Vampires vampires vampires : infection
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 The World is Ours

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MessageSujet: The World is Ours   Jeu 28 Jan - 13:51


The World is Ours


L
a nuit venait de s'abattre comme un couperet sur Gothik City, faisant fuir les humains des rues et invitant les vampires à sortir de leurs lits. Voilà des heures déjà que le prince Yvan était debout et habillé, à épier le ciel et le soleil rougeoyant l'horizon. La dernière lueur de l'astre disparue, il se laissa tomber du sommet du mur séparant le château du reste de la ville et atterrit silencieusement sur les pavés humides. Il laissait derrière lui la maison de sa famille et ses responsabilités, pour une nuit, comme il en avait coutume quelques fois par mois.
Enveloppé d'un grand manteau de cuir noir dont l'ourlet était trempé par l'eau qu'il soulevait en marchant, Yvan se faufila comme une ombre dans les minces rues de la City. Ses sens étaient en alerte, non pas à guetter le danger, mais bien la proie. Pourtant, il aurait dû.
Il le capta, mais trop tard. Le nez en l'air, il eut tout juste le temps de voir une silhouette au dos courbée, les quatre membres tendus dans sa direction, avant qu'un poids ne le fasse trébucher, puis tomber au sol. Les deux créatures se battirent quelques instants, puis Yvan trouva une ouverture. Il balança son poing dans le visage de l'autre, qui l'évita de justesse avant de s'exclamer :

« HEY ! Tu veux me faire exploser la cervelle, espèce de malade ? »

Yvan ramassa ses genoux contre son torse et repoussa le vampire qui avait réussi à le mettre à terre, balançant ses pieds dans son estomac. L'autre traversa les airs jusqu'à ce que son dos heurte un mur, dont quelques pierres du sommet lui tombèrent sur le crâne. Le prince se redressa, déplorant l'état de son manteau, plein de boue. Il regarda son adversaire, étourdit, tandis que celui-ci tentait de se remettre sur pieds. Il chancela un peu, puis se stabilisa, avant de faire craquer son long cou plusieurs fois, ce qui arracha une grimace à Yvan.

« Désolé Eugène, tu sais bien que je ne me bats jamais à moitié. »


Eugène et lui rejoignirent ensemble l'un des cafés de Mercatura. Luscka et Clair les y attendaient déjà. Les quatre amis, vêtus de cuir noir et de quelques touches de couleurs à peine visibles, pénétrèrent comme un seul homme dans l'établissement. Dès qu'on les remarqua, le silence se fit et une tension imprégna l'atmosphère. Yvan sourit faiblement.
Ils s'installèrent à une table à moitié dissimulée dans l'ombre, que personne ne voulait occuper apparemment, ce qui les arrangeait bien. Yvan prit la meilleure place, celle qui dissimulait entièrement son visage. Clair sortit une pomme à la peau noire et luisante de sa poche et commença à jouer avec, ses deux pieds croisés sur la table et sa chaise en équilibre sur les deux pieds arrière. Yvan se demanda si elle était empoisonnée. Luscka était silencieux, bien entendu, mais il avait dans le regard quelque chose de différent. Le prince se promit de parler avec lui plus tard, quand ils seraient seuls. Quant à Eugène, un pied sur sa chaise et l'autre au bout de sa jambe étendue au maximum sous la table, il préparait déjà sa pipe taillée dans un bois dur comme la pierre et aussi sombre que la nuit-même.

Une serveuse, qui portait un uniforme très coloré, les approcha timidement. Yvan avait vu les serveurs se disputer pour savoir qui irait s'occuper de leur table. La petite vampire aux longs cheveux cuivrés et ondulés avait perdu. Personne ne voulait servir le quatuor noir, par peur de faire une connerie qui leur vaudrait un duel à mort, qui leur serait fatal bien entendu.

« Heu… C-Ce sera comme d'habitude ? »

Tout le monde la regarda avec l'air de vouloir la trucider ou, dans le cas d'Eugène, de la torturer. Depuis qu'il avait pris un coup sur la tête dans un combat contre un noble plus fort qu'il en avait l'air, il avait de drôles d'idées, par toujours très rassurantes.

« Je veux dire… De la bière de Satan ? »

Yvan la fit patienter, alors que ses trois compagnons continuaient de la fixer comme s'ils allaient la bouffer, uniquement parce qu'elle empiétait sur leur espace. Puis, il hocha brièvement la tête. Ce signe suffit et la serveuse partit à toute vitesse. Clair ricana, heureux de leur petit tour. Bien qu'Yvan  n'obtienne aucune satisfaction personnelle à effrayer les gens, il aimait la crainte que leur groupe inspirait sur son passage. C'était un gage de sûreté et de respect.

La bière vint, aussi noire qu'eux et dès qu'ils commencèrent à boire, les clients qui avaient osé rester se détendirent. L'odeur forte de l'herbe d'Eugène englobait leur table comme une barrière à ne pas franchir et ils purent commencer à parler librement sans que personne ne fasse plus vraiment attention à eux.

« Et ta sœur, s'exclama soudain Clair sans préambule, elle devient quoi ?
-Nous n'avons que peu de nouvelles. Je suppose qu'elle est à Modernis. »

Il haussa les épaules et but une longue gorgée de bière, mimant l'indifférence. En vérité, il était toujours le premier à s'informer au sujet de sa petite sœur. Il craignait qu'il lui soit arrivé malheur. Les humains étaient si peu dignes de confiance. La mésaventure de son meilleur ami ne faisait que confirmer ses préjugés.
En ce moment, Yvan avait beaucoup de raisons de s'inquiéter. Ulrick, Lucie et sa mère étaient actuellement absents de Gothik City. Quelque chose devait se tramer dans son dos et il n'aimait pas cela. Surtout, il n'aimait pas que son père le lui cache.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Jeu 28 Jan - 15:32




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Cela faisait presque six mois que Lucie était à Modernis, et ses recherches n'étaient pas aussi fructueuses que ce qu'elle avait espéré. À l'origine, il faut le dire, la princesse s'était rendue dans la capitale humaine afin d'évaluer les dégâts causés par la Grande Mort, et voir comment les habitants se comportaient fassent à ce fléau. Bien évidemment, des précautions avaient été prises, on avait établi un couvre-feu et tout le monde semblait plus ou moins nerveux. Chasser avait été plus difficile pour elle. Non pas parce-qu'ils se défendaient mieux, mais parce-qu'elle avait peur de plonger ses crocs dans la gorge d'un contaminé. Lucie avait donc décidé de ne se nourrir que lorsque c'était strictement nécessaire. Par chance, elle avait rencontré un très jeune vampire qui lui fournissait des poches de sang arrivées d'un hôpital. C'était immonde, mais elle avait dû s'en contenter. Comment ses congénères pouvaient-ils se réduire à rester tapis dans l'ombre ?

