que cette fille saurait lui faire sortir le nez de ses livres.

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MessageSujet: Re: Rain on the City   Mer 28 Oct - 17:03

E
lijah était un vampire particulièrement étourdi, c'était ce qui se disait à la Cour en tout cas. La vérité était certainement légèrement différente. Il se laissait simplement facilement distraire. Par exemple, l'irruption inattendue du balbuzard messager dans le petit salon était plus que suffisante pour faire oublier à Elijah ce pourquoi il avait tenu à venir dans cette pièce en premier lieu. Curieux animal que ceux élevés par le château de Gothik City, d'ailleurs. Evidemment, il y avait longtemps que le prince érudit s'était intéressé à ces rapaces qui peuplaient la volière. Il avait lu des livres et tenu des observations. Hors, les deux ne collaient pas. Il était admis par les zoologistes Modernis que le balbuzard était un rapace diurne et piscivore. Ce qui n'était pas du tout le cas des balbuzards de Gothik City. Ils étaient bien plus vivaces la nuit et on les nourrissait de bœuf, de porc ou de mouton, mais certainement pas de poisson. Il soupçonnait les Gothiks d'y être pour quelque chose, car c'était un animal fort pratique de par sa nature cosmopolite. Et puis, qu'est ce que c'était que ce nom, « balbuzard » ? Il n'était pas du tout chauve ! Du moins, pas avant un âge avancé.

Oui, cela aurait dû suffire à le distraire assez pour qu'il salue sa mère et se retire du petit salon en ayant complètement oublié le sujet dont il voulait parler. Sauf que cette fois, cela lui tenait tellement à cœur et provoquait en lui une telle peur qu'il engagea la conversation dès qu'il eut pris connaissance des nouvelles transmises par son grand oncle Rozen. Apparemment, ce dernier détestait Modernis State, ce qui n'était pas tout à fait nouveau. D'aucun savait bien à quel point Rozen Condé avait la ville du Soleil en horreur, pour toutes sortes de raisons.
Son anxiété partagée, Elijah ne se sentit pas du tout mieux. Cela ne fit qu'empirer les choses en vérité, comme si prononcer ses craintes à voix haute les avait rendues plus réelles, comme si désormais, il ne pouvait plus du tout les esquiver. Inutile à présent de se cacher dans ses recherches en prétextant avoir oublié l'heure, ses obligations le harcèleraient comme autant de doigts lui tapotant l'épaule, le distrayant de ses autres occupations jusqu'à ce qu'il prenne cela en main. Oh oui ! Elles ne seraient pas satisfaites avant !
Au moins, sa mère réussit à l'apaiser un peu, lui faisant voir les choses sous un nouvel angle. Une nouvelle expérience, ce n'était que ça. Que le destin de Gothik City et peut-être même du monde des Trois Cités dans son ensemble n'avait, à l'en croire, aucune espèce d'importance. Il devait se détendre et faire confiance à cette humaine dont il ne savait rien et ignorait tout. Apparemment, de l'or pouvait la faire plier si jamais elle essayait de se dérober à son autorité. Oui, de l'or, cela semblait censé. Les humains avaient grand besoin d'or, beaucoup plus que les vampires, même si le Conseil du Comte ne cessait de pester sur le sujet. Jamais Elijah ne les avait entendus dire qu'il y en avait assez. Toujours il en manquait et toujours à des moments où il était absolument nécessaire. Le prince, peu au fait des finances de la ville, se demandait comment ils avaient fait pour survivre tout ce temps dans le luxe qui était leur quotidien si les choses allaient si mal que cela. Après tout, un vampire pouvait, dans l'absolu, survivre sans une pièce d'or. Il suffisait de chasser pour se nourrir et voler les humains pour se vêtir. Mais un humain, il devait acheter tous ses biens, n'ayant aucune espèce plus faible à exploiter en cas de besoin. Alors oui, l'or était une bonne solution à ses problèmes.
Rassuré, il hocha la tête avec un air entendu. Tout allait bien se passer. Le pire à entrevoir à présent était simplement un accident durant l'expérience, un accident qui pouvait lui ôter la vie. Aucun risque qu'il n'avait déjà eu à affronter de nombreuses fois. On ne naviguait pas dans l'inconnu des forces mystiques sans risquer de perdre quelque chose. Jusque là, il avait eu de la chance mais il était aussi parfaitement conscient de ce qu'il mettait en jeu. La rousse l'était-elle aussi ?