La princesse réfléchissait, encore emmitouflée dans les couvertures du grand lit dans lequel elle s'était couchée un peu plus tôt. Elle ne regretterait pas cette suite d'hôtel dans luxe lorsqu'elle rentrerait chez elle, la décoration était trop fade et froide à son goût. De plus, les rideaux cachaient mal la lumière du soleil qui l'empêchait de dormir correctement dans la journée. Elle se redressa dans son lit et observa sa chambre, jusqu'à ce que ses yeux se posent sur le jacuzzi qui l'attendait dans la salle de bain. C'était tentant, mais il était temps pour elle de rentrer. Elle était partie sans prévenir qui que ce soit, à part son père, qui savait qu'il était inutile d'essayer de l'en empêcher. Mais les autres membres de sa famille devaient s'inquiéter, et commençaient à lui manquer. Et son absence finirait par être remarquée parmi les nobles. Lucie avait récupéré quelques informations sur la Grande Mort, récupéré la plupart des journaux parus lors de son apparition, et infiltré un hôpital qui faisait des recherches sur le sang de patients contaminés. Elle comptait bien apporter les notes trouvées à Luscka, qui pourrait peut-être en tirer quelque chose. Le médecin aussi doué qu'il puisse être, ne profitait pas de la technologie de Modernis, qui permettait des recherches plus approfondies sur le plan scientifique. Par chance, elle avait aussi pu mettre la main sur des ouvrages anciens qui n'avaient rien à faire dans la capitale humaine, dont elle ferait usage plus tard.
Elle aurait préféré revenir avec un moyen de soigner tout le monde vampirique, mais elle se contenterait de ce qu'elle avait trouvé.

Lucie trouva enfin le courage de se lever et, après s'être passé de l'eau glacée sur le visage, termina de se préparer. Pas besoin de valise, elle abandonnait tous les vêtements qu'elle avait acheté à Modernis derrière elle, ça ne conviendrait jamais chez elle. Elle opta pour la robe qu'elle portait lorsqu'elle avait quitté le château : une robe noire courte sans manches serrée autour de la taille par une ceinture en or, toute simple. Elle enfila ensuite ses bottes à talons qui lui remontaient presque à mi-cuisse et attacha ses cheveux en un chignon négligé. La princesse rassembla toutes les notes, journaux et quelques livres qu'elle voulait ramener dans un grand sac en cuir qu'elle passa sur son épaule droite, s'arma de ses toutes nouvelles lunettes de soleil, et quitta l'hôtel. Une heure plus tard, elle était assise en première classe dans l'unique train menant à la City. Il n'y avait pas beaucoup de monde, et elle passa tout le trajet à somnoler, sa tête appuyée contre la fenêtre chauffée par un soleil trop agressif à son goût, comme si il voulait la chasser.

Quelques heures plus tard, le train s'arrêta et le conducteur du train, sorti en premier, usa de son sifflet pour leur signaler qu'ils étaient arrivés à destination, arrachant une grimace à la princesse. Elle descendit du train, le soleil était enfin couché et elle pu se débarrasser des lunettes qui protégeaient ses yeux sensibles. Il avait plu, et le sol était boueux. Aussi douée qu'elle puisse être avec des talons, elle ne pouvait pas se battre contre mère nature et éviter de s'embourber dans la terre mouillée. Aussi préféra t-elle louer un cheval qu'on lui céda pour quelques pièces d'or et se mit en route vers la City qui se trouvait à une petite demi-heure. Sur le chemin, elle sortie de son sac les quelques bijoux qu'elle avait avant de partir et remit ses quelques bracelets et bagues en or à ses doigts. Elle fit aller son cheval au trot et arriva rapidement dans sa ville, sans encombres. La plupart des humains étaient rentrés se tapir dans l'ombre pour éviter de se faire attraper par un vampire pendant la chasse, mais il y avait toujours quelques idiots pour tenter le diable. Lucie était affamée et, lorsque l'odeur d'un jeune couple en plein coït dans une petite impasse arriva jusqu'à elle, la princesse sauta de son cheval et disparue dans l'ombre. Elle traversa la distance entre elle et le couple honteux en quelques secondes, brisa la nuque de l'adolescent qui culbutait sa partenaire contre un mur et plongea sur l'humaine qui n'eut pas le temps de crier. Une main plaquée sur sa bouche et une autre sous ses fesses pour la soutenir, la princesse colla son corps contre le sien et enfonça ses crocs dans sa gorge, déchirant la jugulaire et avalant de grandes gorgées du liquide chaude jusqu'à ce que le sang cesse d'affluer. Après avoir littéralement vidé la fille, elle ramassa le cadavre encore frais du garçon auquel elle réserva le même sort.

Une fois repue, elle prit grand soin de s'essuyer avec un pan de la robe de l'humaine et retourna vers son cheval. Elle marcha à ses côtés, le tenant par la bride, elle traversait le quartier marchand pour se rendre au château lorsqu'elle sentit une odeur familière. La princesse s'arrêta de marcher et repéra bien vite l'endroit d'où venait ce parfum masculin. L'odeur du cuir frotté contre la peau, de la boue et du sang mélangés. Lucie laissa son cheval devant le café sans même prendre le temps de l'attacher quelque part et entra. Le parfum de son frère était bien présent ici, malgré les odeurs de bière et de tabac, ça faisait plus d'un demi-millénaire qu'elle connaissait cette odeur. On ne l'y tromperait pas. D'instinct, elle chercha le coin le plus sombre de la pièce et ses yeux se fixèrent sur une silhouette qui se confondait avec l'ombre. Dommage pour cette silhouette, ses longues jambes sous la table légèrement éclairée la trahissaient. Elle se sentit à la fois soulagée et anxieuse de tomber sur Yvan, elle ne voulait pas qu'il se mette en colère ici, devant tout le monde. Etait-il assez intelligent pour ça ? Tout dépendait de son humeur du moment. Elle fut tentée de faire demi-tour, mais si elle l'avait vu et senti, ce devait être exactement la même chose du côté de son frère. Et au moins, elle avait de bonnes nouvelles à annoncer. Lucie s'avança jusqu'à leur table d'un pas assuré et les serveurs se stoppèrent tous dans leur activité de l'instant pour regarder la jeune femme qui allait oser importuner le prince noir et ses copains les cafards. Elle en profita pour détacher ses cheveux jusqu'à maintenant maintenu en un chignon. La princesse prit une chaise et s'installa à table, de façon à faire face à son frère qu'elle regarda dans les yeux pendant quelques secondes. Elle ne le montrerait pas et n'en dirait rien, mais elle était heureuse de le revoir, son humeur massacrante et sa présence rassurante lui avaient manqué.

« Alors c'est ici que tu disparais parfois. Je t'imaginais plutôt en train de te battre quelque part. »

Elle se concentra ensuite sur les compagnons d'Yvan, elle ne connaissait que Luscka, à qui elle accorda un léger hochement de tête en guise de Bonjour.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Jeu 28 Jan - 23:16

L
e sujet « Lucie » s'en alla comme il était venu, brutalement. Clair ne parla plus de sa petite sœur, ce que ne regretta pas Yvan. Il détestait s'étaler en public sur ses relations familiales, bien qu'il lui arrive régulièrement de parler de ses frères et sœur à ses amis quand il ne risquait pas d'être entendu par un inconnu. Voilà comment Clair et Eugène connaissait tout ou presque d'Elijah, Ulrick et Lucie sans jamais leur avoir été présentés. Il n'était toutefois pas certain qu'Eugène ait retenu quoi que ce soit.

Les premiers verres étaient terminés à présent et Yvan buvait tranquillement le sien, s'écartant momentanément de la conversation, quand il le sentit. C'était un petit picotement sur la nuque, un chatouillis dans le ventre, une sensation de bonheur qui ne demandait qu'à exploser. Il abaissa brutalement sa choppe qui heurta la table dans un bruit sourd puis fixa la porte. Une seconde plus tard, celle-ci pivota pour laisser entrer le froid et des boucles brunes uniques dans toute la City, peut-être même le monde. La princesse de glace en personne pivota dans sa direction et il vit son regard se fixer sur sa présence dans l'ombre.
Tandis qu'elle traversait le café, assez charismatique pour être envahissante malgré sa petite taille, plusieurs clients déguerpirent. D'autres restèrent vissés sur leurs sièges à la fixer, admiratifs, parfois en gâchant un peu d'alcool. Yvan avait envie de leur arracher les yeux, mais il ne bougea pas de son siège. En revanche, il ferait peut être en sorte de couvrir les jambes de sa sœur, qui portait une robe scandaleusement courte.

La princesse se stoppa à leur table, Yvan n'avait toujours pas bougé. Les trois autres vampires la regardaient, attendant sûrement de voir comment tout cela allait évoluer. Elle ouvrit la bouche et le prince se sentit piqué à vif. Il s'avança hors de l'ombre, un léger sourire au coin des lèvres, puis tourna ses yeux sombres en direction d'Eugène.

« Les vrais challenges se font rares en ville. »

Leur combat n'avait duré qu'une poignée de minutes et n'avait vraiment pas été spectaculaire.
Yvan reporta ensuite son attention sur la princesse pour lui rétorquer d'un ton glacial :

« Comment était Modernis State ? J'ai cru comprendre que ta famille ne te manquait pas de trop. Ca devait même être un soulagement de ne plus nous voir, puisque tu n'as daigné prévenir personne. »

Le reproche était net dans sa voix. Néanmoins, il était soulagé de retrouver sa petite sœur saine et sauve. D'après l'odeur de sang qu'elle dégageait, elle s'était aussi bien nourrie. Il décida donc de ne pas s'attarder plus avant sur le sujet.

« Pourquoi ne te joindrais-tu pas à nous ?
-Oui, princesse Lucie, j'ai une place bien chaude pour vos fesses sans doute gelées. »

Yvan lança un regard noir à Clair, qui avait de toute évidence trop bu.

« Prends donc une chaise, petite sœur, » répliqua Yvan en insistant sur le complément.

Malheureusement pour lui, Clair avait décidé d'être pénible. Il ne cessait de lancer sa pomme en l'air et de la rattraper sans même lui jeter un coup d’œil. En baissant la tête pour essayer de reluquer les dessous (faites qu'elle en ait) de la princesse, il lança :

« J'ai toujours rêvé d'être empoisonné par une femme. Alors si vous vouliez que nous soyons plus proches, vous pourriez tester vos... »

Yvan n'ayant aucune envie de connaître la suite, ou que quelqu'un fasse brillamment le lien entre l'humour de Clair et l'occupation secrète de Lucie, il donna un grand coup de botte dans la chaise toujours en équilibre du vampire, qui se retrouva à tenir sur un seul pied du siège. Il vacilla quelques secondes, sa pomme rebondit sur sa tête, il se rétablit et récupéra le fruit avant de mordre dedans. Du sang rouge tinta ses lèvres. La petite cascade lança Eugène dans une incontrôlable crise de rire à vous glacer les sangs.

« Lucie, je te présente Clair Condé, le fils d'oncle Taesch. Tu connais Luscka bien sûr. Et ça, c'est Eugène, un commerçant. »

Luscka était à sa gauche, Eugène à sa droite et Clair plus ou moins en face de lui. Luscka se décala pour que la princesse puisse se placer à côté de son frère, ce qui plut beaucoup à Yvan. Il n'avait pas envie de voir son ami à la pomme continuer de draguer misérablement sa petite sœur.

« Maintenant que je t'ai sous la main, vas-tu me dire ce qui valait tant la peine de partir sans même laisser une petite note ? »

Oui, Lucie lui avait beaucoup manqué et il était plus qu'heureux de la voir. Mais il ne fallait certainement pas s'attendre à une étreinte d'amour fraternel de sa part. Il était aussi très fâché et s'ils n'avaient été dans ce lieu, si Yvan n'avait pas bu un peu et s'il n'avait pas été en compagnie de ses amis qui le mettaient toujours d'excellente humeur, il aurait très probablement élevé la voix.

La petite serveuse, après un moment, vint courageusement demander si Lucie voulait boire quelque chose et, dans ce cas, si elle prendrait la même chose qu'eux. Pour gagner du temps, la vampire avait déjà une choppe propre dans les mains. Elle devait espérer en avoir terminé, bien que leur réserve de bière arrivait déjà sur sa fin. Un autre pichet serait bientôt nécessaire pour leur petite confrérie des ombres.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Ven 29 Jan - 13:54




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Plutôt que d'être offensée par la réplique de son frère – à laquelle elle s'attendait un peu – Lucie sentit son cœur se gonfler dans sa poitrine et se fit presque violence pour contrôler les muscles de son visage qui voulaient tant étirer ses lèvres en un sourire ravi. Yvan n'avait pas changer et était en pleine forme. Elle reprit immédiatement sa moue habituelle lorsque la voix de l'un de ses compagnons arriva à ses oreilles et, en guise de réponse, se contenta de hausser un sourcil parfaitement épilé en le regardant de côté avec un air de pur dédain. Il était évident qu'il avait trop bu, ou peut-être le fait qu'Yvan était son ami lui faisait-il pousser des ailes ? Oui, ça devait être ça. Quand le dit Clair essaya de regarder sous sa robe et en vint ensuite à faire des allusions douteuses sur ses occupations, son frère agît avant elle. Et c'était le jour de chance du rustre à la pomme car, à une seconde près, Lucie lui enfonçait son talon dans le menton. Au moins Clair aurait eu cette fois-ci une belle vue sur les sous-vêtements en dentelle noire de la vampire.