Sa mère aborda alors le sujet sous un angle qui le laissa muet pendant une minute entière. Il ne savait pas du tout où elle voulait en venir, tout d'abord du moins. Et pour répondre, il dut d'abord se creuser la tête pour connaître la réponse. Nul doute qu'Ulrick aurait balancé son avis dans l'immédiat, enrobant sa réponse de métaphores poétiques et de compliments scabreux déguisés en floraisons verbales. Alors que lui-même ne pouvait pas dire si, oui ou non, il la trouvait charmante.
Afin de trouver quoi dire, il tâcha de se remémorer le visage de cette jeune fille, un exercice qui s'avéra plus difficile qu'il ne l'avait escompté. Il était simplement certain qu'elle avait d'épais cheveux roux. Son visage était vague, flouté et il avait un semblant de souvenir de son expression.

« Et bien… Elle semble très… Déterminée. »

Bien sûr, cela ne répondait pas du tout à la question, qu'Elijah trouvait vraiment étrange et déplacé dans une telle conversation. Toutefois, il ne désirait pas le signaler à sa mère, qu'il n'aimait pas contredire.

« Et elle est assez jolie je suppose. … Mais pourquoi me demandez-vous cela, mère ? Pensiez-vous la présenter à Ulrick pour en faire une calice ? »

C'était certainement le plus logique. Et Elijah n'y voyait pas d'inconvénient, du moment que cela n'arrivait pas avant qu'il ait fini de travailler avec elle sur ce projet de feu grégeois.


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MessageSujet: Re: Rain on the City   Jeu 5 Nov - 22:50






Rain on the CityOù Holly décide de secouer un peu son fils
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Si Emilien était le patriarche laxiste de la famille Von Dast, Holly était la matriarche sévère et faisait trembler ses enfants quand elle se mettait en colère. Oh, elle faisait aussi trembler les autres nobles quand ils avaient eu la stupidité de se mettre à dos un de ses quatres enfants. Mais elle savait aussi être douce et patiente, surtout avec Yvan et Elijah qui avaient beaucoup plus besoin qu'on les écoute que les deux autres.
Et bien sûr, en ce moment plus que jamais, elle était particulièrement attentive à Elijah. Elle l'avait vu grandir pendant ses longues années d'apprentissage, n'étant jamais sûre de quand elles finiraient. Il avait accumulé une mine de connaissances qui ne pouvaient être utiles que plus tard. Mais maintenant était venu le temps de les utiliser, de mettre à profit tout ce qui se cachait dans le crâne de son fils. Et il avait besoin de son soutien pour traverser cette épreuve.
Elle se sentait concernée par la Grande Mort, plus que tout le monde. Parce que Gothik City était comme une personne à part entière. Et chaque personne qui y mourrait était une cellule manquante. Si trop de personnes mourraient, Gothik City manquerait d'organes secondaires, puis vitaux. Elle devait la maintenir en vie.
Bien sûr, elle supposait que le président de la république démocratique de Modernis State pensait de même. C'était pourquoi elle avait demandé une entrevue avec lui, prochainement. Il était évident que les deux grandes villes ne pouvaient pas garder le silence radio plus longtemps. Et si son mari et ses enfants avaient d'autres priorités, elle irait elle-même, accompagnée de l'expert en culture Modernis du palais. Cela déplaisait à Yvan mais il y survivrait.
Avec un certain agacement qu'elle réussit à maîtriser avec brio, elle réussit à calmer un peu son fils. Elle n'était pas agacée par ses craintes mais par ce manque de confiance en lui. Est-ce qu'elle ne l'avait pas assez soutenu ? Etait-elle une si mauvaise mère pour que son enfant le plus brillant se croit toujours si misérable ? Oh, elle avait des regrets.
Avec un soupir désolé, elle scruta la réaction de son fils qui semblait être positive. Plus ou moins. Elle se demandait bien de quel côté de la famille il avait hérité cette sorte de frénésie inquiète. Certainement pas d'elle qui était toujours si légère et peu soucieuse, sauf sans doute en ce moment. Faisant la moue, elle se demanda s'il était trop tard pour traiter ce problème avant de se rendre compte que cela reviendrait à forcer son fils à changer, ce qu'elle n'aurait voulu pour rien au monde.
Et puis, il avait bien réussi à vivre confortablement pour le moment.
Elle sourit quand elle remarqua qu'il était dans ses pensées avant de lui demander ce qu'il pensait de la fille. Il partait si vite, si loin d'elle. Parfois, elle était si jalouse mais elle savait que c'était hors de son contrôle et qu'il était plus que gentil. Jamais, elle ne voudrait qu'il soit autrement pour son confort à elle. Après tout, elle supportait bien les sautes d'humeur d'Yvan et les frasques d'Ulrick et Lucie.
Ils furent interrompu par une noble qui passa dans le petit salon avant de s'excuser de les avoir dérangé. Elle avait une robe de nuit rose vif et pleine de fanfreluche mai Holly ne la connaissait pas du tout. Sans doute une nouvelle riche que devait se prouver qu'elle pouvait avoir de l'influence. Elijah ne sembla même pas la remarquer.
Holly leva les yeux au ciel à la première réponse de son fils. Déterminée. Cela ne répondait en rien à sa question. Elle porta sa tasse à ses lèvres, de deux doigts délicats. Il était tellement anxieux qu'il n'avait sûremement même pas fait attention au détail de son visage, au soin apporté à sa tenue ou aux intonations féminines de sa voix. Il était un cas désespéré. Elle était pourtant sûre qu'il n'était pas aussi porté sur le sexe masculin que son frère …
Et puis, Elijah s'enfonça. Elle leva les yeux au ciel une nouvelle fois.
“ Une calice pour Ulrick ? Comme si ton frère avait besoin de cela. Qui plus est, elle est une scientifique et tu voudrais la réduire au rang de simple réserve de sang sexualisée pour le simple fait qu'elle est humaine ? Cela me semble une pensée bien raciste et déplacée pour toi. ”
Elle reposa sa tasse et posa sa main sur celle de son fils, avec toute la tendresse dont elle était capable.
 Je pensais au contraire que toi, tu pourrais en prendre soin. Et éventuellement en venir à nourrire une affection romantique pour elle. Tu sais, les rumeurs qui disent que tu entretiens une romance avec une fille de boulanger deviennent légion en ce moment. Ce serait bien que tu montre ton intérêt pour la noblesse, juste une fois. Pour le bien de la famille mais aussi pour le tien, rencontrer des gens de ton rang ne te ferait pas de mal. ”
Elle avait du mal à faire comprendre ce qu'elle pensait à son fils alors elle avait décidé d'être directe. Ils ne pouvaient plus vraiment tourner autour du pot maintenant.