Elle accepta la place qu'on lui offrait et vint s'asseoir à côté de son frère, disparaissant à son tour, en partie, dans l'obscurité, et en profita pour observer les autres personnes attablées avec eux. À part Luscka les autres n'étaient tout simplement pas des gens avec qui elle passerait son temps libre. La princesse se décida à poser son sac en cuir entre elle et Yvan et jaugea Clair, puis Eugène. Bien qu'elle ait toujours cet air hautain et fier qui était sa marque de fabrique, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que si elle avait croisé les deux énergumènes quelques jours plus tôt à Modernis, alors qu'elle était affaiblie par la faim et seule, elle aurait très certainement rasé les murs. Mais en ce moment-même, elle était gorgée de sang et aux côtés d'un vampire qui pouvait dévisser la tête de n'importe qui sans trop de mal. Elle était très fière du prince noir - Yvan méritait bien son titre de général - et de cette aura sombre qu'il dégageait, menaçante. Sauf pour les membres de sa famille. Lucie s'était toujours sentie confortable à ses côtés, même lorsqu'il était en colère, tant que ce n'était pas envers elle.

Avant de répondre à la question de son frère, elle leva les yeux pour observer la serveuse tremblante qui lui avait apporté une choppe remplie de bière et n'osait s'avancer. Ça devait être très impressionnant d'avoir deux von Dast, et pas les deux plus sympathiques, dans son café. La princesse était bien consciente de l'effet qu'ils faisaient aux autres. Les quelques clients qui osaient les regarder semblaient partagés entre l'admiration et l'angoisse selon le von Dast sur lequel ils posaient les yeux. Son regard sombre resta posé sur son interlocutrice et elle resta silencieuse quelques secondes. Certes, Yvan pouvait être un rustre qui engloutissait des litres de bière dans la soirée, mais croyait-elle vraiment que LA princesse allait boire ce genre de boisson ? Elle attendit que la serveuse soit sur le point de faire demi-tour avant d'ouvrir la bouche.

« Laissez ça là, je suis sûre que cette pinte trouvera preneur sur cette table. Et pour moi ce sera un verre de vin rouge. »

La serveuse posa la bière sur la table, près de Clair, et se dépêcher d'aller lui chercher un verre que Lucie se contenterait de siroter pendant leur conversation. Elle ne tenait pas l'alcool et n'avait pas envie qu'Yvan la voit dans un état second. Elle croisa les jambes et se tourna ensuite vers son frère, plongeant son regard dans le sien.

« Modernis State ne te plairait pas. Et j'avais prévenu notre père, si tu ne t'étais pas contenté d'aboyer sur mes calices en leur demandant où j'étais partie et étais allé lui demander, il t'aurait répondu. »

Elle ne pouvait pas savoir si il avait menacé ses calices, mais elle aurait mis sa main au feu qu'il y avait au moins pensé. Quoi qu'il dise, Lucie savait que son frère était du genre grand protecteur. Trop parfois. La princesse plongea ensuite la main dans son sac et en ressortie une pochette cartonnée noire remplie de fiches médicales et de recherches approfondies sur la Grande Mort qu'elle tendit à Luscka.

« Je vous ai apporté ça, Luscka. Faites y attention comme à la prunelle de vos yeux, ces recherches vous seront précieuses, je l'espère. »

La princesse s'était donnée beaucoup de peine pour infiltrer l'hôpital. La plupart des médecins avaient dévisagé la splendide beauté qui marchait dans les couloirs, l'air tranquille, et s'occupait de quelques patients. Ils devaient croire qu'elle était nouvelle. Elle avait repéré les médecins en chef et avait réussi à s'infiltrer dans le laboratoire en pleine nuit. Elle avait passé des heures à lire une incroyable quantité de papiers pour faire le tri entre l'utile et l'inutile. Le plus difficile avait été d'éviter les caméras. Une fois que le médecin eut pris les papiers, elle regarda de nouveau son frère.

« Je suis allée faire des recherches, seule. J'ai pensé que ce serait plus sage que personne ne le sache. Mais je ne crois pas que tout ça intéresse vraiment tes amis. »

Son regard ambré se fit un peu plus insistant, ses intentions étaient claires et Yvan était assez vif d'esprit pour les comprendre. Elle voulait être seule avec lui. Elle allait peut-être gâcher un bon moment entre copains, mais ce qu'elle avait apporté était bien plus important qu'une beuverie.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Ven 29 Jan - 17:33

S
atisfait de la tournure des choses, Yvan regarda Lucie tandis qu'elle prenait place à son côté et retourna se camoufler dans l'ombre, une main sur sa cuisse et l'autre autour de l'anse de sa choppe, au bout de son bras tendu. La princesse commanda un verre de vin et sa bière alla à Clair, qui se frotta les mains, les yeux brillants. Eugène avait l'air jaloux, mais Luscka termina le broc dans les verres de trois des compagnons.
Par la suite, Yvan soutint le regard de sa sœur qui lui reprochait sa prétendue brutalité et son emportement. Il fit la grimace et prit une longue gorgée d'alcool.

« C'est ce que j'ai fait, figure-toi. J'ai demandé à père et ma grande inquiétude s'est alors changée en colère. Si je n'avais pas eu autant de responsabilités et que je n'avais pas su que j'avais trop peu de chances de te retrouver, soit sûre que j'aurais couru les rues de Modernis State à ta recherche. »

Il disait la vérité, à part qu'avant de demander des comptes à leur père, Yvan avait effectivement secoué les calices de Lucie, soupçonnant même l'un d'eux de l'avoir tuée.

« Est-ce que tu penses à ce point que nous ne t'aimons pas ? Mère était folle d'inquiétude ! »

Ses deux dernières phrases commençaient à trahir ses émotions et quelques clients les regardaient avec plus d'insistance. Il prit une inspiration pour se calmer et éviter de créer un scandale en plein café. Lucie n'était plus en âge d'être ridiculisée en public afin que cela lui serve de leçon. Ca aurait même été dangereux, étant donné le climat politique actuel.
Ayant évité la dispute, Lucie tendit à Luscka une pochette qui devait contenir des documents. Au moins, elle n'était pas revenue bredouille, songea le prince, dont l'ire s'était légèrement apaisée. Le Duc la remercia chaleureusement et Yvan vit la curiosité remplacer le trouble dans les yeux du vampire. Au moins, sa sœur l'avait momentanément guéri de son mal mystérieux qu'Yvan comptait mettre à jour très bientôt.

S'adressant de nouveau à Yvan, Lucie lui apprit ce qu'elle était allée faire. Vaguement. De toute évidence, elle ne voulait pas en parler devant les autres, ce qui était plus sage. Yvan fit un léger signe de tête et ses compagnons se levèrent bruyamment de leurs chaises. Clair s'étira et termina sa choppe d'un trait.

« Je vais de ce pas rentrer au manoir, annonça Luscka en brandissant le présent de Lucie. Je dois étudier cela de près.
-Eugène et moi allons au Gobelin Rouge. Rejoins-nous y s'il n'est pas trop tard ! »

Avant qu'ils ne sortent après avoir respectueusement salué – assez gauchement dans le cas d'Eugène – la princesse, Clair asticotait déjà Luscka pour savoir si Lucie avait fait des photographies coquines à Modernis State. L'idée que sa sœur puisse nourrir un quelconque amour secret pour son meilleur ami aurait rendu heureux le prince, mais il avait de sérieux doutes.

Quand ils se retrouvèrent seuls, un serveur bien plus courageux que sa collègue vint débarrasser leur table, ne laissant que la choppe d'Yvan et le verre de Lucie. Ce dernier ayant l'air surtout indifférent quant à l'identité de ses clients, le prince lui demanda une dose de sang pour terminer sa bière. Puis, il pivota sur sa chaise pour se retrouver parfaitement en face de Lucie.

« Je t'écoute. A part ce que tu viens de donner à Lu', as-tu trouvé quelque chose d'intéressant ? »

En la regardant, il mourrait d'envie de la serrer contre lui pour ne plus jamais la laisser partir. Il mourrait aussi d'envie de faire autre chose.

« Une seconde ! »

Il retira son grand manteau de cuir et le lui tendit.

« Enfile-ça. Ta tenue est peut-être acceptable chez les humains, mais ici les gens ne se promènent pas tout nus. »

Il se demanda aussi s'il aurait le temps de rejoindre ses amis. Les émotions de la soirée lui avait donné envie de frapper quelques mâchoires et le Gobelin Rouge était tout indiqué pour ce genre d'activité. Le bar servait aussi d'arène de combat. Yvan n'y pariait jamais mais adorait prendre des coups, autant que les rendre. Certains vampires s'y rendaient exprès pour tenter de le battre. Il avait le second records de victoires de l'histoire du bar. Le premier était un certain Lupin, mais il n'avait jamais réussi à l'affronter.
S'il y allait, Lucie aurait-elle la curiosité de le suivre ? C'était peu probable. Yvan était tiraillé entre son désir de partager ses loisirs avec sa petite sœur et la tenir éloigné le plus possible du quartier infâme où l'on pouvait trouver le Gobelin Rouge.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Ven 29 Jan - 19:09




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Plus elle écoutait son frère parler, et plus Lucie se rendait compte qu'il lui avait terriblement manqué. Elle avait eu une pensée pour tous les membres de sa famille, bien sûr. Mais Yvan lui apportait toujours un grand sentiment de protection et il était évident qu'il tenait à elle, même si il ne savait pas lui montrer sans être un peu gauche. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle n'était pas non plus du genre à étaler son affection pour les autres, même si elle aurait souhaité qu'il l'enlace de temps en temps. Malheureusement l'aîné et la cadette étaient aussi chaleureux que l'hiver glacial de Gothik City. Elle ne répondit pas à la question rhétorique qui lui était posée, elle savait qu'ils l'aimaient tous. C'est bien pour ça qu'elle n'avait prévenu personne. Finalement, Yvan comprit immédiatement ses intentions et après un signe de tête de sa part, les trois autres hommes se levèrent dans un vacarme et s'en allèrent après l'avoir saluée. Lucie regarda le médecin s'éloigner jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision en espérant qu'il trouverait quelque chose d'utile parmi tout ce qu'elle avait pu trouver.


Elle se tourna ensuite vers son frère qui lui faisait désormais face et lui offrit son manteau de cuir non sans une remarque désobligeante sur sa tenue. Mais ses robes courtes faisaient son charme, c'était sa signature comme le noir était celle d'Yvan. Le général de l'armée était incroyablement prude. Elle accepta le manteau en cuir qu'elle enfila et se rassit confortablement, croisant de nouveau les jambes et serrant le vêtement qui l'avalait. Il pouvait croire qu'elle était obéissante, mais en réalité, Lucie aimait tout simplement l'odeur laissée sur le vêtement. Elle retroussa les manches beaucoup trop longues et sortit ensuite un vieux grimoire épais de son sac qu'elle posa sur la table, entre eux deux, le tenant comme si il menaçait de tomber en poussière. Et ça aurait pu être le cas car le vieux livre semblait avoir des millénaires : la reliure était en cuir sombre et très abîmé, les pages jaunies semblaient être sur le point de tomber en morceau et la plupart n'étaient plus reliées entre elle, Lucie avait du patiemment toutes les remettre en ordre, pour ce qu'elle avait compris de l'ouvrage qui était rédigé dans une langue bien plus ancienne. La princesse garda sa main manucurée sur la couverture et regarda son frère, fronçant légèrement les sourcils et décidant de parler à voix basse pour éviter que ses mots ne tombent dans une oreille indiscrète.


« J'ai trouvé ça dans les archives protégées de la bibliothèque de la maison blanche. Et il était bien protégé. Je ne l'ai pas lu entièrement, je ne comprend pas tout, mais ça a l'air de parler des débuts du Monde. Ça a été écrit par un vampire qui a vu Gothik City se construire, tu imagines quel âge peut avoir ce vieux bouquin ? Je voulais le donner à Elijah pour qu'il l'étudie, mais tu devrais toi aussi t'y intéresser. »

Elle s'arrêta de parler et avala une gorgée de vin qui descendit le long de sa gorge, la réchauffant délicatement. La princesse se doutait que ce livre ne les aidera pas dans leur combat contre le fléau qui frappait la City, mais cette ouvrage appartenait à leur ville figée dans le temps, et elle trouvait juste de le ramener ici. Et si il avait été conservé en vitrine dans une pièce à part fermée par trois serrures, ce n'était certainement pas pour rien. Ou alors le président de Modernis aimait à croire qu'il était précieux. Pour éviter que l'on soupçonne la famille Von Dast ou un Gothik quelconque, elle avait volontairement laissé quelques cheveux pris sur la robe d'une jeune femme au restaurant qui, dommage pour elle, perdait beaucoup ses cheveux. Et le président n'oserait jamais accuser le Comte directement d'avoir volé un bien censé lui appartenir et qu'il lui cachait. Elle laissa quelques secondes à son frère pour enregistrer les informations et continua.

« Ce que j'ai donné à Luscka, ce sont des études approfondies sur la Grande Mort. Les Modernis ont bien plus d'informations que nous mais sont trop stupides pour bien les interpréter. »

La princesse se sentait plutôt fière de ses découvertes jusqu'à maintenant, mais alors qu'elle présentait ça à Yvan, elle se demanda si ce serait suffisant aux yeux de son frère. Ou si il allait lui dire qu'elle avait gâché six mois pour rien. Elle ne se démonta pas et, décidant de mettre son sac sur la table, question de pratique, sortit un deuxième grimoire plus large qu'elle. Il était incroyablement lourd et si elle n'avait pas été un vampire elle aurait probablement était incapable de soulever le livre qui devait faire la moitié de son poids tant il était impressionnant. Il était aussi bien meilleur état que le premier et sa couverture était décorée de runes en or. La princesse se redressa et un coin de sa bouche s'étira légèrement avec malice. Elle savait qu'il plairait à Yvan.