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MessageSujet: Re: Rain on the City   Dim 8 Nov - 19:03

Q
uand sa mère répondit, ce ne fut pas sur le ton attendu par Elijah. Lui s'était simplement montré curieux, espérant aussi qu'on ne lui enlèverait pas son assistante trop tôt. Mais à la place d'une information polie, il reçut une exclamation pleine de… Etait-ce vraiment de la déception ? Il abaissa aussitôt la tête face aux reproches formulés et s'empressa de rassurer la Comtesse.

« Non, je vous assure, mère, je n'ai jamais pensé une chose pareille ! Je suis certain qu'elle excelle dans son domaine ! »

C'était un peu creux comme rattrapage, mais il n'était doué pour parler, tout le monde était au courant. Il lui semblait que ce qu'il avait dit ne reflétait pas du tout ses pensées, cela n'expliquait en rien la raison qui l'avait poussé à faire une telle proposition…
Dans l'espoir que cela l'aide à reprendre ses esprits, Elijah s'empara de sa coupe remplie de sang et en avalant quelques longues gorgées. La dernière passa mal et il toussa un peu, se sentant d'autant plus gêné.
Finalement, Holly poursuivit, sur une note qui laissa Elijah pantois. Au mot « romantique », son verre lui échappa des mains et le sang se répandit sur le tapis, qui commença aussitôt à l'absorber. A cause de cela, il n'écouta que d'une oreille distraite le reste des fantaisies de sa mère. Quand elle eut terminé, il hocha la tête comme s'il était d'accord et se pencha pour ramasser son verre, vide à présent. Un serviteur ne tarda pas à arriver, discrètement, pour nettoyer le résultat exaspérant de sa maladresse. Elijah, contrit, le regarda faire après s'être excusé d'une voix basse.
Malheureusement, il ne pouvait utiliser cette excuse plus longtemps. Il devait se résoudre à affronter sa mère. Il redressa ses épaules, se tenant le dos droit, comme s'il était tout à fait sûr de lui.