« Et celui-ci est pour toi. Il rassemble des écrits de batailles de Gothik City, des témoignages... Mais aussi des schémas d'armes et d'armures de nos plus grands guerriers et des runes utilisées pour les enchanter. »

Lucie avait dévoré le bouquin en moins de deux jours. Le livre évoquait même, dans le témoignage d'un soldat, une monture légendaire. Un cheval plus noir qu'une nuit sans lune aux dents aiguisées comme des rasoirs, dévorant ceux qui se mettaient en travers de son chemin. Elle ignorait qu'elle était la limite entre le mythe et la réalité dans ces écrits. Elle avait été très frustrée car la plupart des schémas n'étaient pas assez pointilleux sur les mesures ou les matières utilisées, et les runes étaient terriblement anciennes. La princesse n'était pas très portée magie noire, elle avait donc rapidement abandonné l'idée de tout comprendre. Elle ne lui dirait pas où elle avait récupéré celui-ci, son frère risquerait de piquer une crise. Elle ouvrit le vieux livre et fit mine de feuilleter equelques pages avant de relever les yeux pour regarder Yvan, l'interrogeant du regard. Elle espérait qu'il ne serait pas déçu.




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MessageSujet: Re: The World is Ours   Dim 31 Jan - 12:47

C
ontrairement à ce que craignait Yvan, Lucie ne discuta pas ses ordres et enfila son manteau par-dessus sa robe qui ressemblait plus à une chemise de nuit qu'à un véritable vêtement. Tandis qu'elle ajustait les manches, le serveur torve revint poser une minuscule carafe remplie de sang sur la table. Yvan le renifla et décida que c'était un bon prélèvement. Peut-être pas tout frais, mais pas de loin. Il en versa une rasade dans sa choppe et attendit que l'alcool et le sang se mêlent.
Lucie souleva alors son sac et en sortit un livre avec mille précautions. Il semblait aussi vieux que le monde et Yvan n'était pas très loin du compte. Il souleva du bout d'un doigt la couverture qui semblait prête à disparaître en poussière et commença à lire les premières lignes. L'encre était grise, le papier jauni et le style d'écriture était difficile à déchiffrer. Il s'agissait d'un journal, un journal qui relatait la vie de quelqu'un ayant vécu… En l'an 1 ? Il referma l'ouvrage, se disant qu'Elijah saurait en faire bon usage. Il pouvait s'avérer dangereux, qui sait s'il ne recelait pas de secrets sur la ville que les Gothiks eux-mêmes avaient oubliés. Un peu troublé par l'existence de ce livre, Yvan profita que Lucie buvait un peu de vin pour dire :

« J'y jetterai un coup d’œil. »

Non, il n'irait pas au Gobelin Rouge ce soir. Il devait ramener Lucie saine et sauve au château, avec son paquetage intact. D'un regard, il balaya le café, étudiant les attitudes des clients et des employés. Personne ne semblait s'intéresser à eux. Toutefois, il préférait jouer la carte de la prudence. Ah, qu'il détestait détenir des colis de ce genre ! C'était un travail pour les éclaireurs, les espions, de transporter ces espèces d'objets dangereux et précieux. Il se souvint alors que Lucie faisait officieusement partie de ce corps d'armée. Il supposait qu'il pouvait se reposer sur elle pour savoir si quelqu'un s'intéressait de trop près à eux.
La princesse lui apprit ensuite qu'elle avait rapporté de précieuses informations pour Luscka et Yvan hocha la tête. Nul doute que le médecin saurait en faire quelque chose. Il avait même un cobaye sous la main sur qui tester ses essais. Yvan craignait toujours d'apprendre de la bouche d'Alfred que son maître était mort d'un dosage malheureux de médicament. Si seulement il pouvait lui trouver des humains infectés, ou même des vampires… Il suffirait de les enfermer dans des cages. Ce n'était pas comme s'ils manqueraient à la cité de toute façon.
Avant qu'il puisse ajouter quelque chose, Lucie amenait son sac sur la table pour en surgir un autre livre, autrement plus impressionnant que le premier. Quant elle lui décrivit ce qu'il contenait, les yeux d'Yvan se mirent à briller de convoitise. Il amena l'ouvrage devant lui et commença immédiatement à le feuilleter. Il y avait du texte, des formules, des illustrations, des schémas… Il se figea devant une page, qui représentait une magnifique créature. C'était un cheval, mais il était gigantesque, sombre, des flammes brûlant dans ses yeux. Sa bouche ouverte laissait apparaître des crocs, sanguinolent. Yvan se sentit tout excité.

« Je le veux… » souffla-t-il en caressant la gravure.

Il ignorait si cette créature avait même un jour existé, mais il la chercherait. Un long texte décrivait son mode de vie, ses habitudes et diverses autres détails la concernant. Yvan faillit lâcher un cri en voyant une flamboyante – littéralement – épée dessinée dans un autre chapitre. S'il ne s'était pas trouvé dans une taverne en compagnie de sa petite sœur, il aurait déjà lu de nombreuses pages. Au lieu de ça, il se fit violence pour refermer le livre et prit une grande inspiration.

« Merci petite sœur. Tu nous as peut-être tous sauvés. Et si ce n'est pas le cas, tu m'as au moins fait un immense cadeau. Tu es toute pardonnée. »

Alors, Yvan se pencha pour l'embrasser sur le front, chose qu'il s'était retenue de faire depuis qu'elle avait dix ans. Elle ne devait même pas se souvenir de la dernière fois où il l'avait enlacée. Il s'était montré si distant quand elle avait commencé à quitter l'enfance, même juste un petit peu. Il fallait dire qu'à l'époque, il avait d'autres soucis en tête.
Tout heureux de sa nouvelle acquisition, Yvan termina de boire sa bière, qui avait un goût bien meilleur avec du sang. Il en restait d'ailleurs assez pour Lucie, s'il lui prenait l'envie de le mélanger à son vin.

C'était maintenant au tour d'Yvan de mettre Lucie au courant des dernières nouvelles. Il y avait six mois qu'elle était partie et il n'avait pu lui envoyer de lettre, puisque tout le monde ignorait où elle avait pu se cacher. Il espérait qu'elle ne s'était pas prostituée à un humain !

« Il ne s'est pas passé grand-chose pendant ton absence. A part… Il semblerait bien qu'un complot se précise, mais ni oncle Taesch, ni Ulrick n'ont réussi à dénicher d'information solide. Ce qui est certain, c'est que ça vient de la noblesse. Quelques signes tendent cependant à montrer que quelqu'un au moins de la populace est complice. Il est possible que nous devions bientôt faire face à une révolte. Et bien sûr, c'est ce moment qu'à choisi ton frère pour partir à Modernis State ! Mère également ! J'espère qu'Ulrick reviendra bientôt, je ne suis pas tranquille de le savoir chez ces barbares humains. »

Il fronça profondément les sourcils en fixant la porte du café. Puis, il rangea les livres dans le sac de Lucie. C'était imprudent de les laisser ainsi à découvert.

« Tu es certaine de ne pas t'être mise en danger avec la maladie ? »

Et si Lucie était revenue parce qu'elle avait été contaminée ? Yvan n'avait vu aucune veine noire ou gonflée, mais les signes pouvaient très bien se trouver sous ses vêtements. Et vu ce qu'elle portait, il n'irait pas vérifier. Son cœur s'étreignit à la pensée que sa sœur pourrait partager le sort de son meilleur ami.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Dim 31 Jan - 15:44




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Yvan ne se fit pas prier pour feuilleter les pages du livre qu'elle lui avait apporté. Il avait l'air si heureux et une petite lueur avait illuminé son regard violet. La princesse profita du spectacle qu'elle avait sous les yeux. Son frère avait l'air si content, bien qu'il tenta de contenir son excitation, que son air sévère avait disparu de son visage pour laisser place à quelque chose de plus candide. Il avait dû ressembler à ça lorsqu'il était enfant, il y a très longtemps. Il continua de s'intéresser pendant quelques minutes à l'ouvrage qui lui était offert et la princesse en profita pour jeter un coup d’œil discret aux autres clients qui s'étaient désintéressés des deux von Dast. Yvan reprit la parole et la complimenta sur son travail, elle ne pouvait pas être plus heureuse si son grand-frère était fier d'elle. C'est ce qu'elle croyait, jusqu'à ce qu'il se penche pour déposer un baiser froid et tendre sur son front. La princesse fut si surprise qu'elle failli reculer mais resta figée, le dévisageant sans cacher son étonnement. Elle semblait presque offusquée mais en réalité, son cœur était au bord de l'explosion. Et elle serait certainement devenue rouge comme un coquelicot si elle avait été humaine (mais dans ces cas là, Yvan ne l'aurait jamais embrassée, ou même adressé la parole). Elle fut tentée de lui sauter au cou et l'enlacer en lui disant combien ils lui avaient tous manqué, mais elle ne pouvait tout simplement pas. Ils étaient des von Dast et devaient montrer l'exemple tant qu'ils n'étaient pas à l'abri des regards dans leur cocon familial. Peut-être qu'elle trouverait le courage un peu plus tard, quand il seraient au château, même si elle n'y croyait pas. Alors au lieu d'une étreinte serrée, elle se contenta de poser sa main sur celle de son frère qu'elle serra doucement.

Elle écouta le prince noir la mettre au courant de la situation actuelle et des menaces qui planaient au-dessus de leurs têtes. Alors ces rats de nobles songeaient à les trahir dans un moment aussi crucial, alors que la race vampirique était plus en danger qu'elle ne l'avait jamais été ? Elle essaya de repenser aux différentes conversations, potins et rumeurs qu'elle avait entendu avant de quitter Gothik City, mais rien ne lui avait mis la puce à l'oreille. Cette idée avait du naître ces six derniers mois chez un vampire désireux de prendre le pouvoir. Yvan était en manque cruel d'informations, mais il n'avait plus à s'inquiéter. Maintenant que la princesse était rentrée, elle se chargerait de retrouver celui ou ceux qui étaient à la tête de cette envie ridicule de soulèvement et ferait d'eux un exemple qu'on n'oublierait pas. Elle savait qu'elle pouvait aussi compter sur l'aide d'Ulrick pour récupérer quelques informations précieuses. Son frère lui posa ensuite la question qui devait tomber et la princesse caressa la paume de sa main du pouce, se voulant rassurante.

« Je vais très bien Yvan. Je n'ai consommé que du sang sain et je ne me suis jamais fait attaquer. »

Elle retira ensuite sa main, cassant le contact chaleureux de leurs peaux pour croiser les bras sous sa poitrine.

« J'ai dû rester cachée comme un rat pendant la majorité du temps, mais j'ai croisé de bonnes personnes... Oh, Yvan, tu n'as pas idée de l'horreur que vivent ces vampires de Modernis. Ils doivent se mêler aux humains au quotidien et boire du sang vieux de quelques jours qui a un goût affreusement fade. »

Le goût de ce sang contenu dans des poches en plastique revint torturer ses papilles et elle vida le contenu de la cruche de sang qu'on leur avait apporté dans son verre de vin duquel elle bu deux bonnes gorgées. Elle le reposa sur la table et laissa échapper un soupire fatigué.

« J'aimerais rentrer chez nous, si ça ne te dérange pas. Je veux ramener ces livres en sécurité et pouvoir discuter avec toi tranquillement. »

Pour appuyer ses paroles, elle retira le manteau d'Yvan qu'elle lui tendit et ferma le sac qui contenait les précieux livres. Elle laisserait à son frère la charge de le transporter avec elle jusqu'au château. Si un vampire tenter de l'arracher des mains de Lucie, il y avait toujours une possibilité qu'il y arrive. Alors qu'avec la poigne qu'avait son frère... Les probabilités étaient très réduites. La princesse se leva et laissa à Yvan le soin de payer les consommations et de prendre le sac tandis qu'elle se dirigeait vers la porte d'un pas assuré.



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MessageSujet: Re: The World is Ours   Dim 31 Jan - 16:33

L'
étreinte de Lucie le surprit autant qu'elle le ravit. Ces moments fraternels étaient si rares entre eux. Et il n'y aurait rien de plus. Un baiser, une main serrée. Ce devait être leur maximum. Toutefois, c'était suffisant pour que leurs sentiments passent. Ils savaient à quel point l'un tenait à l'autre. Nul besoin, comme Ulrick l'excentrique ou Elijah l'anxieux de s'étendre avec de lourdes paroles et des étreintes prolongées.
Finalement, la princesse le rassura et Yvan se sentit fier d'elle. Elle s'était montré prudente, il lui plaisait de croire que quelque part, c'était un peu grâce à lui. Rompant le contact qui n'avait que trop duré, Lucie lui raconta ensuite à quel point son séjour à Modernis State s'était révélé éprouvant. Bien entendu, songea Yvan, pas surpris du tout. Au moins, elle ne s'était pas laissée embourbée dans des histoires avec des humains. A ce sujet, il craignait bien qu'Ulrick revienne marié à une femme qu'il aurait mis enceinte. … Non, il ne s'abaisserait tout de même pas à une telle horreur ! Epouser une humaine et engendrer un hybride qui serait convoité comme un vulgaire sac de sang ! Maintenant qu'il y avait songé, Yvan avait des doutes. Il ne serait rassuré que lorsqu'il verrait Ulrick et que ce dernier l'aurait assuré en jurant qu'il n'avait rien fait de tel.

« Mais tu es de retour, désormais,
répondit Yvan en se voulant rassurant. Du sang frais et des compagnons de confiance, voilà tout ce que tu trouveras ici. »

Là-dessus, malgré qu'elle se soit déjà sustentée, Lucie termina la petite carafe de sang qui attendait qu'on lui fasse un sort. Puis, elle évoqua son désir de rentrer chez eux. Yvan n'était pas parti du château longtemps auparavant, mais il répugnait à laisser sa sœur rentrer seule avec des livres d'une telle valeur. De plus, elle voulait encore discuter avec lui. De quoi exactement, le vampire se posait la question. Enfin, il pouvait se montrer patient quand il le voulait et il ne servait à rien de l'interroger dès à présent. Il était simplement difficile de ne pas l'imaginer, comme il l'avait fait pour Urick, au bras d'un sale humain qui aurait osé capturer son cœur à l'aide d'une quelconque entourloupe.
Yvan se contenta donc de hocher la tête et se leva. Lucie, dans son manteau, qui traînait par terre derrière elle, semblait vraiment minuscule. Il prit la responsabilité du sac, qu'il tint fermement dans sa main, puis jeta quelques pièces d'or au centre de la table.
Tandis qu'ils quittaient le café, les regards les suivirent. Yvan restait derrière Lucie, préférant la garder dans son champ de vision.