« Mère, je n'entretiens aucune relation avec aucune fille, d'aucun boulanger. Je n'en connais même pas la moindre ! Et je ne mange même jamais de pain, c'est vous dire ! Quant à cette fille… Et bien, elle est humaine, non ? Je n'y connais pas grand-chose en diplomatie et en us de la cour, mais je doute qu'une mortelle fasse l'affaire aux yeux des nobles. Quant à la famille, et bien je suis désolé de vous décevoir, mais… Je me vois mal me marier ou même folâtrer avec quelqu'un par obligation. Bien sûr, s'empressa-t-il d'ajouter, si vous m'ordonnez de fréquenter une jeune femme de la cour, en étant chaperonné, je me plierais à vos exigences. Mais je serais alors forcé d'éteindre les sentiments qui… Comment dirait Ulrick ? Les sentiments qui étreignent mon cœur. »

Cet aveu s'était révélé très difficile à formuler. Elijah n'était pas de ceux qui clamaient leur amour, ou même acceptait en être atteint. Pour lui, c'était comme une maladie, avec ses symptômes, sauf qu'il était difficile d'en guérir. Une potion pour éteindre ces symptômes, ou même toute la maladie, aurait été très pratique. Et il était certain qu'il ne serait pas le seul à vouloir en bénéficier. Combien de nobles avait-il entendu se plaindre qu'ils « crevaient d'amour » pour quelqu'un qu'ils ne pouvaient même espérer atteindre ? Les pires étaient certainement les amours interdites, celles-ci se finissaient toujours mal. Et elles finissaient immanquablement. A moins qu'il n'ait pas tout compris.

Fier d'avoir tout dit, Elijah jeta un coup d’œil aux alentours. Il n'y avait pas de carafe de sang, ce qui était dommage. Il aurait aimé se resservir, pour noyer son malaise dans la boisson. N'importe quoi, même de la neige fondue, aurait fait l'affaire, pourvu qu'il n'ait pas à attendre en fixant le visage très certainement scandalisé et déçu de Holly. Car il s'était jusque là bien refusé à la regarder, craignant ce qu'il découvrirait alors.
Allait elle le punir, l'envoyer dans les cachots pour une semaine ? Lui coller un soufflet peut-être, ou pire ! Le priver de ses précieux livres, d'un accès à la bibliothèque et de ses recherches personnelles ! Il jeta un regard à ses papiers en désordre, la larme à l’œil. L'idée d'être séparé d'eux lui était détestable. Après tout, il était toujours persuadé que s'il se penchait de nouveau sur ses notes assez longtemps, l'idée qu'il avait eue pendant le Conseil lui reviendrait, toute fraîche, prête à se faire exploiter. Une idée réjouissante, mais pour le moment, elle lui faisait complètement défaut.


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MessageSujet: Re: Rain on the City   Jeu 12 Nov - 20:58






Rain on the CityOù Holly lâche la bombe
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Le grand doute ne s'était jamais emparé d'elle. Elle ne s'était jamais demandé très sérieusement si elle était une bonne mère. Elle savait qu'elle était une très bonne épouse de façon très sûre mais elle ne pensait pas vraiment être une excellente mère. Elle n'était pas mauvaise, mais elle faisait toujours passer son couple avant ses enfants. Et Emilien était un homme dont il fallait bien s'occuper et qui était très exigeant.
Cependant, elle avait parfois des incertitudes sur le fait que ses enfants soient bons. Lucie était celle que la faisait le plus douter mais Elijah avait toujours été sa certitude. Oh, elle n'avait jamais pensé qu'il dirait quelque chose comme ça. Enfin, il ne devait pas se sentir bien et avait dû dire n'importe quoi pour donner une réponse à sa mère.
Avec un sourire, elle accepta les piètres excuses de son fils. Elle savait qu'il était sincère mais il n'était vraiment, vraiment pas doué pour s'excuser. Elle hocha la tête et soupira doucement. Il était bien dommage que son fils le plus intelligent soit aussi timide et n'ose jamais exposer ses idées. Elle avait déjà dû employer des techniques de persuasion épique pour qu'il vienne assister à une séance sur deux du Conseil.
Quand il manqua de s'étrangler sur une gorgée de sang, Holly laissa sortir un petit rire et resserra sa prise sur la main de son fils. Il était si adorable qu'il ne se rendait même pas compte quand ce n'était pas la peine d'être gêné. Dans le plus grand des calmes, elle but un petit peu de sa tasse. Elle l'enviait presque, il n'avait pas dépassé le millénaire. Après, il était bien plus difficile de ressentir des émotions aussi fortes. Ou peut-être était-ce seulement elle.
Elle lâcha un hoquet de stupeur quand le verre de son fils tomba et que le contenu commença à se répendre sur le sol. Oh grands diables, ce verre était précieux. Il venait de la fabrique de La Rosa, il leur avait couté les yeux de la tête. Enfin … elle vérifia que son fils n'avait rien et remercia le serviteur qui vint éponger le tapis qui était à présent marqué. Ils ne réussiraient jamais à le ravoir. Tant mieux, Holly ne pouvait pas supporter ce tapis que Rozen refusait de mettre aux ordures parce qu'il était marqué du sceau des Condé.
Elle reporta son regard sur son fils qui semblait assez sûr de lui. Oh, tant mieux. Elle avait besoin d'une réponse et elle ne souffrirait pas des bégaiements et des hésitations. Elijah était très intelligent et il faisait souvent semblant de ne pas comprendre quand le sujet l'arrangeait.
La première partie du discours de son fils la fit doucement rire. Bien sûr qu'il n'entretenait aucune liaison avec une fille de boulanger. Mais les rumeurs s'en fichaient bien. Oh, oui, Elijah avait toujours besoin de se justifier sur tout. Elle se sentait parfois mal pour ça étant donné qu'elle était celle qui avait voulu qu'il apprenne à penser comme un scientifique. Cela aurait été si bête de gâcher ses débuts de talents.
Le reste de son monologue l'attrista profondément. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle poussa un petit soupir et posa une main sur son coeur, qu'elle serra comme si elle étreignait son coeur. Elle se sentait profondément honteuse.
“ Mon chéri, je ne veux bien sûr t'obliger à rien. J'ai juste peur. Peur pour toi. Que tu ne trouve jamais personne pour vivre ta vie avec. Tu as déjà … un certain âge. Et tu es si particulier – pas que je n'aime pas ce que tu sois devenu, je préfère mille fois un fils comme toi à un énième noble stupide – et j'ai peur que cette différence force les gens à ne pas essayer de te connaître plus. Et cette fille semble … si parfaite pour toi. Je me suis sans doute emballée, je m'excuse, mon trésor. ”
Elle lui jeta un regard un peu désolé et passa une main dans les jupons en taffetas de sa robe si grandiloquente. Et puis, elle se dit qu'elle avait envie de sortir. Elle releva la tête et se leva précipitamment.
“ Si tu as un peu de temps, est-ce que tu voudrais bien me suivre ? Je voudrais te montrer quelque chose. ”
Elle se saisit de ses mains et l'emmena dans les jardins. Ils voyaient la forêt au loin mais ici, ils étaient encore bien en sécurité dans les jardins. Ils s'arrêtèrent devant la grande fontaine du Comte Jean.
En fait, la statue n'était pas celle du comte Jean. Elle représentait une femme. Une grande enchanteresse dans une robe transparente qui faisait jaillir l'eau de ses mains. Elle était la maîtresse du Comte Jean. Personne ne se souvenait de son nom.
“ C'est ici que ton père m'a fait sa demande. Mais là n'est pas le plus important. C'est ici qu'il m'a raconté l'histoire du comte Jean et qu'il m'a fait comprendre qu'un Comte avait besoin d'une femme. Et … personne à part Yvan, Rozen, ton père et moi ne sait ce que je vais te dire. Yvan ne va pas hériter le trône. Un jour tu seras Comte mon fils, et ce jour là, j'espère de tout mon coeur que tu auras un être aimé, qui qu'il soit, pour t'aider, te soutenir et te faire t'ouvrir. ”
Elle jeta un coup d'oeil au kiosque blanchi à la chaux derrière eux. Si Elijah se sentait mal, il pourrait aller s'y asseoir. Elle savait qu'il ne se sentirait peut-être pas très bien.

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MessageSujet: Re: Rain on the City   Dim 15 Nov - 17:54