Une fois dehors, ils se retrouvèrent presque immédiatement trempés par la pluie, violente et glaciale. Yvan ne pouvait pas se protéger, contrairement à Lucie. De toute façon, il n'était pas vampire à craindre un peu d'eau. S'ils devaient se dépêcher, ce serait uniquement pour les livres.
Ils se mirent en route avec une marche rapide rythmée par le militaire. Le prince scrutait les alentours tandis qu'ils avançaient, l'oreille aux aguets. Après quelques minutes, il saisit le bras de Lucie pour la faire ralentir un peu et chuchota :

« On nous suit. Rentre au château. Je m'en charge. »

Cela faisait quelques mètres que quelqu'un tâchait de calquer habilement ses pas sur les leurs. Malheureusement, le terrain détrempé par la pluie rendait les bruits de pas irréguliers et il n'avait pas été difficile pour Yvan de le repérer.
Il marcha encore côte à côte, bras contre bras, avec Lucie, quelques instants. Le temps pour Yvan de sortir les livres de son sac et de les tendre à la princesse, pour qu'elle les cache dans le manteau. Lui avait l'intention de servir de leurre, en tenant le sac vide bien en évidence.

« Je te rejoindrai plus tard. »

Il ne quitta pas immédiatement Lucie, pour plusieurs raisons. D'abord, il voulait être certain qu'elle était d'accord avec son plan, ne voulant pas qu'elle décide de le suivre, mettant tout en péril. Ensuite, il attendait une configuration idéale du terrain pour fuir et attirer leur poursuivant dans un endroit où il pourrait facilement le surprendre et le mettre hors d'état de nuire rapidement. Il espérait aussi pouvoir l'interroger avant de devoir le tuer. Peut-être n'était-il qu'un agent au service de quelqu'un d'autre.
Prétextant vouloir faire craquer son cou, il jeta un rapide coup d’œil en arrière. Bien sûr… Le serveur du café. Pourquoi ces personnes ne pouvaient-elles pas se montrer suspectes dès le départ ? Cela leur ferait gagner un temps précieux, puisque de toute façon, elles finissaient toujours par mordre la poussière. En l'occurrence, Yvan avait plutôt l'intention de le noyer dans une flaque d'eau.


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MessageSujet: Re: The World is Ours   Dim 31 Jan - 17:48




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Le frère et la sœur sortirent ensemble du café et furent surpris par l'averse glaciale typique de Gothik City. Heureusement pour Lucie, elle avait gardé le manteau de cuir d'Yvan qui la protégeait. Elle s'en voulait presque de savoir le prince noir sans rien contre le temps cruel, mais c'était un militaire et il n'était pas du genre chochotte. De toue façon il n'aurait pas voulu qu'elle lui rende le vêtement, alors la question était réglée. En quelques secondes, la pluie eut raison des cheveux des deux von Dast qui étaient plaqués contre leurs visages respectifs. Lucie voulu plaisanter en lui disant qu'il n'aurait jamais les cheveux aussi lisses mais préféra garder ça pour elle. Elle pourrait le taquiner autant qu'elle le désirait une fois chez eux. Pour le moment, ils devaient rester concentrés et s'assurer de ramener les livres à Elijah.

Yvan marchait vite, ses longues jambes lui offrant un avantage considérable comparé à Lucie, qui devait faire deux pas lorsque lui n'en faisait qu'un. Mais elle réussit à tenir son rythme, calant sa démarche à la sienne du mieux qu'elle pu sans se prendre les pieds dans le manteau bien trop grand pour elle, qui traînait par terre. Il faudrait qu'elle le lave avant de lui rendre. Même si il n'était pas dans un excellent état. Peut-être devrait-elle lui offrir un pour son prochain anniversaire.

Alors qu'ils approchaient du château – elle pouvait voir le mur d'enceinte à quelques centaines de mètres – Yvan la fit ralentir, lui chuchotant qu'ils étaient suivis. Quoi ? Comment était-ce possible ? Elle devait être très fatiguée si elle ne l'avait pas entendu. Malgré la quantité de sang qu'elle avait avalé, elle éprouvait une certaine fatigue physique dû au manque de sommeil réparateur. Même les vampires avaient besoin de leur quota de repos. Elle garda néanmoins son calme et récupéra les deux gros livres qu'elle serra contre sa poitrine, sous le cuir. Elle ne chercha pas à savoir qui était le petit fouineur qui osait les suivre, Yvan allait se charger de lui. Lucie se contenta de hocher la tête et murmura :

« Fais attention à toi. Ne te fais pas mordre. »

C'était sa plus grande crainte, que l'un des membres de sa famille se fasse contaminer par un infecté. En particulier ses frères. Ils étaient presque tous remplaçables d'un point de vue technique, et surtout elle. Une princesse, c'était remplaçable. Elijah était un génie reconnu, certes, mais des génies il y en avait d'autres, qui n'osaient sortir de leur trou. Ulrick était l'héritier, mais l'un de ses frères prendrait le relais. Même si elle ne se remettrait jamais d'une telle perte. Yvan, quant à lui, avait un rôle des plus importants à Gothik City et si il lui arrivait quelque chose, il était évident que beaucoup de nobles se retourneraient contre eux. Alors elle préférait lui rappeler qu'il courait toujours un danger, malgré sa force physique, on n'était pas à l'abri d'une morsure et une vampire puissant pouvait vite oublier qu'ils étaient tous, sans exception, menacés par la Grande Mort. Elle continua de marcher à ses côtés jusqu'à ce que son frère se sépare d'elle. Lucie adressa une prière silencieuse à Satan, lui promettant qu'elle retournerait au temple pour assister à un sacrifice à sa gloire si il lui rendait son frère intact, et accéléra le pas, sans se retourner.

La princesse arriva sans encombre, et malgré sa chevelure en détresse et son air fatigué, les gardes la reconnurent immédiatement et lui ouvrirent les portes du château. Elle fila directement dans sa chambre et, une fois sa porte fermée à clé derrière elle, laissa échapper un long soupire de soulagement. Elle resta quelques minutes adossée contre la grande porte en bois à fixer son lit, si accueillant. Lucie se décolla enfin de la porte et posa les deux livres sur son lit. Un bref coup d’œil lui suffit pour s'assurer qu'aucun n'avait été mouillé. Elle retira ensuite le manteau de son frère qu'elle accrocha et s'effondra sur son lit, épuisée. Il ne lui restait plus qu'à trouver Elijah et découvrir où se cachait Ulrick.



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