A
ux premiers mots de sa mère, Elijah releva la tête, les yeux pétillants d'espoir. Voilà qu'elle affirmait le contraire de ce qu'il craignait ! Allait-elle également renoncer à l'idée folle de lui trouver quelqu'un avec qui se marier ? Il était évident qu'il n'était pas fait pour cette institution et, par chance, il n'était pas l'unique héritier du Comte. Le plus à même de donner suite à leur famille était Ulrick, si ce n'était pas déjà fait. … Non, il n'aurait jamais osé, voyons !
Holly le complimenta sur sa différence, ce qui fit balbutia un vague « Merci, mère » au pauvre Elijah, qui ne souffrait aucune attention sans se sentir incroyablement mal à l'aise.
Le silence s'installa et Elijah baissa les yeux sur ses mains, côte à côte sur ses genoux. Sa langue fine passa sur sa lèvre supérieure et il réfléchit aux derniers mots de sa mère. Cette fille était parfaite pour lui, disait-elle ? Pas pour la cour, de toute évidence, puisqu'elle était humaine. Alors, elle ne pensait vraiment qu'à son bien être. C'était réconfortant, même si l'idée de trahir l'affection réelle de son cœur lui pesait. Encore faudrait-il qu'il puisse matérialiser cette affection sous forme de couple. Du coup, devait-il se tourner plutôt vers une relation plus plausible au lieu de rêvasser de temps à autre à ce qu'il oserait faire avec la personne chère à son cœur ? C'était sans nul doute ce que pensait la Comtesse en tout cas.

Holly lui proposa brusquement de sortir. Elijah redressa l'échine, puis se leva de son siège.

« Bien entendu, mère. J'ai tout le temps du monde pour vous. »

Il se serait senti bien coupable du contraire. Et il mentait à peine. Il avait toujours quelque chose à faire, mais comme il était désormais assuré de travailler avec quelqu'un d'autre au sujet de la maladie, il pouvait bien s'octroyer un peu de temps libre. Aucune solution miraculeuse ne se présenterait à lui.

Une fois dans les jardins, il suivit les pas réguliers de sa mère jusqu'à la statue d'une ancienne comtesse en train de manipuler la magie de l'eau. Elijah avait toujours été fascinée par cette œuvre, se demandant si elle avait vraiment eu ce pouvoir de son vivant ou si elle ne devait cette matérialisation élémentaire qu'à l'art. Durant son enfance et son adolescence, il s'était souvent assis aux pieds de cette femme de pierre, se plaisant à croire qu'elle l'inspirait et qu'ils partageaient un lien particulier. Il aimait penser que c'était elle qui, d'une façon ou d'une autre, l'avait guidé jusqu'au poste qu'il occupait à présent au sein de l'armée. Mais sa mère lui apprit bien vite que cet endroit était chargé d'une autre histoire.
Ainsi donc, c'était ici que ses parents s'étaient promis un amour éternel. Comme c'était romantique. Ce qui, en revanche, l'était beaucoup moins, fut la petite révélation qui suivit.En l'entendant, les yeux d'Elijah s'agrandirent et se fixèrent sur le visage de sa mère.

« Mère, que dites-vous ? C'est impossible ! »

Alors c'était pour cela. Pour cela qu'elle insistait tant et tant. Il allait devenir Comte. Non, il ne pouvait pas. Il était incapable de succéder à son père, d'occuper sa place au Conseil, de prendre toutes ces décisions horribles et de penser au sort des gens, en dehors du château. Lui, il voyait le monde dans les livres, il ne se confrontait jamais à la réalité. C'était trop difficile, trop douloureux.
Il secoua la tête avec frénésie et partit en direction du kiosque, non loin, murmurant :

« Je dois y réfléchir, mère. »

Il se laissa tomber sur le banc protégé des intempéries, le regard dans le vague, en train d'essayer de s'imaginer à la place de son père. C'était certain, à présent. Le grand plan se dessinait. Jamais il ne pourrait s'unir, de quelque façon que ce soit, à la personne qu'il admirait en secret. Il se marierait à cette fille rousse après qu'elle ait été changée, qu'elle soit devenue l'une des leurs, un vampire. Ils seraient certainement amis – il ne pouvait espérer moins sans fondre en larmes – mais peu probablement amants, ou même amoureux. Ils s'occuperaient d'avoir un enfant, ou peut-être deux, pour satisfaire la cour. Elijah serait tenté de céder à l'infidélité, mais il ne pourrait jamais, il le savait. Même si sa propre femme le faisait, elle. Ce serait une vie catastrophique. Il devrait sans cesse refuser à Yvan ses tourelles…

Son visage tomba au creux de ses mains. Jamais on ne lui avait annoncé une nouvelle pire que celle-ci. Si sa mère avait été si complaisante à lui choisir une humaine, juste une femme qui pouvait partager les mêmes centres d'intérêts que lui, c'était simplement pour atténuer un peu son futur calvaire. Mais ça n'atténuait rien du tout ! Quoiqu'il arrive, maintenant, il souffrirait.
La déchirure de son âme était telle qu'Elijah avait l'impression d'avoir quitté l'enfance une deuxième fois.   

FIN


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